Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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Les Envoyés des Valar, Gandalf, Tuor et Fingolfin viennent de débarquer à Osgiliath.
Parmi les chevaliers et les aventuriers de toute sorte, une rumeur circule : l'Intendant Aranir d'Ithilien aurait réuni des fonds pour organiser un tournoi spectaculaire commençant au solstice d'été !
Les Northmen viendraient de briser leur isolement, concluant un pacte d'alliance avec Durïn VII.
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Les pillards nomades sévissent de plus belle en ce printemps ! Le Roi du Gondor Aglahad II de Dol Amroth a promis de prendre des mesures drastiques.
"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux

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MessageSujet: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Sam 11 Juin - 0:57

Le sang de Lankenwi coulait encore le long de son épée. Birusmavi échangea un regard avec Thalion, qui avait contemplé le combat avec un sourire narquois, car il en connaissait l’issue. Le secret du jeune prince avait été bien gardé, et connu par ses amis seuls. En contemplant la foule de nobles devant lui il sut directement que l’Empereur et tous ses amis seraient très tôt au courant de ce qui venait de se passer. Combien parmi ses soit-disant fidèles vassaux servaient en secret l’Empereur ? Cela laissait Birusmavi songeur. L’assemblée seigneuriale fut dissoute, et Birusmavi marcha vers le château. La vieille forteresse construite par ses ancêtres trônait sur la colline d’Amon Lanc. Jadis ici se dressait Dol Guldur, la source de tout le mal en Rhôvanion. Mais Dol Guldur avait été rasée depuis bien longtemps par une coalition elfique, et il ne restait plus aucune pierre de ce lieu maudit. Cependant tout le monde savait qu’Amon Lanc comptait encore quelques fantômes : il valait mieux ne pas s’aventurer seul la nuit dans les halls du château, sous peine de recevoir quelques frayeurs.

En montant les escaliers vers le château, Birusmavi entendit deux coups de trompette. Cela signifiait que des étrangers arrivaient. Avec sa vue perçante, le jeune homme vit qu’il s’agissait d’une caravane. Peut-être s’agissait-il de ses invités de marque… Ou bien des marchands de vin parmi tant d’autres, comme il en arrivait par paquets depuis plusieurs jours. On aurait besoin de beaucoup de vin, ce soir.

Birusmavi alla directement rejoindre le corps de son père, qui venait juste de terminer d’être préparé. Les dames du crépuscule, chargées des tâches funéraires, avaient embaumé le cadavre et l’avaient revêtu de son armure. La pièce empestait l’encens, le lys et la sauge. Les gens du Nord étaient des gens superstitieux. Birusmavi repartit bientôt.


Ce soir, ce serait un jour de fête. Les enterrements nordiques étaient l’occasion de beuveries telles qu’on en voyait rarement. Surtout ceux des rois. Les marchands de la compagnie de Durïn et de Barid Daskil furent accueillis par l’intendant du château, Konvir, un vieil homme maigre à la voie fluette. Il avait connu Blakewyne enfant, et avait servi son grand-père Yorn le Brave à la guerre, et il boitait depuis lors. C’était un homme austère, mais qui aimait la famille royale de tout son cœur. C’était l’homme de confiance de Neithan, chargé de reconnaître les invités de marque du nouveau Roi du Nord. Il ordonna qu’on s’occupe des chevaux et des marchandises des Nains et des Daskil, et il chuchota à l’oreille de ceux-ci qu’ils devaient continuer à se comporter comme des marchands. C’est ainsi que le fier et très noble roi Durïn fut installé avec ses compagnons dans les tables du milieu du hall du Roi. Birusmavi avait pris la place de son père, et il mangeait entouré de sa famille et des grands seigneurs du Nord. A sa gauche étaient ses deux sœurs Prunya et Welneris, et à sa droite son oncle Thormir de Wrakyaburg, à la droite duquel se trouvait la reine mère Horndis. A la table du roi se trouvaient aussi les vassaux directs de Maethelburg, Hymler Georning de Gytburg, Brak des Horningas, Joden Grimmith de Cendreville et Peorn Antienne de Valboisé. Il y avait aussi le jeune Menthir de Frigenward, descendant de félon, qui courtisait depuis toujours la sœur cadette du nouveau roi, avec un succès mitigé. Au bout de la table se trouvait le richissime Gobels des Dreorningas de Rhosgobel, dont le ventre immense était entouré d’une ceinture sertie d’or et de rubis. Il avait la corpulence d’un nain et l’épaisseur d’un ours : sa ceinture devait lui avoir couté d’autant plus cher. A l’opposé de la table étaient les trois seigneurs de la forêt, tous trois maigres et hirsutes, qui discutaient à voix basse : Enthir Frecca, qui se targuait d’avoir des ancêtres elfiques ; Paleor Crate, qui se tenait assis comme s’il était le roi en personne ; et enfin Beorn Threne, qui était de surcroit le maître d’armes du château.

Entouré de tout ce joyeux monde, Birusmavi était resté dans l’ensemble silencieux, et avait seulement réagi au toast qu’on lui avait porté, ainsi qu’à son père, et qui s’était ensuivi d’une clameur immense dans le hall. Son oncle Thormir était en pleine discussion sur l’état des frontières avec Jorkun Georn. Ses deux sœurs avaient rapidement quitté la table, ainsi que Menthir Firgen, et Prunya avait un sourire malicieux aux lèvres. Le pauvre jeune homme allait encore voir des misères : la dernière fois Prunya avait enfin consenti à un rendez-vous amoureux au clair de lune, mais lui avait posé un lapin. Menthir était rentré trempé de boue par la tempête.

Birusmavi regardait le roi nain du coin de l’œil. Voir le roi des Nains assis au milieu des courtisans, des marchands et des chevaliers amusait beaucoup Birusmavi. Il en riait intérieurement, et sur sa bouche transaraissait un sourire amusé. Après qu’on eût servi la troisième fournée de gâteaux au miel, Birusmavi envoya le vieil intendant requérir un aparté de la part de ses invités de marque. Quelques minutes plus tard, Birusmavi et Thormir prirent congé de leurs hôtes, prétextant qu’ils allaient se recueillir une dernière fois sur le corps de Blakewyne. Marchand dans les couloirs, Thormir poussa un grognement.

« - Je persiste à dire que toutes ces précautions sont inutiles. La paranoïa te guette, Neithan.
- Mon oncle, ce n’est pas de la paranoïa si l’Empire est réellement à nos trousses.
- Oui, mais vas-tu enfin me dire quel est le sens de tout ceci ?
- Patience, mon oncle, patience. »


Quand ils arrivèrent dans la salle funéraire, Durïn VII et les Daskil étaient debout auprès de la dépouille de Blakewyne. Ces derniers ainsi que Thormir tirèrent la révérence, tandis que les deux rois demeurèrent bien droits. Neithan crut reconnaître la jeune femme rousse : il avait lu son nom sur un rapport, bien entendu. C'était Sylandra Daskil, capitaine dans la Compagnie Grise. Mais peut-être l'avait-il véritablement aperçue il y a des années de cela, dans la cour de Maethelburg, une fin d'après-midi, ou peut-être pas... Cependant il reconnut bel et bien Barid Daskil, un homme court aux cheveux bruns attachés avec soin, tout comme le reste de sa tenue. Il était surtout un informateur de son père : les deux hommes s'étaient souvent enfermé dans la salle de travail du roi, mais à cette époque Birusmavi ne s'intéressait pas à ces choses là. D'ailleurs, il n'avait jamais échangé que des mots courtois avec le marchand. Les choses allaient cependant changer désormais. Tout allait changer. Le jeune roi trahissait une certaine appréhension, et il paraissait déjà avoir pris, avec le nouveau fardeau qu'il avait sur les épaules, plusieurs années de vie. Neithan prit la parole en premier.

