Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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Parmi les chevaliers et les aventuriers de toute sorte, une rumeur circule : l'Intendant Aranir d'Ithilien aurait réuni des fonds pour organiser un tournoi spectaculaire commençant au solstice d'été !
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"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 Sur la Route de l'Est [Radagast]

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MessageSujet: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Mer 29 Mar - 22:15

Azalée était très fière d'elle. Elle partait toute seule à l'aventure, comme son ancêtre Peregrin I (d'ailleurs, elle avait le même âge que lui alors), fièrement montée sur son valeureux poney, et elle n'avait pas pensé à Robbie ou à cette fichue Camélia depuis au moins une heure !
La soleil était haute, la nature riante.

-C'est le moment idéal pour casser la graine ! s'exclama-t-elle.

Elle arrêta Caramel au milieu d'une étendue d'herbe accueillante, en retrait de la route, desserra sa sangle ventrale, attacha sa longe à un petit buisson, plus pour que le poney ne se prenne pas les pieds dedans que pour empêcher une éventuelle fuite.
Elle sortit quelques vivres de ses fontes. Enfin, elle étala une légère couverture sur l'herbe pour ne pas salir sa robe et s'y installa confortablement. Elle grignota un fromage de chèvre, coincé entre deux tranches de pain blanc, sorti tout droit des fours de Bree.

-Quand je pen'che, dit-elle à Caramel, la bouche encore pleine de fromage, qu'hier encore j’étais à la maijon, et que me voilà chur les routes !

Caramel releva les naseaux de l'herbe tendre pour la regarder gravement, d'un air clairement approbateur.
Elle était partie pour un mois de marche, en pleine nature (enfin, sur une route non urbaine, il n'y avait pas une grande différence, quand même !). Personne, dans sa famille, n'avait fait cela depuis longtemps ! Même pas son grand-père, qu'on était venu chercher en charrette à Petite Cave même… Bien sûr, il n'avait que trois ans à l'époque, alors qu'elle en avait presque trente ! Bientôt la majorité !

Elle rangea les fromages (elle n'allait pas tous les descendre à peine le voyage entamé…) et sortit une liasse de feuilles d'une autre fonte. Elle revint d'asseoir avec les feuilles et un sachet de tartelettes à la confiture de framboise. C'était dans ces moments qu'elle appréciait sa tante Béryl. Elle faisait les meilleures pâtisseries de tout le quartier Sud !
Elle observa la carte que sa mère lui avait conseillée. Azalée en avait d'abord préféré une autre, aux couleurs plus vives, mais sa mère lui avait assuré que celle-ci se fondait sur des données plus récentes, et qu'elle était donc plus fiable pour un voyage en solitaire. Azalée essaya de déterminer à quel endroit de la route elle pouvait être. Combien de lieues pouvait-elle avoir déjà parcourues ? Elle ne voyait presque plus le bois de Chet, enfin, juste au loin... Très loin...

Elle finit par se lasser de voir ses calculs aboutir à un point toujours aussi obstinément proche de Bree. Elle sortit donc une autre feuille de papier, glissée soigneusement dans une enveloppe d'un blanc éclatant. C'était une lettre que son grand-père avait écrite à son cousin Déneth Combe, pour lui demander d'accueillir Azalée, et le prier en son nom de veiller sur elle comme sur une membre de sa propre famille. Azalée était déjà toute excitée de rencontrer ses nombreux cousins Combe, même si ce ne serait pas avant plusieurs semaines. Elle n'avait gardé qu'un vague souvenir de Déneth. Il faut dire que quand elle l'avait vu, il venait de perdre sa mère. Elle se rappelait en revanche vaguement de l'un des cousins de sa mère, un grand gaillard aux beaux yeux verts, qui lui avait fait visiter les jardins. Impossible de se rappeler de son nom, ni d'ailleurs des jardins…

Azalée s'allongea dans l'herbe, les cheveux débordant de sa couverture. Elle fixa le ciel. Voilà ce qu'elle aurait pour plafond pour le mois à venir. C'était tout de même bien plus somptueux et exaltant que le plafond jauni de sa chambre chez ses grands-parents. Et puis, s'il se mettait à pleuvoir, elle trouverait bien une grange ou une ferme pour s'abriter. On n'était plus au Troisième Âge, le monde était civilisé, maintenant, on ne risquait plus de tomber sur d'horribles Nazguls ou de méchants orcs…
Un profond bâillement la tira de sa rêverie. Elle devrait peut-être se remettre en route. Le chemin jusqu'à Fondcombe n'allait pas se faire tout seul…
Mais peut-être pouvait-elle rester là encore quelques minutes…
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Ven 7 Avr - 11:00

« Endor change, elle fut chantée ainsi, elle perdurera dans le renouveau, à chaque hiver succède un printemps. »

Voilà la seule réaction qu’avait réussi à tirer Aiwendil du brave Bombadil lorsqu’il lui avait rapporté les paroles de Yavanna, après quoi, il avait ri et était sorti en s’exclamant : « Sur ce, la forêt m’attend ! Gai dol ! Tom Bombadil est un gai luron ; bleu vif est sa veste et ses bottes sont jaunes ! » et sa voix se trouva étouffée par la porte qu’il avait refermée derrière lui. Par la suite, le Magicien n’aborda plus le sujet avec lui et lui non plus – quoique cela ne fut pas une surprise, peut-être l’avait-il même déjà écarté de son esprit ? Deux jours plus tard, il prenait congé de ses hôtes charmants, les remerciaient mille et une fois, et, accompagné par un passereau qui volait par-là, il quitta la Vieille Forêt pour n’y plus revenir de longtemps.