« - Je te salue, Durïn, Septième du nom, Père de tous les Nains. Je te prie de pardonner toute cette mise en scène, mais à défaut de celle-ci, l’intégralité de notre conversation serait déjà sur un parchemin, entre les mains de l’Empereur, avant la fin de cette lune. Je suis ravi de mettre un visage derrière l’écriture de notre correspondant. »

En effet, Blakewyne et Durïn, ainsi que Birusmavi depuis récemment, avaient échangé depuis plusieurs mois des lettres codées visant à la conclusion d’une alliance entre le peuple de Durïn et les Northmen. Cette alliance, Blakewyne l’espérait, permettrait d’écraser les ennemis communs des deux peuples. Les Orques des Montagnes, dans un premier temps, et si les dieux le voulaient, un jour l’Empire.

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"Allons chercher l'ennemi :
Si je recule, tuez-moi ;
Si j'avance, suivez-moi ;
Si je meurs, vengez-moi !
"


Dernière édition par Neithan le Jeu 23 Juin - 15:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Mar 14 Juin - 16:58

Après la jonction entre les deux groupes de nains et d'homme le voyage continua encore quelques temps, une ambiance de camaraderie s'installa et remplaça au file des mils la froideur du début. Durïn c'était habitué a voyager en homme du peuple, et il c'était surpris a trouver un intérêt a passer du temps prêt de ses hommes. C'était assez ironique pour lui qui avait vécu si longtemps d'avoir a attendre un âge si avancé pour de nouveau redécouvrir la vie. Ils continuèrent leur chemin et bientôt au détour d'un virage ils purent apercevoir Amon Lanc la cité ou les vestiges de la lignée des monarques du nord séjournés. On entendit au loin des trompettes et déjà un homme devait aller prévenir le nouveau maître des lieux. Le caravane continua d'avancer, ils passèrent sous l'arche laissé par les portes ouvertes . Un viel homme s'approcha d'eux et se présenta comme s'apellant Konviret qu'il était la pour les accueillir. Il leur précisa qu'ils devraient continuer a se comporter comme des marchands et ils comprirent tous que cela serait necessaire. Les membres encore loyaux a la lignée des rois du nord devaient se compter sur les doigts de la main et leur présence ne devait pas être si tôt revelé a l'Empire. Les invités avancèrent dans le hall et on les plaça ainsi a table au milieu des gens de basses noblesses ou des roturiers. Le repas n'en était pas moins bon et le roi en profita pour discuter avec les gens aux alentours, savoir ce qu'ils pensaient de leur défunt chef de l'Empire ou même des nains. Mais les interlocuteurs du vieux Nain ne se sentaient pas a l'aise et sans s'en rendre compte il parlait avec un grand respect aux Suzerains des suzerains des Nains. Bientôt une fois le repas passé, Durïn et les Daskill pretextèrent vouloir se recueillir et sur la dépouille du défunt roi et s'y rendirent, bientôt ils furent rejoint par son fils. Ce dernier s'excusa de l'accueil peut othordoxe dans lequel ils avaient été reçu. Durïn secoua la tête, avant de rassurer le jeune homme.

-Ce n'est rien c'est bien mieux comme cela, bien que je brûle d'en découdre, ce n'est pas encore le bon moment. Il ne faut pas qu'ils sachent jusqu'au dernier moment.

Le vieux nain sourit en observant le jeune homme de son profond regard.

-Je suis heureux de voir a quel point vous avez grandis, la dernière fois que je vous ai vu, vous étiez plus petit que moi.

Dit il en laissant échappé un rire rocailleux et profond.

-Je reconnais en vous votre père, j'ai cru entendre que vous aviez expedié assez rapidement ce fameux duel ? Ce n'est pas plus mal nous n'avions pas de temps a perdre dans des querelles intestines. Nous devrons êtres prêt, et rapidement.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Mar 14 Juin - 19:55

Lorsque le Roi des Nains se mit à parler, Neithan se dit qu'il allait tout de suite s'entendre avec lui. Il brûlait en lui la même flamme et la même haine de leurs ennemis communs, et surtout Durïn avait un esprit mordant et vif.

"- Mon pauvre cousin n'avait aucune chance, malheureusement. Le sang de l'Ours coule en moi. Lankenwi était un sacrifice nécessaire : nos coutumes ne me laissaient pas le choix. Le sang de beaucoup coulera avant la fin, je le pressens", dit Neithan en remontant le linceul sur le corps de son père. Sa voix était sombre. Son visage se retourna vers Durïn avec un sourire et un regard vif.
"- Ma foi, peut-être les Northmen d'ici devraient penser à changer leurs coutumes, une monarchie héréditaire telle que la vôtre nous causerait moins de tracas. Mais il faut bien donner un peu de spectacle et d'amusement à tous ces nobles, ils guerroient peu de nos jours et commencent à devenir bedonnants.
Cela ne durera pas longtemps
, Neithan poursuivit. Ils ont enfin un roi qui a le sang de Beorn, et les seigneurs du Val d'Anduin semblent en tirent une grande crainte et y voient un grand prestige. Ils sont superstitieux. Pour eux cela signifie une nouvelle ère qui s'annonce, et je compte leur donner raison.
Neithan se tut quelques instants avant de reprendre.
"- Seigneur Durïn, les humiliations que mon peuple a subi ne peuvent plus durer. Les massacres perpétrés par l'empereur Amandil sont encore gravés dans la chair de nos frères de l'Est, et nombreux ont apporté leur témoignage quand ils ont migré vers le pays libre du Val d'Anduin. L'Empereur Isildur Telcontar est peut-être plus doux que son père, mais combien de temps avant que le petit peuple subisse d'autres crimes ? L'Empire de l'Ouest se moque de nous, et de vous depuis trop longtemps. Il a récupéré toutes les voies commerciales à son profit, et organise des blocus contre nos anciens partenaires commerciaux de Rhùn à sa guise, pour soutenir sa politique de conquête, là où nous échangions en paix avant qu'il n'arrive, réconciliés avec nos anciens ennemis. Vous savez, Seigneur Durïn, que l'Empire se méfie de vous et vous traite avec irrespect car il sait que vous êtes nos amis. Cette tyrannie ne peut plus durer. Nous, Northmen, ne pouvons pas vaincre à nous seuls les forces de l'oppression. Mais si nous nous allions, Hommes et Nains, comme nous le fîmes par le passé face à Sauron, nous pourrons triompher de nos ennemis."
Neithan marcha lentement, en laissant glisser sa main sur la dalle en marbre, regardant la forêt et le clair de lune par les fenêtres.
"- Nous autres, Nains et Northmen, ne sommes pas si différents. Nous avons la même fierté et la même opiniâtreté. Comment vous convaincre, Seigneur Durïn, de vous battre à nos côtés quand le moment sera propice ?"