Le Char d’Arien était haut dans sa course lorsqu’il atteignit la ville de Bree. La traversée des Hauts des Galgals s’était faite en toute quiétude. Si les spectres autrefois hantés ces lieux, ils avaient disparu en même temps que le pouvoir qui les avait convoqués. Cela n’avait cependant pas suffit à redorer la réputation de ces hautes collines qui continuaient d’effrayer les gens du coin et restaient absolument désertes bien que l’endroit fût à présent plein de fleurs et de vie. D’un regard haut perché, Radagast embrassa toute la ville. Il ne manqua pas de remarquer combien elle s’était développée depuis son dernier passage. Le mur d’enceinte qui, jadis, protégeait l’endroit des voisins hostiles ne suffisait plus depuis plusieurs siècles déjà à contenir le peuple qui florissait là et les quartiers, toujours plus neufs, s’étendait en tous sens et se répandait à la façon de tâches d’huile sur une nappe de lin dans toutes les directions et même au Nord-Est qui pourtant offrait quelques difficultés du fait des hautes collines qui s’élevaient là. Le voisinage s’était fait bien plus sympathique depuis que l’autorité du Roi Elessar s’était imposée à toute la région et il semblait qu’aucun habitant n’avait éprouvé le besoin d’élever de nouveaux remparts – ou bien la ville se développait-elle trop vite pour être ainsi contenue ? Un élément attisa cependant la curiosité du Magicien Brun. Au nord, comme au sud, il remarquait de nouvelles touffes verdoyantes, étrangement structurées mais tout de même : de nouveaux bois avaient surgis de terre ! L’Arnor et l’Eriador avec lui s’était couverts de forêts et cela, évidemment, le mit en joie. S’il avait hésité un instant en voyant la ville, cette vue le persuada définitivement d’agir et il mit en branle son haut bâton pour aller, d’un pas décidé, se mêler des affaires des vivants de tout l’Endor.

Bien que quelques-uns le remarquèrent et furent assez surpris de voir un vieil homme ainsi surgir des Galgals, Aiwendil se mêla vite aux voyageurs et marchands nombreux qui emprunter la route de Tharbad – dont il ignorait lui-même qu’elle avait été reconstruite et jouissait aujourd’hui d’un rayonnement sans pareil. L’entrée dans la ville se fit un peu plus chaotique, sa porte ouest étant complètement dépassée par la foule qui s’y présentait, aujourd’hui, jour de marché. Des shiriffes allaient de-ci, de-là, accompagnaient de soldats pour tenter d’établir un peu d’ordre dans la cohue – en vain bien évidemment. Un peu surpris et désemparé, Radagast se fraya un chemin tant bien que mal, apaisant au passage ici un bovin, là un poney un peu paniqué, et c’est à grand-peine qu’il finit par déboucher dans une rue non moins bondée où, il s’en rendit compte, il n’avait aucune idée d’où il se rendait. Il finit donc par s’approcher par l’un de ces Shiriffes, puisqu’ils semblaient incarner ici quelques autorités, et lui demanda gentiment, élevant la voix pour qu’elle se fît entendre au-dessus du tumulte des beuglements et des cris moins bestiaux.


« Mon brave, mon brave ! Auriez-vous un instant pour répondre aux questions d’un vieux voyageur ? Je cherche simplement un endroit où en apprendre plus long sur votre région, je viens de loin, vous sauriez m’indiquer ça ? »

Le shiriffe, un hobbit blond au chapeau à la haute plume blanche, le regarda un instant, comme un lapin qu’on aurait surpris à la sortie du terrier puis se passa la main sur le visage avant de répondre :

« Bien le bonjour, monsieur ! Désolé pour l’instant de silence, voyez comme c’est terrible aujourd’hui, j’ai l’esprit qui s’y perd ! Enfin, si vous voulez trouver des archives, il n’y a guère que dans notre Maison Générale que vous saurez trouvé les autorisations qu’il faut ; comprenez, on peut pas laisser tout le monde aller fouiner là-dedans, elle est du côté de la porte Est. Continuez votre chemin jusqu’à la place centrale, la place où se trouve la statue du Roi Elessar, la Pierre-Elfique, c’est la grande rue qui file droit jusqu’à la Route de l’Est, justement. Là, on saura mieux vous aider qu’moi ! S’cusez, d’ailleurs, j’dois y retourner. Madame ! Non, vous ne pouvez pas faire passer votre charrette ici, Madame ! »