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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Mar 14 Juin - 23:49

Bien que ça aurait pu être une bonne opportunité, Sylandra avait décidé de ne pas discuter de ses intentions à Durin durant leur voyage. Elle souhaitait garder toutes ses cartes en main, et ne faire connaître sa position que lorsqu'elle serait face aux deux rois en même temps – car il était certain qu'une entrevue entre eux trois aurait lieu.
A Amon Lanc, leur identité fut conservée secrète : personne ne devait savoir qu'un commandant de l'Ordre et le roi d'Erebor étaient venus aux funérailles de Blakewyne. Cela était compréhensible, et Barid avait d'ailleurs prévenu la jeune femme de cette possibilité. Ils se firent ainsi passer pour des marchands du Nord accompagnants les nains, et les rôdeurs pour leur escorte mercenaire. Après avoir arrangés leurs affaires, ils furent invités au repas, où ils mangèrent au milieu d'autres marchands et hommes de basse noblesse. Un milieu qui convenait parfaitement aux deux Daskil, et qui rappelait d'ailleurs de vieux souvenirs à la jeune femme : un peu plus de 9 ans plus tôt, elle avait mangé à cette même table, en compagnie de son cousin, durant le règne de feu Blakewyne. Et cette fois là également, ils avaient rencontré en secret le roi, plus tard dans la soirée. Durant ce repas, la Northmen prit le temps de jauger ceux qu'elle connaissait le moins : près d'elle, Durin semblait parfaitement à son aise, même si une aura se dégageait de sa personne, telle que ceux qui lui parlaient se montraient bien plus respectueux qu'ils ne l'auraient été d'ordinaire face à un confrère. Sur la table de tête, le jeune roi, Birusmavi, semblait calme, peut-être un petit peu trop. Silencieux, se contentant de répondre à ce qu'on lui disait, il semblait que le jeune homme avait d'autres choses en tête. Une image difficile à associer avec celle du jeune garçon agité, incapable de tenir en place, qu'elle avait rencontré en ce même lieu 9 ans plus tôt.
Après le repas, Barid fit signe à Durin et à Sylandra de le suivre. Durant un moment de calme, ils se rendirent dans la salle funéraire, où ils furent rapidement rejoints par Birusmavi et un homme, probablement son conseiller. Les deux Daskil s'inclinèrent respectueusement et firent un pas en arrière : pour l'heure, ils allaient laisser les rois échanger entre eux, et n'interviendraient que lorsqu'ils le jugeraient nécessaires.
Ils écoutèrent avec attention la discussion entre l'homme le nain, et furent tous deux vite surpris par la véhémence du jeune homme envers l'Empire. Certes, l'Empire n'était pas vraiment un allié pour les Northmen, mais si un tel discours était entendu d'un émissaire impérial, cela pourrait être pris pour une déclaration de guerre, ou peu s'en fallait... Quelque chose que Sylandra et Barid souhaitaient éviter à tout prix. Échangeant un regard avec son cousin, la commandante enjoignit le marchand à la parole. Celui-ci fit un pas en avant tout en se raclant la gorge, et prit la parole avant que Durïn ne puisse répondre à la dernière phrase de Birusmavi :


-Votre Majesté, j'aimerai intervenir avant cela. Vous n'ignorez pas que je travaillais en tant qu'informateur pour votre père, aussi je suis parfaitement au courant de la situation de notre peuple. J'aimerai vous présenter ma cousine, et certainement une des personnes les plus dignes de confiance que je connaisse en ce monde : Sylandra Daskil, commandante de la Compagnie Grise en Arnor.


A cet appel, la jeune femme s'avança à son tour.

-J'aimerai dire que c'est un honneur de vous rencontrer, mais ce serait jouer sur les mots : nous nous sommes vus pour la première fois dans cette même forteresse, il y a 9 ans. J'admets avoir été surprise d'apprendre que c'était le jeune garçon agité d'autrefois qui était désormais Roi, et j'espère que vous saurez continuer à me surprendre, en bien. Ceci étant dit, je pense qu'il est important de savoir garder son calme et de ne pas mélanger ses priorités. Certes, l'Empire des Terres du Milieu est loin de bien traiter les Northmen, et Barid m'a mis au courant des difficultés commerciales que subissent tant notre peuple que les Nains. La Compagnie Grise souffre également de l'arrogance de l'Empire : ces derniers siècles, nous avons tant perdus en puissance, en influence, et en effectif, qu'on se croit parfois revenus au début du Quatrième Age, alors que l'Ordre était encore naissant. Mais si à l'époque, nous étions en pleine croissance, nous sommes maintenant en plein déclins.

Elle fit une pause, puis reprit, d'un ton ferme, une expression neutre sur le visage :

-Si je vous dis tout cela, c'est pour que vous compreniez que je partage votre ressentiment, que je le comprends. Et pourtant, quand je vous entends parler, j'ai peur. Ce sont des mots dangereux que vous prononcez, et vous les adressez envers les mauvaises personnes. J'ai parlé un petit peu plus tôt de priorités : s'il est vrai que l'Empire n'agit pas vraiment pour défendre et aider les Northmen, ils ne sont pas nécessairement la principale raison pour laquelle votre peuple a, à l'heure actuelle, besoin d'aide. Pendant des décennies, ma famille a été responsable d'observer les mouvements des orques et des gobelins des Monts brumeux, du Nord jusqu'à la région de Houssaye. Il y a quelques années de cela, des foyers d'orques installés près des sources de la Fondgrise et du Rimdath, que nous poursuivions sans relâche, ont mystérieusement cessé toute activité du jour au lendemain. J'étais responsable de cette région à l'époque, et j'ai pisté ces créatures sur plusieurs dizaines de kilomètres : petit à petit, les gobelins ont migré vers le Sud. Mais étrangement, ils ne se sont pas rabattus sur les fermiers et villages de Houssaye : il est vrai que la Compagnie Grise y est encore un petit peu présente, mais ce ne sont que quelques camps de surveillance sans importance. Les villages et fermes sans défense feraient toujours des cibles faciles pour eux. A l'inverse, Barid m'a informé que les attaques sur le Val s'étaient faites plus fréquentes, et vos forces militaires étant limité du fait de votre faibles ressources, que vous aviez du mal à vous défendre. Cet état de fait m'a suffisamment perturbé pour que j'envoie, l'année dernière, quelques éclaireurs dans les environs du col de Carhadras. A l'Ouest, pas de trace, rien... En revanche, à l'Est, en descendant de jour aux environs du lac du Miroir, mes hommes ont vu des traces de patrouilles gobelines. J'ai mené des recherches : si la porte Est est toujours libre d'accès, il semblerait que la porte Ouest soit bloquée depuis près de 1000 ans, depuis l'époque de la mort du fléau de Durin. Tout concorde selon moi : les gobelins se rassemblent dans la Moria. Ont-ils de nouveau un roi ? Est-ce que leurs différents clans se seraient unifiés, dans l'espoir de vaincre les Hommes et les Nains ? Je l'ignore. Mais ils préparent très certainement un grand coup, et c'est de eux, et non de l'Empire, dont chacun ici présent devrait se préoccuper. Car si une seule de nos factions devait se mettre les Telcontar à dos, nous nous retrouverions irrémédiablement affaiblis et divisés... Et les orques en profiteront pour nous frapper de telle sorte que nous aurions du mal à nous relever.

La jeune femme observa chacun de ses interlocuteurs : avec de la chance, son exposé tactique de la situation aurait au moins attiré l'attention de chaque membre présent, et leur aura fait oublié toute animosité envers l'Empire. Dans d'autres circonstances, il aurait été difficile de détourner l'attention de deux êtres aussi bornés dans leur animosité envers l'Empire. Mais Sylandra savait deux chose. La première, que Birusmavi, en fier Northmen, avait à cœur le bien être de son peuple, et réalisait très certainement la menace que pouvaient représenter des centaines, voir des milliers de gobelins, vivant à proximité de ses frontières. Et la possibilité d'une alliance pour réaliser l'un des plus vieux rêves des Nains, la reconquête de Cavenain, n'échapperait pas au vieux roi Durïn. Elle s'autorisa un bref sourire lorsqu'elle croisa le regard de Barid : non, les heures passées à l'écouter marchander et argumenter n'avaient pas été en vain, loin de là. Restait à voir si les partis en présence étaient prêts à poser leurs offres à leur tour.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Jeu 16 Juin - 13:45

Le nain écouta attentivement le jeune homme et il s'appretait a répondre a ce dernier quand Barid, le cousin de la jeune femme s'avança et parla pour présenter sa dite cousine. Celle si se lança alors dans un monologue, dont le but était caché au milieu d'une multitudes de mots superflue d'adoucir les paroles du jeune homme vis a vis de l'Empire et par crainte. Quand la jeune femme eu terminé le vieux roi hocha la tête et pris la parole.