Et le voilà repartit. La foule se fit à peine moins nombreuses tandis que le Mage continuait dans la direction qu’on lui avait indiquée. Il semblait que le tout Bree avait décidé de sortir par un beau midi ensoleillé pour aller s’enquérir de quelques bricoles chez le voisin ou le voisin du voisin. Les enfants courraient partout, riant, de petits merles et rossignols allaient et venaient sous les mansardes. L’effervescence était joyeuse et si l’Ista n’y était pas très habitué, il réfréna ses instincts d’anachorète pour essayer de se laisser gagner par cette gaieté plutôt que par la frayeur. S’il lui fallut demander à nouveau son chemin à une ou deux reprises, il finit par trouver le haut lieu qu’il cherchait.

La porte en était gardée par un jeune Homme, visiblement trop jeune pour être effectivement en fonction, un apprenti peut-être ? Radagast monta les quelques marches qui le séparaient de lui et lui demanda aimablement, dans une ambiance qui cette fois ne réclama pas de lui qu’il criât :


« Bonjour, jeune homme. Un de vos aînés m’envoie vers vous. Je crois avoir trouvé là la Maison des Shiriffes, mmh ? Je suis plutôt intéressé par l’Histoire de votre belle contrée et il m’a dit que je trouverai ici sûrement quelques recueils ou quelques moyens d’accéder à cela, vous sauriez m’aider ? »

Le jeune homme eut l’air surpris. Le Magicien l’ignorait mais, la règle générale ici voulait qu’on passât simplement devant lui sans trop lui attacher plus d’importance qu’un simple « bonjour, mon garçon ». Il se racla la gorge, se redressa quelque peu et répondit :

« Bien sûr, mon sir ! Il vous suffit d’entrer et de vous présenter à l’accueil, d’y demander le Chef Barry Petitterrier, il est en charge ici. Il vous donnera les autorisations s’il y a lieu et vous permettra d’accéder à nos archives… Mais, si j’étais vous, j’lui demand’rai aussi à voir du côté d’Imladris, paraît qu’c’était une ville des Elfes avant mais maintenant c’est une jolie cité Hobbit ! Les gens de Combe y sont, des gens biens et très savants.

– Vous êtes très aimables, mon garçon, je suivrai très certainement vos conseils. Tenez, pour votre peine. »

Le vieil homme fouilla dans sa besace, en sortit une petite fève d’une couleur curieuse. Il la tendit à son informateur et l’invita à la manger, ce que celui-ci fit malgré quelques instants de doute.

« Vous verrez, vous n’oublierez pas de sitôt pareil douceur. »

Et il vit juste car le jeune homme resta sans voix, goûtant pour la première et dernière fois le fruit du taocier, arbre exotique que le Magicien avait trouvé lors de ses pérégrinations, loin, il y a longtemps, dans le Sud d’Endor et dont les fèves, dans le Sud du Gondor, valait leur poids en or. Il sourit une dernière fois au garçon toujours muet et ouvrit la porte pour pénétrer dans une grande salle, principalement faites en bois, que les hautes fenêtres baignaient de clarté. Il n’était visiblement pas le seul à devoir se rendre au comptoir dont il déduit, à la longue file qui se présenter devant lui, qu’il s’agissait de l’accueil, et de nombreux Hommes et Hobbits se trouvaient là. En d’autres temps et d’autres lieux, vous auriez trouvé beaucoup de gens râlants et se lamentant sur l’attente interminable qui leur était imposée. Ici, rien de tel, les gens étaient de bonnes humeurs et conversaient joyeusement tandis que le bon sir de l’accueil traitait calmement les demandes au rythme où elle se présentait.

Son entrée ne suscita pas beaucoup d’intérêt, bien que la dernière dans la file se retourna, un enfant dans les bras, pour regarder le nouvel arrivant.


« Oh ! Bonjour, monsieur ! Excusez-moi de vous avoir dévisager ainsi, on voit peu de gens habillé à votre drôle de façon ! Je m’appelle Bénédicte Souslorée, pour vous servir. Je viens faire noter le nom de mon petit bonhomme au registre des Shiriffes. Il a passé comme un charme son premier hiver et il va sur son année ! »

L’enfant qui regardait sa mère gazouilla avant d’essayer d’attraper l’une des boucles brunes qui s’échappait de son front pour venir lui chatouiller le visage. Radagast s’approcha et rejeta son capuchon en arrière avant de sourire à son tour.

« Il n’y a aucun mal, Madame Souslorée, je viens de loin, je sais que je peux parfois avoir drôle d’allure. Je me nomme Radagast et, pour ma part, je m’intéresse à l’histoire des régions que je parcours et on m’a dit qu’ici je trouverais de quoi satisfaire un peu ma curiosité.

– Pour sûr, y a pas mal de choses qui sont conservés ici depuis… Je pense depuis que l’Arnor existe de nouveau, et ça remonte à loin ! C’est pourtant une trop belle journée pour s’enfermer, pourquoi ne pas attendre les mauvais jours pour vous lancer dans pareille curiosité ?

– Vous avez bien raison ! Mais mon affaire n’a déjà que trop tardée et si j’attends les mauvais jours, j’ai l’impression qu’il sera trop tard alors. Il se pencha alors sur l’enfant qui lui sourit et tenta d’attraper le bout de sa barbe ce qui ne manqua pas de le faire rire. Il sera aussi grand que son père, m’est d’avis, et fort. Vous n’auriez pu le mettre au monde en meilleur santé. »

L’enfant gazouilla à nouveau et les deux camarades de file d’attente continuèrent de parler de la pluie et du beau temps. Rien de trop sérieux, il s’agissait de se remettre doucement dans le bain et puis, il s’avéra que la bonne dame Souslorée était une vraie pipelette et qu’elle lui révéla beaucoup de ce qu’était devenue Bree ces vingt dernières années. La conversation, qui aurait pu finalement durer tout un âge, trouva tout de même son terme lorsqu’elle arriva enfin au comptoir et, devant remplir quelque formulaire dans un bureau non loin, salua le « drôle de vieux bonhomme de la Maison des Shiriffes » comme elle le rapporterait le soir venu au reste de sa famille. Vint alors le tour de Radagast à qui l’on demanda de patienter. Consulter les archives était chose possible mais il fallait pour cela, d’abord, avoir l’autorisation du Chef des Shiriffes et il se trouvait, justement, qu’il était disponible dans son bureau. On l’y conduisit et, deux escaliers plus tard, Radagast se trouvait bien au-dessus du plancher des vaches, contemplant par la fenêtre la colline sur laquelle il était encore tout à l’heure. Le Shiriffe qui l’accompagnait toqua à la porte et une voix l’invita à entrer ce qu’il fit d’abord seul afin de présenter la situation, avant de sortir et d’annoncer au vieil homme qu’il pouvait être reçu à la suite de quoi il s’excusa du travail qui lui restait à faire et s’éclipsa. Le Magicien entra et découvrit un Hobbit à l’épaisse chevelure blonde qui se tenait derrière un bureau bien trop grand pour lui – ce qui avait pour effet de le rendre encore plus petit et tassé qu’il n’était. Il ne laissa pas le temps à Aiwendil de se présenter et prit la parole rapidement, à la façon des gens très occupés.

« Bonjour, monsieur Rada… Raga,

– Radagast.

– Oui, Radagast, excusez-moi. J’ai cru comprendre que vous veniez d’arriver en ville et que vous désiriez accéder aux archives de notre Maison ?

– Vous avez bien compris.

– Très bien, alors permettez-moi de vous poser une question assez simple : pourquoi ? Ce n’est généralement qu’une pure formalité mais vous comprendrez que les archives sont choses fragiles et qu’on ne peut pas en laisser un libre-accès sans aucune surveillance. Vous cherchez quelque chose en particulier ? »

Tandis qu’il expliquait tout cela, il signait en même temps une missive dont Radagast, debout devant le bureau, ne voyait rien et fouillait fébrilement dans une pile de papiers qui, ostensiblement, menaçait à tout moment de s’effondrer sur le plancher.

« Je comprends, je comprends. Je ne suis qu’un érudit qui vient de terres lointaines. Je ne souhaite rien d’autres qu’en apprendre davantage sur le bel Arnor renaissant et l’Eriador voisin, au-delà de la mémoire des grands-pères et autres anciens. »

Le chef lui laissa tout juste le temps de finir avant de reprendre la parole.

« Alors, permettez-moi de vous dire que vous avez été mal renseigné, monsieur Radagast. Nous ne conservons ici que des archives administratives : naissances, décès, actes de propriétés, copies de décrets ou de décision de justice. Ce que vous cherchez, vous le trouverez plus à l’Est, dans le demeure des Hobbits de Combe. Je vais immédiatement vous rédigez une petite missive, vous ne m’avez pas l’air d’un mauvais bougre, ils devraient vous aiguillez, surtout si vous-mêmes vous disposez de quelques ouvrages ou informations dont ils ne disposeraient pas ! Sur ce, veuillez pardonner ma brusquerie mais j’ai beaucoup d’affaires à régler, c’est jour de marché, un vrai Champ de Pelargir ! »

C’était une expression consacrée lorsqu’il s’agissait de décrire des foules innombrables se pressant autour d’un lieu. Le Chef lui tendit la dite missive après avoir pris soin de la cacheter de son sceau et il ne prêta dès lors plus attention à Radagast qui, ayant soigneusement rangé le papier, sortit aussi discrètement qu’il était venu. Lorsqu’il quittait Bree, il le fit aux environs de midi, prenant la route d’Imladris dont il se souvint sans trop de peine.