- Ce qu'elle dit est vrai. Comme vous le savez depuis des centaines d'années nous avons combatut et avons mis a genou les forces des Orques des Mont Brumeux. Nous avons récupéré tout nos anciens bastions sauf un. Nous avos garder des forces de surveillance de Rangers dans les Montagnes afin d'être au courant de leurs moindres faits et gestes. Et les rapports que mes hommes me rapportent corrorborent les rapports de la compagnie. Bien que je ne craigne pas l'Empire il est vrai que votre situation est..risquée, mais nous n'oublions pas ce qui a été fait, ni l'affront aux plus anciens, valeureux et fidèles alliés des Nains. Ni le fait que l'Empire se sois joué de nous en envoyant nos forces guerroyer au loin afin de nous empêcher d'intervenir. J'avais pour but en venant ici quatre choses, la première rendre hommage a votre père, ce qui est fait. La seconde était d'établir une alliance durable entre nos deux peuples ce qui amène les deux autres choses.

Le Nain fouilla dans son surcot et en sortie un parchemin sur lequel était déssiné les plans d'une couronne.

- Voila le cadeau de mon peuple au votre, une couronne dont voici les plans. Une œuvre d'art qui fera palir l'Empereur lui même de jalousie. Voila une des contrepartie de l'alliance, la seconde est plus pour la forme. Depuis des mois nous planifions de notre côté la reprise de la Moria et je dois dire que votre assistance n'est pas forcément necessaire et que nous serions capable de la reprendre seul. Or la confiance que j'ai en vous n'est pas universelle chez mon peuple qui craint que vous ne soyez tomber a la botte de l'Empire. Et je pense que votre partcipation a reprendre le plus grand et puissant des bastions de mon peuple serait une preuve suffisante pour que notre alliance sois vu d'un bon œil par tous mes sujets. Et qu'ainsi une amitié forte et durable naisse de ce combat. Après la prise de la Moria nous serons apte au vu du positionnement de la ville a mettre en grande difficulté l'Empire, qui a mon avis verra d'un très mauvais œil une présence Naine a ce niveau des Mont Brumeux.

Le Nain tendit le parchemin au jeune roi avec un sourire bienveillant avant de venir passé ses doigts dans sa barbe.

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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Ven 24 Juin - 1:57

Neithan regardait Sylandra, interloqué. Bien entendu, ces hommes et ces femmes de la Compagnie Grise recherchaient avant tout le bien commun. Mais leur politique d'équilibre entre les différentes puissances de la Terre de Milieu, leur neutralité sans faille, où cela les avait-il menés ? La Compagnie Grise était presque devenue un ordre mendiant depuis que l'Empire avait confisqué ses forts en Rhôvanion et ailleurs. Ils manquaient de ressources, d'hommes, d'armes, d'équipement. Peu les soutenaient, beaucoup se méfiaient d'eux. Cependant les petites gens devaient leur salut à ces hommes et ces femmes qui agissaient dans l'ombre, sans demander de contrepartie. Ils avaient une expérience et une volonté de faire le bien qui manquait souvent aux hommes d'armes des seigneurs, qui agissaient souvent dans l'intérêt de leur seigneurie, et rarement dans celui du peuple. Neithan, qui s'était toujours senti plus à sa place au sein des petites gens que des nobles, respectait la Compagnie Grise. C'était pour cette raison qu'il avait invité Beleg, l'ami de son père, à cette réunion. Il respectait son avis et sa loyauté. Il lui faudrait aussi respecter ses convictions, même si elles contrevenaient à ses désirs de revanche. Cela ne l'empêcherait pas de les assouvir, loin de là. Après tout, c'était lui le Roi désormais.


Pourquoi haïssait-il tellement l'Empire ? On pouvait tout d'abord dire que c'était une tradition nationale : l'Empire avait violé la suzeraineté du Royaume du Nord et massacré leur peuple à plusieurs reprises. Surtout, l'usurpation de la couronne du Nord par Ciryandil avait entamé un lent processus de déclin de leur famille royale. Ils avaient failli être dépossédés de leurs terres, et étaient devenus impuissants en leur propre royaume. Sylandra disait qu'ils avaient du mal à défendre leurs terres : c'était vrai dans la pratique, car chaque seigneurie était livrée à elle-même, au bon vouloir du seigneur. Et certains n'avaient cure de défendre le petit peuple, surtout quand ils avaient d'autres sources de revenus. Sa famille régnait principalement sur Maethelburg, dans la vallée de Nan Anduin, qui était une région prospère, défendue, et fertile. Mais le reste du royaume était livré à lui-même. Neithan était songeur. Combien d'heures d'argumentations et de disputes, de conciliabules et de conflits y aurait-il avec ses seigneurs avant qu'il réussisse à les convaincre de partir au combat avec lui ? Leur proposer de combattre l'Empire une fois que l'opportunité se présenterait, ce serait une tâche ardue. C'était pour cela qu'il avait tant besoin de l'alliance des Nains. Cependant la guerre contre les Orques devrait s'avérer être plus facile à mettre en oeuvre. C'était leur ennemi de toujours, une race maudite, qui les avait jadis saignés à blanc. Aujourd'hui, il y avait peu de pillages, et la menace orquine s'avérait plutôt abstraite. Pour autant qu'il l'a détestait, la maison de Frigen avait longtemps été le bouclier du royaume contre les Orques, qu'ils traquaient sans relâche dans les Monts Brumeux qu'ils connaissaient bien. C'était eux qui avaient détruit Gobelinville jadis. Les maisons Yfret et Ren, voisines, les avaient souvent aidées. Ils avaient également pu compter sur la maison Wrakya du temps que Gundabad appartenait encore à l'ennemi. Cependant les seigneurs de Wrakyaburg avaient longtemps été trop contents de voir leurs rivaux se débrouiller tous seuls, et s'étaient tournés vers des activités plus lucratives. Ils avaient parfois pillé comme les Orques, jusqu'à ce que la justice du Roi les rattrape. Le Val d'Anduin était en réalité une terre paradisiaque, mais habitée par des hommes sauvages.

Sauvages, sauvages... Mais l'Empire, lui, était cruel et sanglant. Les colonnes noires de l'Empire avaient dévastés les marches orientales de leur royaume à de nombreuses reprises, avaient tenté d'étouffer le commerce du bois qui transitait par la forêt. On les accusait de fomenter des rébellions dans les territoires occupés par l'Empire, dans le Royaume de Dale et le Royaume des Plaines. L'Empereur se disait Roi du Nord. Il fallait dire que cette situation était inacceptable, et que le peuple Northmen, dont une partie avait vécu en captivité en Mordor suite à la chute du royaume de Marwhini, était un peuple fier et épris de liberté. L'Empire devait entretenir de larges garnisons dans le Nord, et pas seulement à cause des Orientaux qui menaçaient les vastes contrées de Rhôvanion. Et oui, la famille royale de Maethelburg avait souvent financé des rébellions armées à l'Est, dans les terres dont elle revendiquait la souveraineté. Des membres de leur famille, aïeuls, oncles et cousins de l'actuel Roi Birusmavi, avaient péri au combat dans les grands heurts qui avaient éclaté dans la décennie 980 du Quatrième Âge. Une partie du peuple avait pris espoir, espérant échapper aux taxations impériales. Des seigneuries s'étaient soulevées pour gagner leur liberté. D'autres, fidèles à l'Empire, les avaient combattues. La plupart étaient restées neutres, attendant leur heure. Mais l'Empereur Amandil n'avait pas fait de différences. Ses armées, accompagnées de cohortes mercenaires, avaient pillé et massacré. La croyance selon laquelle les Northmen était de mèche avec les Orientaux était solidement ancrée dans l'Empire, depuis Ciryandil. C'était en partie vrai, bien sûr. Le commerce avec le Proche Rhun, qui s'était développé au cours du Quatrième Âge, avait été extrêmement profitable et les marchands du Nord avaient toujours concurrencé ceux du Sud. Mais cela était fini désormais. Le Nord était une terre servile.