Il marchait à bon train depuis environs une heure, un marchand l’ayant porté à l’arrière de sa charrette dans la bonne direction durant un temps au sortir de Bree, lorsqu’on vint le chercher pour une affaire urgente. Il arriva sur les lieux du crime un brin amusé, le criminel gisant de tout son long sur un carré nacré, cerné par les herbes hautes. Radagast s’arrêta à l’orée de l’étendue ainsi délimitée et remarqua que le chenapan – ce n’était pas ses mots mais ceux des gens dans le besoin qui était venu le chercher – était un jeune Hobbit qui s’était laissé piéger par le soleil et une sieste post-prandiale. Il se racla la gorge, espérant ainsi réveiller la dame sans trop de brusquerie, et l’interpella, haute stature se tenant encapuchonnée au-dessus d’elle, le bâton planté en terre.

« Pardonnez-moi de vous tirer de vos rêveries, jeune damoiselle, mais il semblerait que vous soyez en fort mauvaise posture. Une famille de lapins est sur le point de vous donner la charge, le coin de nappe sur lequel se trouve votre bagage obstrue leur terrier et des jeunes y attendent de pouvoir sortir. »
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Lun 24 Avr - 22:36

Célandine croqua à pleine dents dans un radis en jetant un regard ironique à Bépie qui s'obstinait à manger son pique-nique dans la porcelaine que sa belle-mère lui avait offerte à son mariage. Mais Azalée était bien trop occupée à dévorer Robbie Cotton des yeux pour s'occuper de sa sœur. Robbie mangeait de la tourte qu'elle avait faite, et il avait l'air de se régaler. Les rayons de la soleil jouaient dans ses boucles, leur donnant des reflets couleur de miel.
Mais soudain, le ciel s'assombrit, le tonnerre retentit vers l'ouest, et Azalée remarqua que Camélia était assise à côté de Robbie. Elle jeta un regard mauvais à Azalée, puis passa un bras possesseur autour des épaules de Robbie. Soudain, elle lui plaça un bébé (Azalée ne se rappelait pourtant pas que leur enfant soit déjà né) sur les genoux, puis éclata d'un rire diabolique.
Le tonnerre retentit, plus fort encore, et Azalée se rendit compte qu'elle mangeait une grenouille fourrée à la cendre. Elle n'eut que le temps de recracher l’infâme bouchée qu'elle avait imprudemment enfournée dans sa bouche, avant que le tonnerre ne dise :

-Une famille de lapins est sur le point de vous donner la charge...

Azalée s'assit vivement. Pas de Célandine, bien sûr, ni de Bépie, ni de Robbie ni de Camélia ni de bébé ni, fort heureusement, de grenouille farcie. Quant au tonnerre, il semblait en réalité s'agit de la voix d'un très vieux monsieur humain, appuyé sur un grand bâton, récemment taillé, où poussait encore des feuilles vertes.

-Oh ! Euh... je...

Azalée regarda autour d'elle et vit effectivement une petite famille lapin qui la fixait avec de grands yeux ronds.

-Je suis désolée ! Il n'était nullement dans mon intention de vous déranger, petites et adorables bêtes poilues !

Elle se leva prestement, retira son sac de vivres sucrées et replia sa couverture pour ne pas gêner plus longtemps les petits rongeurs.

-Quelle attention, Monsieur, vous portez aux choses ! s'exclama-t-elle en époussetant sa robe, un peu machinalement. Je suis heureuse de voir que les grand'gens ne sont pas tous des êtres égoïstes, et que certains prennent encore soin de Dame Yavanna ! (elle n'était pas peu fière de pouvoir ainsi montrer qu'elle avait de l'instruction et connaissait la périphrase érudite qu'utilisaient les chroniqueurs hobbits pour désigner la nature) Je me nomme Azalée Bravet, fille de Daisy, pour vous servir !

Elle exécuta une petite révérence, comme sa mère le lui avait appris.

-Je vous suis grandement reconnaissante de votre intervention, qui non seulement prouve votre générosité, mais m'a probablement évité un terrible coup de soleil sur le nez ! Je n'avais nullement l'intention de m'endormir, voyez vous, je me rends à Imladris, chez des cousins à moi, et comme vous le savez sûrement, la route est encore longue... Mais les repos sur l'herbe après manger sont souvent bien traîtres, l'expérience aurait dû me l'apprendre !

Elle était sur le point de raconter au vieux monsieur la fois où Talbo et elle s'étaient endormis une après-midi entière à La Vigne-sur-l'Oserondule, il y a trois ans, à l’anniversaire de Dardaroc Brandebouc, mais elle songea soudain qu'il n’était peut-être pas très poli d'assommer ainsi de paroles un inconnu. Ce monsieur avait peut-être envie de voyager tranquillement.

-Puis-je vous offrir un fromage frais, une pomme, une tartelette, ou quoi que ce soit pour vous remercier ? Mes vivres sont fraîches, et bonnes ! Elles viennent du cellier de mes grands-parents !