C'était il y a 3 ans, Birusmavi était en voyage, accompagné de ses compagnons Gwynon, Hymler, Thalion... Ils avaient fait le mur à Amon Lanc pour explorer la forêt et les contrées qui s'étendaient au delà. Ils devaient partir pour des mois à travers le Rhôvanion. Ils avaient vu les seigneuries de la Brèche, et le coeur de Birusmavi s'était soulevé en voyant ces contrées dont il avait tant entendu parlé. C'était sa patrie, sa maison. Contrairement à ce qu'il avait pu croire, le peuple Northmen ne vivait pas si mal sous l'occupation impériale. Leurs coutumes étaient dans l'ensemble respectées, le commerce prospérait. Mais ils n'étaient pas libres : ils étaient écrasés par les impôts, entourés par des soldats étrangers, on leur imposait une langue qui n'était pas la leur, le westron. Alors quand les temps étaient difficiles, lorsque l'occupant était un peu trop gourmand, un peu trop violent, ou que les disettes ou les épidémies frappaient en premier le peuple, certains se soulevaient. Cela faisait trainée de poudre. A leur arrivée dans la Brèche, ils avaient été pris en embuscade par des francs-soldats, comme ils aimaient à s'appeler. C'étaient des rebelles Northmen qui sévissaient dans ces contrées et voulaient renverser l'Empire.


Ils avaient longtemps eu le soutien de la population, car avant le mur d'Amandil, ils défendaient particulièrement le petit peuple contre certains pillards de l'Est. La soldatesque impériale s'intéressait davantage aux cités et aux sources de revenus. Un château était plus difficile à défendre que les vastes plaines que connaissaient bien les Northmen. Là, nombre de gens du Nord vivaient encore en réelle liberté, élevant leurs chevaux dans la plaine comme le voulaient leurs traditions ancestrales. Ils avaient rompu le pain avec les francs-soldats, qui avaient reconnus en eux des gens du Val d'Anduin, leurs frères de sang. Bien sûr, Birusmavi ne dit jamais qu'il était le prince de ce peuple. Il resta plusieurs semaines avec eux, participant à leurs actions. Ils tentaient de saigner le ravitaillement des légions impériales et de voler des armes. Ils menaient pour ainsi dire une vie de brigands, mais au nom d'idéaux bien réels. Ils frappaient puis disparaissaient au galop. Ces derniers temps, l'Empire avait essayé de lever une ost de cavaliers Northmen volontaires pour traquer ces criminels. Une partie d'entre eux avaient rejoint les francs-soldats avec un équipement neuf et un entrainement données aux frais de l'Empire. Les francs-soldats en riaient encore. Quant à la cavalerie impériale, elle était peu nombreuse et mal entrainée dans ces régions. On avait besoin de ces hommes pour mener des opérations au delà du mur d'Amandil.


Les représailles du général Galdor avaient été sans merci. L'un des villages qui avait nourri et soutenu les francs-soldats avait été incendié. Depuis son accession au trône, l'Empereur Isildur avait demandé à ce que l'on fasse preuve de plus de souplesse. Mais les généraux dépêchés dans le Royaume du Nord se comportaient comme des gouverneurs de provinces. Bien sûr, les élites Northmen favorables à l'Empire gouvernaient la vie civile. Mais la loi martiale était trop souvent rétablie, surtout dans les provinces belliqueuses. Certains Northmen n'étaient pas prêts à vendre leur liberté contre l'or ou la sécurité. Et surtout, le roi Blakewyne encourageait constamment les insurrections, promettant une intervention militaire réelle une fois que l'Empire serait affaibli dans ces contrées. Il était mort avant d'achever ce rêve. Son fils devrait reprendre le flambeau. Il était le Roi-Ours, porteur vivant du sang de Beorn. Et il tenait entre ses bras le cadavre carbonisé de cette jolie paysanne aux cheveux blonds et aux yeux gris ciel, avec qui il avait passé quelques nuits. Sur son épée rangée dans son fourreau il y avait encore des traces de sang.

* * *

"Moria." Ce nom le faisait frémir. Neithan regardait son interlocuteur avec un regard soutenu, son esprit avait divagué ailleurs. La Moria, il avait entendu son père prononcer ce mot. Et là dedans, dans le ventre noir de la montagne, il y aurait un roi gobelin prêt à rassembler de nouvelles armées pour semer le chaos et la destruction au Val d'Anduin ? Son royaume n'avait d'autres défenses que lui-même. Mais s'il s'alliait aux Nains contre cet ennemi, ils avaient une chance de vaincre, une opportunité de gloire... et de richesses. Les histoires qu'on racontait étaient peut-être vrai. L'or, le mithril, les joyaux...

Neithan n'avait guère d'idée précise sur ce sujet. Mais il se souvenait que son père avait été favorable à ce projet. C'était une étape essentielle pour fédérer à nouveau les Northmen autour d'un même chef, les habituer à combattre à nouveau ensemble contre un ennemi commun. Depuis 500 ans, chaque maison gérait ses propres intérêts et poursuivait ses propres buts, anarchiquement.

"- Je suis sensible à tes paroles, Durïn VII. Mon peuple a besoin de combattre à nouveau contre cet ennemi terrible qui nous a jadis causé tant de torts."
Il se retourna vers Sylandra, lui lançant un regard soutenu.
"- Et si vos graves paroles sont corroborées par les faits, alors nous courrons un terrible danger. Qui sait ce qu'un roi gobelin ayant suffisamment de puissance pour rassembler à nouveau des armées peut faire. Les petites gens de Rhôvanion sont insuffisamment protégées. Je suis conscient de la gravité de cette situation depuis des années, au contraire de bien des seigneurs. Ceux qui seront réticents à partir en guerre dans cette croisade seront sûrement convaincus par l'appât du gain, et par le prestige nouveau que j'ai acquis. Du moins, je l'espère. Tu sais comme moi mon oncle que convaincre un Northman têtu est difficile."
Thormir, ses deux mains dans le dos, hocha la tête avec un sourire.

Heureux de cette nouvelle, le Roi Nain avait sorti rouleau de parchemin finement plié. Dessus, il y avait une couronne magnifique.
"- Durïn, je te suis reconnaissant. Les Nains savent comment gâter leurs amis. Que cet ouvrage scelle notre alliance à jamais. Quant à nous, Northmen, nous allons honorer notre part du marché, et payer le prix du sang qui sera nécessaire pour accomplir ce que nous devons accomplir. Je puis déjà vous promettre le soutien des maisons de Maethelburg et Wrakyaburg. Les autres suivront bientôt. Nous nous mettons à votre service."
Neithan salua le Roi à la manière des Nains, en s'inclinant. Il enchaîna tout de suite sur un sujet de taille.
"- Nous devons alors régler les préparatifs de notre alliance, et aussi du rôle mutuel qu'auront à jouer mon royaume et la Compagnie Grise, je ne vous oublie pas, messire Barid", fit-il en se retournant vers le marchand. "Mais pas ici, allons dans ma salle de travail. Nous avons suffisamment dérangé les morts."

_________________



"Allons chercher l'ennemi :
Si je recule, tuez-moi ;
Si j'avance, suivez-moi ;
Si je meurs, vengez-moi !
"
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Dim 3 Juil - 18:56

HRP: je viens à l'invitation de Neithan et Dürin

Le Rhovanion était vaste, entre forêts, plaines et rivières. Combien de temps Radagast avait-il parcouru cette immense étendue, écoutant par-ci par-là les murmures des hommes et des animaux ? Des mois, des années ? Il ne le savait, il continuait de s’interroger et de chercher sa place dans ce monde duquel il s’était exilé pendant des siècles. De la politique de ce monde nouveau, il ne comprenait goutte, si ce n’était qu’on parlait d’Empire et de guerre, et que les Elfes et les Nains n’étaient plus qu’une minorité. Ce nouveau monde l’emplissait d’une tristesse infinie, et il se demandait quel rôle les dieux entendaient donc lui faire jouer, lui, le magicien que tout le monde prenait pour l’idiot du village. Mais le doute n’était pas permis, il avait senti cette présence nauséabonde qui avait refait brutalement surface et qui, lentement mais sûrement, répandait son emprise sur la Terre. L’Ennemi était de retour, et cette fois il n’y aurait pas d’armistice ou d’exil possible : c’était une guerre à mort qui se préparait. Il y jouerait sa part, quelle qu’elle puisse être. Il se battrait aussi longtemps qu’il le pourrait, avec les armes qu’il avait.

C’était la fin de la journée, et juché sur son traîneau qui venait de s’arrêter, Radagast ne s’attendait à rien d’autre qu’à préparer la nuit lorsqu’un moineau fusa à travers l’air et se posa sur son épaule. L’animal pépilla aux oreilles du Magicien Brun, et les yeux de ce dernier s’écarquillèrent. Une réunion avec des torches ? Des Hommes, une femme, un Nain ? Qu’est-ce que cela pouvait signifier ? Tenait-il enfin sa chance ? Après avoir caché le traîneau et les lapins de Rosghobel derrière un buissons, Radagast s’approcha prudemment du lieu de la réunion.

Amon Lac ? Quel endroit sinistre pour une réunion secrète. De ce lieu il savait seulement qu’il était parsemé de ruines, et que les animaux évitaient de s’en approcher. Avant d’être trop près, Radagast agita le bout de son bâtin et récita quelques incantations en vieux sindarin, et quelques mystérieuses flammèches d’or émergèrent et s’évanouirent dans l’air. A leur odeur portée par le vent il avait repéré des gardes qui  protégeaient la réunion ; sa magie abaisserait leur vigilance pendant quelques secondes, juste le temps nécessaire pour lui pour se frayer un chemin.

Alors qu’il s’approchait de l’instant fatidique, Radagast eut soudain peur. Il s’interrogea : que suis-je en train de faire, à débarquer au milieu d’une réunion secrète d’importance sans doute cruciale, moi qui ait passé des siècles reclus ? Je ne connais rien des affaires du monde, comment saurais-je même si ces gens sont dignes de confiance ? Et brusquement l’évidence s’imposa à lui. Il n’y avait qu’un moyen de savoir à qui il avait affaire.

Il se trouvait désormais à quelques pas seulement du cercle de pierre où discutaient les mystérieux inconnus. Un regard lui suffit pour confirmer la présence d’un Nain, et cela le réjouit : il avait toujours eu beaucoup d’amitié pour le peuple des Rocs et des Montagnes. Puis brusquement il fit semblant de trébucher et se précipita avec fracas vers les inconnus, tombant par terre à leurs pieds.

-Oula, mes vieux os…

Il se redressa en se passant les mains derrière le dos, faisant semblant d’avoir mal et affichant le sourire le plus innocent du monde et les yeux béats d’un benêt.

-Pardon de vous interrompre mes nobles seigneurs, mais je trouve peu de clients à ses heures reculées de la nuit alors je me suis dis « Mon ami, voici ta chance, tu n’as pas marché en vain ! ». Non ne partez pas surtout, attendez de voir ce que le vieil Aiwendil a pour vous !

Avec un sourire de triomphe, il sortit de sa sacoche une pleine poignée de champignons et les tendit aux inconnus, en faisant tomber plusieurs par terre au passage.

-Des champignons blancs de Rosghobel, assez pour plus de trois repas pour quatre personnes ! Oui-Da, je vous l’assure ! Et quatre deniers la poignée, une affaire je vous le dis !


Si tout chez Radagast semblait indiquer le simple d’esprit, ses yeux ne quittaient pas les inconnus, et étudiaient scrupuleusement leur réaction. La logique voudrait chez nimporte-qui que l’importun qu’il était soit expulsé à grands fracas, et copieusement insulté au passage. Si il s’agissaient d’être corrompus, ils chercheraient même à le tuer… avant de comprendre cruellement leur erreur lorsque le Magicien Brun révèlerait ses pouvoirs. Mais si il s’agissait d’êtres purs et sages, capables de voir au-delà des apparences, alors il ne tomberaient pas dans le piège que Radagast leur tendait et se douteraient que ce vieux simple d’esprit est bien plus que ce qu’il parait. Si ils étaient suffisamment érudits peut-être même pourraient-ils déceler la petite perche qu’il leur tendait : Aiwendil n’était rien d’autre que l’un des nombreux noms que lui avaient décerné les Peuples Libres à l’époque où il parcourait Arda…
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Dim 3 Juil - 21:19

Même l'impassible Sylandra ne put rester de marbre fasse au dessin de la couronne que souhaitait forger les Nains pour le jeune Birusmavi. Durïn ne mâchait certes pas ses mots lorsqu'il disait que même l'Empereur en serait jaloux : c'était un bijoux à tous les sens du terme. Elle aperçut un petit sourire ironique sur le visage de Barid, et il ne lui fut pas difficile de suivre ses pensées : un incident diplomatique pourrait-il advenir si le roi du Val avait une couronne plus impressionnante que celle de l'Empereur ?
Elle reprit rapidement contenance tandis que la conversation s'enchaînait sur un sujet qui intéressait bien plus la jeune femme : une attaque des Nains sur la Moria ! Apparemment, eux aussi avait suivi les événements des Monts Brumeux, et avaient déjà commencé à préparer des troupes. Et afin de redonner la confiance de son peuple aux humains du Val, il leur proposait de participer... Une manœuvre qui convenait bien à Sylandra : elle-même souhaiterait participer à une telle opération, si cela pouvait lui apporter le soutien des deux rois face à elle.
Au Roi des Nains, le jeune Northmen répondit positivement, et proposa à Barid et à la jeune femme de discuter plus avant de leurs rôles respectifs dans sa salle de travail.


-Bien évidemment. Nous vous suivons, répondit Barid avec son sourire « commercial ».