Ce monsieur avait l'air très âgé, et pas très épais. Manger quelque chose lui ferait sûrement du bien !
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Mar 25 Avr - 16:00

« Oh ! Euh... je... je suis désolée ! Il n'était nullement dans mon intention de vous déranger, petites et adorables bêtes poilues ! Quelle attention, Monsieur, vous portez aux choses ! Je suis heureuse de voir que les grand'gens ne sont pas tous des êtres égoïstes, et que certains prennent encore soin de Dame Yavanna ! Je me nomme Azalée Bravet, fille de Daisy, pour vous servir ! Je vous suis grandement reconnaissante de votre intervention, qui non seulement prouve votre générosité, mais m'a probablement évité un terrible coup de soleil sur le nez ! Je n'avais nullement l'intention de m'endormir, voyez-vous, je me rends à Imladris, chez des cousins à moi, et comme vous le savez sûrement, la route est encore longue... Mais les repos sur l'herbe après manger sont souvent bien traîtres, l'expérience aurait dû me l'apprendre ! Puis-je vous offrir un fromage frais, une pomme, une tartelette, ou quoi que ce soit pour vous remercier ? Mes vivres sont frais, et bons ! Ils viennent du cellier de mes grands-parents !

– Hé bien ! hé bien ! Quelle volubile demoiselle que je rencontre-là ! Reprenez donc votre respiration, mon enfant, vous semblez sur le point de manquer d’air ! Nulle offense, fût-ce t’elle envers la plus ancienne des familles lapinesques, n’exige comme pardon que vous vous étouffiez ! »

Répondit Radagast en riant, fort amusé par l’empressement teintée de courtoisie de la jeune Hobbit qu’il venait de tirer d’une miraculeuse sieste digestive. La brave Azalée, puisqu’elle avait donné – entre autres informations nombreuses – son nom, lui rappela immédiatement la dame Souslorée qu’il avait rencontré tantôt dans la matinée. Bien qu’il ne se fiât guère aux extrapolations, il ne put s’empêcher de se demander si toutes les Hobbits étaient faites de la même trempe – ce qu’il n’estimait aucunement être un défaut. Après un temps passé à regarder la famille lapin réintégrer sa demeure, non sans un certain agacement vis-à-vis de ces géants qui ne prenaient soin de rien, le vieillard se tourna vers la jeune dame qui attendait de lui ostensiblement une réponse :

« Enchanté, Azalée Bravet, Fille de Daisy, c’est un plaisir d’avoir pu vous venir en aide. Les gens ont pris l’habitude, il y a fort longtemps, lorsque j’étais plus jeune, de me donner le nom de Radagast et, comme je les ai laissé faire, cela a fini par me rester. Si cela vous sied, cela ira, mais si quelques autres noms vous plaisez davantage, cela ne m’irait de même.

Bien que mon secours fût toujours gratuit, il est vrai que le midi me semble passé déjà depuis un certain temps et qu’une faim certaine commence à me rappeler que l’air frais ne suffit à nourrir les vivants : vous avez parlé de tartelette ? »


S’il mangeait toujours à satiété et jamais au-delà, le Magicien n’avait rien contre les bonnes choses quand la faim lui venait et appréciait le talent que les Peuples d’Endor avaient déployés pour rendre les repas toujours plus savoureux.

« Voyez-vous, je m’en vais justement, sur conseil du Chef Petitterrier, vers Imladris où il m’a assuré que je trouverai ce que je cherche. Peut-être pourrions-nous nous tenir compagnie ? Je connais peu les habitudes et les façons de votre pays – très beau, d’ailleurs – et vous sauriez, lors, m’être d’un grand secours tandis que, moi, je continuerai de me charger des relations avec les kelvar que nous serions amenés à rencontrer en traversant la région : qu’en dites-vous ? » Le vieillard sourit à nouveau, s’appuyant de ses deux mains sur son haut bâton, tandis qu’il attendait la réponse d’Azalée. « Si vous êtes d’accord, je puis manger en marchant et la route est longue d’ici à Imladris si bien qu’il me semble tout indiqué de la poursuivre dès à présent. »
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Lun 8 Mai - 22:12

-Radagast ? s'exclama Azalée. Comme le magicien ? J'adorais ce personnage, enfant, quand ma mère me racontait l'histoire de Frodo et de l'anneau ! C'est amusant, je trouve, qu'on vous ait donné son nom ! Moi-même, on m'a appelée Azalée en hommage à une tante de mon père. Elle s'appelait Azalée, Azalée Rivelongue, puisqu'elle était reste vieille fille, elle avait gardé le nom de son père, alors que sa sœur, la grand-mère de mon père, avait épousé un Bravet. On m'a appelée d'après cette Azalée, donc, parce qu'elle avait offert à mon père un très beau cadeau pour son mariage, et à la naissance de Bépie -Bépie c'est ma sœur aînée-, à la naissance de Bépie, elle lui a offert un très beau collier pour quand elle serait grande. Mais après elle est morte. Pour honorer sa mémoire, mes parents ont voulu appeler leur enfant d'après elle, mais ils ont eu un fils. C'est mon frère Talbo. Alors quand je suis née, ils m'ont appelée Azalée !

Elle fit une courte pause, le temps de sourire de toutes ses dents.

-Alors enchantée, Radagast !