Ils ne purent guère suivre longtemps cela dit, car un vieil homme à l'apparence peu commune apparut de manière assez particulière : en s'écrasant en sol ! Il se redressa bien rapidement, affichant une mine douloureuse mais innocente. Il s'excusait, et parlait de « clients »... Un collègue de Barid ? Peu probable, mais pourtant, le nom d'Aiwendil lui disait quelque chose... Elle savait qu'elle avait déjà entendu ce nom, et ce n'était pas de Barid, non : c'était un nom qu'elle avait entendu après qu'elle soit rentrée dans la Compagnie Grise. A l'instant toutefois, elle ne se souvenait pas de sa signification, mais le fait qu'elle le connaisse la poussa à observer plus attentivement le vieil homme, qui leur présentait à l'instant des champignons de Rosghobel, une denrée pour le moins inattendue. Mais les yeux de la jeune femme n'avait pas donné un seul regard aux champignons reposant dans la main du vieil homme : elle était absorbée à examiner le visage de leur vis-à-vis, à la recherche d'une expression le trahissant. C'est ainsi qu'elle croisa le regard de l'individu, et comprit qu'il observait leur réaction autant qu'il observait la sienne. Plus encore, elle vit que c'était un être de grande sagesse, et elle fut convaincue que le petit manège était un test. Plusieurs questions passèrent alors rapidement dans sa tête : pourquoi un sage testerait-il deux rois, un marchand et la commandante d'un ordre séculaire ? Comment était-il arrivé ici, alors qu'il y avait des gardes à l'entrée des lieux ?
Elle regarda à nouveau le vieil homme dans son ensemble, associant l'apparence qu'elle avait sous les yeux au nom qu'il avait prononcé : un vieillard dans un manteau blanc, un bâton mal taillé à la main, une longue barbe blanche... Des yeux recelant une sagesse probablement supérieure à celle de la plupart des Humains... Aiwendil...
Les réponses vinrent : il les testait car il ignorait qui ils étaient, mais peut-être savait-il que quelque chose d'important se déroulait, d'où sa venue. L'important n'était pas comment il était arrivé ici, mais le fait qu'il y était parvenu sans faire de bruit, probablement sans attirer l'attention des gardes. Rapidement, une image se forma dans la tête de la jeune femme, et un nom associé à celui-ci : un Magicien. Son nom ne lui revenait pas encore, mais elle avait maintenant une idée du rôle de l'intrus.
Quelques secondes avaient passé seulement, et pour l'instant, un silence gêné avait suivi la proposition d'Aiwendil, et il fut alors brisé par la rouquine :


-Quatre deniers, dites-vous ? C'est effectivement une offre intéressante. Nous allions nous-même discuter affaires dans un endroit plus approprié, vous voudrez peut-être nous accompagner afin de vous joindre aux négociations ?

Le visage de la commandante des rôdeurs n'étaient plus tout à fait impassible : un léger sourire était présent. C'était un signe pour Barid, afin de lui indiquer qu'elle jouait un rôle. Il était suffisamment intelligent pour comprendre le reste. Elle le vit hocher la tête du coin de l'oeil, et se tourner de nouveau vers le Roi et son conseiller, attendant qu'ils mènent la marche ou qu'ils disent quelque chose au nouveau venu.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Ven 8 Juil - 1:07

La réponse du jeune homme ne surprit guère le vieux nain, il avait besoin de fait d'arme, d'action pour unifier ses terres, de plus en son temps son père avait approuvé le plan. Il n'y avait tout a y gagné pour les hommes si ils acceptaient et tout a y perdre en cas de refus. En ces temps de malheurs il n'était pas de bon augure que de retrouver en froid avec son seul allié apte a dire non a l'Empire. Le vieux roi sourit :

- Les Orcs et les Gobelins ne sont pas un dangers quand il sont la proie et non les chasseurs. Ils jouent sur la surprise et le nombre tout cela au couvert de la nuit. Nous les traquerons, selon nos règles du jeux, nous leur imposerons le rythme et nous les exterminerons aussi surement qu'inlassablement nous leurs avons repris toutes leurs forteresses. Mon peuple se prépare depuis longtemps a cet assaut et les troupes ne seront pas longue a mobiliser il me reste cependant une dernier détails a régler avant de..

Durïn fut interrompu par l'arrivée étrange d'un être tout aussi étrange. Le personnage qui venait d'interrompre cette réunion ..relativement secrète était habillé de vieux habits marrons, très délavés, par certains endroits ils étaient presque en haillons. Le vieillard trébucha au milieu de l'assemblée et se confondit en quelques piètres excuses et se présenta en leur offrant des espèces de petit champignon qui étaient aussi attrayant et ragoutant que leur détenteur. Sans avoir le temps d'ouvrir la bouche pour émettre une protestation la jeune femme rousse, Sylandra, invita avec le sourire le vieillard a se joindre a la réunion. Le vieux nain jeta un regard noir a la femme avant d'intervenir.

-Quelle initiative des plus stupides, et irréfléchis. Non pas que j'accuse ce vieil homme d'être un danger, mais inviter ainsi un inconnus a venir assister a la réunion, sans même en avoir discuter au préalable avec nous ? Vous ne trouvez pas ça  osé ? Bien que je respecte votre ordre et lui suis reconnaissant pour son assistance et le rôle qu'il a joué et continu de joué, vous n'êtes pas non plus un roi avec un peuple a protéger et des armées en conséquente et je vous prierez a défaut de rester a votre place, de réfléchir un court instant avant d'inviter des inconnus a participer a nos réunions.  

Le vieux nain fronça les sourcils et se massa la tempe gauche..Aiwendil...Aiwendil. Tout a coup le nain vit certains souvenirs de ses vie antérieurs remonté a la surface et pendant quelques secondes il fut déconnecté de la réalité, secondes pendant lesquels il marmonna le nom du nouvel arrivant a plusieurs reprises... finalement il finit par ouvrir les yeux et plongea son regard dans les yeux du vieil homme.

-Aiwendil vous dites .. cela me revient maintenant, vous êtes l'un des cinq mages, on vous nomme plus communément Radagast chez les hommes je me trompe , et votre accoutrement confirme mes dires, vous êtes "Le Brun".  

Le vieux roi toujours mécontent vis-à-vis de la jeune femme se radoucit quelque peut.

-C'est une chance que cela sois vous, cela nous enlève une épine du pied et viens adoucir l'erreur commise par notre jeune amie. Je ne vois pas d'objection a ce que vous puissiez vous joindre a nous pour ma part après que vous nous aillez expliqué ce que vous faites ici et comment vous avez pu nous trouver ?

Le nain conclut sa phrase en venant tresser le bout de sa barbe d'un pensif.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Mer 13 Juil - 23:20