Elle s'empressa de retourner à son sac de vivres sucrées :

-Ces tartelettes, vous m'en direz des nouvelles ! Elles sont à la confiture de framboise. J'adore la framboise ! Je me demande si ce n'est pas mon fruit préféré.

Elle s'immobilisa un instant, le sac de tartelettes dans les mains, le temps de réfléchir un peu à cette épineuse question.

-Les abricots sont délicieux aussi… Et puis il y a le cassis… enfin ! Bref ! Voilà des tartelettes ! C'est ma tante Béryl qui les a faites. C'est sa spécialité ! Avec les râbles de lapin à la moutarde et aux noisettes, mais ça, j'aime pas trop… J'aime pas manger du lapin… Je trouve que ce sont des animaux trop mignons pour qu'on les mange… C'est comme les poneys ! Qui mangerait un poney ?


Azalée jeta un coup d’œil à la famille lapin, qui s'affairait sans presque plus lui jeter de regard noir.

-Tenez, mangez autant que vous voudrez, j'ai encore deux autres sacs de ces tartelettes…


Elle tendit le sac à Radagast :

-Vous allez aussi à Imladris ! Quelle heureuse surprise ! Mais je serai ravie de voyager avec vous ! Parce qu'il 'est vrai que, aussi intelligent que soit Caramel, je commençais à trouver qu'il manquait un peu de conversation… Ma grand-mère m'a toujours dit qu'on marchait mieux et plus vite en bonne compagnie !

Elle était très contente de ce petit incident de sieste et de lapins dérangés. Ce monsieur avait l'air très gentil, et c'était toujours intéressant de rencontrer de nouvelles personnes. Sans parler des autres peuples, comme celui des Grandes Gens…

-Vous voulez manger en marchant ? Si vous insistez… Ma grand-mère m'a toujours dit que c'était mauvais pour la digestion… Ma grand-mère Bravet, hein, pas ma grand-mère qui me disait qu'il fallait voyager en bonne compagnie… Celle-là c'est ma grand-mère Touque. Vertsapin-Touque, en fait, depuis son mariage… Parce que ma grand-mère Bravet, la mère de mon père, celle qui est née Rivelongue, je ne crois pas qu'elle ait jamais voyagé plus loin que chez sa belle-cousine Pétunia Chemincreux, de Roccreux…


Azalée saisit néanmoins les rênes de Caramel, les repassa au-dessus de sa tête, puis resangla la selle.

-Mais vous avez raison, poursuivit-elle en s'affairant, autant se remettre en route au plus tôt, ma sieste et me bêtises ont déjà bien entamé l'après-midi…

Elle se hissa lestement en selle, et dirigea Caramel vers la route. Elle resta au pas, pour ne pas distancer Radagast. Elle ferait sûrement un peu de chemin à pied, pour soulager Caramel, mais pas tout de suite. Elle tenait à laisser tout son temps à sa digestion…

-Qu'est-ce qui vous amène à Imladris ? Oh, bien sûr, vous n'êtes pas obligé de me répondre ! Pour ma part, je veux m'ouvrir de nouveau horizons, connaître le monde… C'est un véritable puits de savoir ! Mais vous le savez déjà, visiblement… Mon frère m'a un peu parlé du chef Petitterrier. Harry… Larry… Un type un peu brusque, mais très sérieux, et soucieux de la population, d'après lui… Mon frère va beaucoup à Bree. Pour son patron, bien sûr, qui assure le service après vente de quelques horloges qu'il y a vendues. Mais il a aussi un copain, là-bas : Tom Bulot. Vous l'avez peut-être vu, si vous êtes descendu au Poney Fringant ! C'est un garçon gentil, mais pas toujours fut-fut… Mais ses frères, alors, quels horribles sans-cœurs ! Et puis la mère… Pas que le père ait été très gentil non plus, d'ailleurs… Enfin… Comment trouvez-vous les tartelettes, alors ?
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Mer 24 Mai - 16:25

A la bonhommie d’Azalée, Radagast répondit par un large et franc sourire. Il n’avait aucune idée du nom que l’on donnait au régime singulier d’un tel individu, un individu qui se refusait à manger quoique ce fût de ‘mignon’, mais il était persuadé que les Eldar avaient, dans leur drôle de façon de trouver un nom pour chaque chose, déjà dû inventer un terme pour cela. En tous les cas, si le mot lui manquait, l’idée lui plaisait beaucoup, de même que la petite créature qui en était à l’origine.

Face au sac sans fond de sucreries que lui tendait gentiment son hôte, Radagast resta sage et se contenta d’attraper deux gâteaux d’une seule main agile avant d’inviter, d’un geste, la demoiselle à ranger le sac aux mille merveilles.


« Merci bien, Demoiselle Azalée, deux de ces splendeurs devraient largement suffire à combler ma faim. Si vous ne mangez rien de mignon, je ne mange jamais plus qu’à satiété ni rien qui fût un jour doué d’une conscience. Si Erú nous a appris que le monde et ceux qui s’y trouvent sont tout entier soumis au bonheur de ses Enfants, je n’ai jamais pu souffrir qu’on arrachât aux petits de Yavanna leur vie pour prolonger la mienne. Comme vous, c’est aux framboises et aux abricots que j’ai donné mon cœur. Votre tante semble disposer d’un savoir-faire digne des grandes tables de Rivendell, du temps où le Seigneur Elrond, le Semi-Elfe, résidait encore sous le couvert des arbres. »

Le compliment était sincère et la première bouchée qu’il arracha au met ne fit que lui donnait davantage de légitimité. Bientôt, la Hobbit se trouva juchée sur son fidèle destrier et, juste à côté, Radagast allait bon train, à peine plus petit qu’elle. Il attendit d’avoir fini son repas avant de répondre à sa camarade, non sans encore avoir quelques miettes et autres souvenirs de celle-ci perdu dans la barbe.

« Je suis moi-même quelque peu versé  en Histoire et dans les Lettres. Je viens de très loin pour partager un peu de mon propre savoir et, j’ose l’espérer, apprendre moi-même beaucoup des érudits de la Maison Simple. Vous semblez connaître nombre de gens, votre famille est importante pour votre peuple ? »
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MessageSujet: Re: Sur la Route de l'Est [Radagast]   Mer 28 Juin - 21:44

Azalée trouvait un peu étrange que quelqu'un d'aussi grand mange aussi peu, mais elle était une hobbit bien élevée, elle ne fit aucun commentaire. Elle ne fit pas non plus de commentaire sur le régime un brin restrictif de son nouveau compagnon. Si elle voyait une logique à ne pas vouloir manger quelque chose de conscient (même si elle doutait fortement que les poules de la mère Barbet aient une conscience), elle ne comprenait vraiment pas pourquoi une personne saine d'esprit s'arrêterait de manger simplement parce qu'elle était rassasiée. S'arrêter avent l'indigestion, bien sûr, le bon sens le dictait (sauf les jours de fête, quand même !), mais s'arrêter sous prétexte qu'on ne ressentait plus vraiment la faim... À moins, bien sûr d'être rationné.
Ce Radagast croyait peut-être qu'elle n'avait pas assez de vivres pour tenir jusqu'à Imladris... Dans ce cas, elle ferait en sorte de bien lui faire comprendre, au prochain repas, qu'elle était largement pourvue...

-Merci beaucoup pour elle, Messire Radagast ! Elle apprécierait sûrement fort le compliment, quoique je doute qu'elle sache exactement qui était le seigneur Elrond !

Azalée se sentait toute guillerette de reprendre le voyage en ce qui semblait bien être une si bonne compagnie. La route était droite et bien entretenue, l'herbe verte et drue, les oiseaux pépiaient avec enthousiasme. Caramel semblait aussi de très bonne humeur, comme si la présence de Radagast lui était également agréable.

-Importante ? répéta-t-elle en réfléchissant. Hum... Cela dépend de ce que vous appelez important... Et de ce que vous appelez famille, ajouta-t-elle avec un petit éclat de rire. Les Bravet, la famille de mon père, sont des hobbits bien réputés, de bonne réputation, respectables, très ennuyeux, tout comme il faut... Mon grand-père est le second enfant d'une branche parmi les autres, peut-être un peu moins aisée que la plupart. Mais du côté de ma mère, je suis apparentée au Thain lui-même !

Elle fit une petite pause pour marquer son effet, puis reprit gaiement :

-Ma grand-mère, la mère de ma mère, est une Touque-Sonnecor, c'est-à-dire qu'elle descend en droite ligne de Faramir Ier, c'est-à-dire qu'elle a pour ancêtre à la fois le légendaire Peregrin Ier et Maître Samsagace ! Ainsi, je suis apparentée aux meilleures familles de Hobbitebourg et de toute la Comté. Et d'Imladris, aussi, naturellement. Mais ma famille proche est assez modeste. Parmi les familles aisées, cependant. Nous avons un beau petit smial, mon père prend des vacances tous les ans à la période des champignons et aux vendanges, et aussi parfois à la période des fraises, et ma mère tient salon tous les mersday. Mon beau-frère, quant à lui, a plutôt une bonne situation. Tout le monde dit qu'il "fera carrière". On verra. Ça plairait à ma sœur, en tout cas... Quant à mes cousins d'Imladris, ils font partie de la grande famille des Combe, mais leur branche est une branche cadette. Mon oncle (le cousin de mon père), a, je crois, acquis un certain prestige dans l'étude des cristaux de quartz, et sa femme vend ses livres sur la place des femmes dans la société elfes au second âge jusque dans la Comté. Et vu le niveau d'intérêt pour le rôle des femmes dans l'histoire qu'ont les hobbits de la Comté, c'est un exploit !

Azalée aurait bien aimé interroger son compagnon sur sa propre famille, mais elle avait peur d'être trop indiscrète. Elle opta finalement pour une question moins personnelle.

-De loin, dites-vous ? Du sud ou du nord ? Où avez-vous fait vos études ? Je trouve cela formidable de faire circuler les savoirs !
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