Durïn, Thormir, Neithan, Barid et Sylandra marchaient d’un pas rapide vers la salle de travail du Roi quand une apparition étrange fit stopper la troupe. Un vieillard vêtu de haillons gris était tombé devant eux, avec fracas, et il s’était relevé difficilement en bougonnant. Il leur proposa, chose surprenante, des champignons. Comment le vieil homme avait-il pu passer la garde, alors qu’il leur avait expréssément dit de ne laisser passer personne dans cette aile du château et de la vider totalement ? Les gardes récolteraient sans nul doute un blâme de la part du nouveau roi, une semaine à vider les douves du château devrait leur donner une bonne leçon.
« - Des champignons blancs de Rosghobel, assez pour plus de trois repas pour quatre personnes ! Oui-Da, je vous l’assure ! Et quatre deniers la poignée, une affaire je vous le dis ! »
Neithan fit un large sourire, et resta silencieux. C’était le vieux fou de Rhosgobel, qui sortait rarement, et vivait avec les bêtes dans la forêt. C’était un vieillard étrange que les femmes du Nord allaient parfois voir pour quelques miracles ou remèdes. Bien entendu, il était inoffensif. Mais Neithan fut tout aussi surpris de l’empressement de Sylandra à le faire venir dans leur secrète réunion. Il fronça les sourcils, contemplant la jeune femme avec colère. Soit elle était stupide, soit elle cachait quelque chose. Dans tous les cas, il était fort impoli d’exclure un roi de cette décision, à plus forte raison quand celui-ci était son hôte et qu’il avait fait preuve de mille précautions pour les faire venir à cette secrète réunion. Thormir commençait à fulminer, et il était à deux doigts d’attraper le vieillard par le col et le jeter par où il était venu, avec une escale dans les geôles en prime. Neithan n’eut pas le temps de répondre, que déjà Durïn rouspétait à l’égard de la jeune femme. Puis il mentionna le fait qu’Aiwendil était un magicien. A la bonne heure ! Le roi des Nains croyait-il réellement à la magie, et à ce genre de sornettes ? Et voilà que lui aussi n’était pas contre le fait qu’il se joigne à leur réunion. Neithan s’interposa alors, croquant l’un des champignons, et donnant une poignée de pièces au vieillard, en prenant ses deux mains dans les siennes. Le jeune roi n’était pas semblable aux nobles de son royaume, qui contemplaient le peuple de haut depuis leurs burgs, les exploitant et les usant jusqu’à la corde.
« - Vieux chaman, ce n’est guère le lieu ni l’endroit pour nous entretenir de magie ou de champignons. Cependant, j’entendrai vos doléances à la séance de demain, dans le hall du château après le repas du midi. Nous autres seigneurs avons des affaires plus urgentes à régler, vous nous l’accorderez. Jusque-là, vous pouvez séjourner dans le château : demandez à ce qu l’on vous trouve une chambre de ma part. Adieu ! »
Thormir contemplait toujours le vieillard d’un œil menaçant, l’air bougon. Il était fort mécontent de l’attitude de son roi, mais n’en disait rien. La troupe poursuivit sa marche dans le château, pour rejoindre une salle voûtée, donc les alcôves étaient remplies de livres, entreposés sur des étagères. Au fond de la salle se trouvait trois grands meubles dans lesquels des parchemins étaient enfermés sous clé. Thormir avait ouvert la solide porte en chêne avec une clé. Elle avait fait un bruit tonitruant en s’ouvrant. Il alla chercher une carte pour la poser sur la table. Les inscriptions étaient rédigées en elfique : c’était une copie d’une de ces précieuses cartes conservées depuis l’époque du séjour des Elfes à Amon Lanc.
Neithan désigna des sièges autour du bureau, sur lesquels Thormir, Sylandra et Barid pouvaient s’asseoir. A côté de lui, il avait fait installer un siège digne d’un roi, pour Durïn. Tandis que ses convives s’installaient, il ouvrit un placard sous le bureau, pour en sortir une vieille bouteille de bon vin de Dorwinion, au goût sucré. Un brevage digne d’un roi. Il servit des verres tandis que Thormir finissait d’installer la carte. L’oncle du roi prit la parole. Il était expert dans la chose militaire, ayant participé aux nombreuses chevauchées contre l’Empire il y avait de cela une plus de dix ans.



« - Nos armées peuvent se rassembler à Maethelburg. Les récoltes de l’année dernière ont été bonnes, et nos greniers débordent encore de fourrage. Nous avons assez de provisions pour entretenir le double de nos troupes. Pour ma part, en tant que Seigneur de Wrakyaburg, je peux assurer le soutien de quatre mille hommes. Mes vassaux, Fred Drune, Fréar Krast et Eorl Bronn répondront à coup sûr au lever du ban. Si je puis me permettre sire, la maison royale de Maethelburg peut épargner un maximum de trois mille homme pour cette campagne : Hymler Georning, Brak Horning, Jodern Grimmith et Peorn Antienne répondront à l’appel de leur seigneur. Nous avons peu de chance de faire venir les Yfret et les Ren. De même, le soutien de Menthir Firgen dans cette campagne n’est qu’hypothétique. Nul doute que le jeune seigneur des Hauts-Cols sera furieux de ne pas avoir été convié à cette réunion.
- Nous ne pouvons pas lui faire confiance », dit Neithan de façon lapidaire, en replongeant son visage dans le vin.
« - Au vu de la situation à la frontière, les maisons forestières de Crane, Crate et Threne pourrons nous fournir au maximum quelques centaines d’hommes. Beorn Threne, le maître d’armes d’Amon Lanc, est un brave homme, et il mobilisera autant qu’il peut. Cathalain Crate se prend pour le roi de la Forêt, mais il répondra peut-être à l’appel de l’honneur, et de la gloire. Quant à Enthir Frecca, l’ami des Elfes, prétendu Semi-Elfe, il préféra manger les déjections d’un Nain que de les suivre dans cette campagne.
Quant aux Hommes des Marais, aux Champs-aux-Iris, ce sont des gaillards étranges. Ils sont plus concernés que chacun de nous par la menace orquine, et ils nous suivront sûrement. Mais notre roi devra se plier à la tradition. »

Neithan resta silencieux. Pour avoir le soutien des Marshorn, la tradition voulait que le Roi du Nord couche avec l’une des filles du Seigneur, pour lui donner un enfant de sang royal. Les Marshorn était une famille fière, versée dans les croyances superstitieuses. Sans sang royal, ils craignaient que leur lignée ne s’affaiblisse et s’éteigne. Neithan songea que s’il y avait encore d’autres Changeurs-de-Peau, c’était bien là bas.
« - Au total, nous pourrons peut-être faire venir dix mille hommes dans cette campagne. La menace des Orques est trop abstraite dans l’esprit des Seigneurs du Nord pour qu’ils viennent massivement.
- Ils se trompent grandement, bien sûr. Si vos rapports disent vrai, alors un terrible péril nous guette. Une armée d’orques sortant subitement de la Moria pourrait saigner à blanc notre pays. »
Neithan s’interrompit, et reversa du vin au Roi des Longues-Barbes.
« - Et vous, Seigneur Durïn, combien d’armées promettez-vous dans cette campagne ? »

_________________



"Allons chercher l'ennemi :
Si je recule, tuez-moi ;
Si j'avance, suivez-moi ;
Si je meurs, vengez-moi !
"


Dernière édition par Neithan le Dim 16 Avr - 16:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Sam 16 Juil - 23:17

Plus que jamais, Radagast se sentait perdu dans ce monde qui avait bien changé pendant ses centaines d’années d’exil. La réaction des inconnus qu’il venait d’interrompre et il ne savait quoi en penser. La jeune guerrière aux cheveux roux répondit à l’offre du vieil homme et lui proposa de se joindre à eux, et dans son regard luisait une certaine complicité entendue. Son esprit était sage, et elle avait compris d’une manière ou d’une autre que leur interlocuteur était bien plus que ce qu’il paraissait. Radagast sourit intérieurement, en être millénaire qu’il était, il avait compris depuis longtemps qu’il ne fallait jamais sous-estimer la perspicacité des femmes. Le Nain eut une réaction différente : il réagit avec grogne à l’idée de laisser un inconnu participer à la réunion, mais il se rattrappa vite et considéra avec curiosité Radagast, lui demandant cordialement plus d’explications. Cette fois le Magicien Brun ne cacha plus son sourire : il avait la certitude, d’une certaine manière, d’avoir face à lui des gens de valeur.

Mais la réaction de l’Homme le pris de court. Il s’emporta contre la présence d’un inconnu et l’inclinaison cordiale de ses compagnons à son égard. « Demandez que l’on vous trouve une chambre ! Adieu ! ». Face au guerrier aux traits déformés par la colère, Radagast ne répondit rien. Il resta étrangement calme, les yeux fixés sur Neithan. Il ne ressentait lui-même ni indignation ni colère, il était de nature patiente et accommodante. Il réfléchissait juste posément à l’être qu’il avait en face de lui. De l’emportement, de l’orgueil… mais une certaine peur. La peur d’échouer dans sa mission, de faillir aux êtres chers. Pour ça, et parce que ses compagnons semblaient plus perspicaces que lui, le vieux Mage se décida à lui laisser une seconde chance.

Bien loin de s’éclipser, Radagast suivit discrètement les trois compagnons. Absorbés par leur discussion, ces derniers devaient l’avoir momentanément oublié. Il essaya de se raccrocher au contenu du plan de bataille élaboré, mais tout cela lui semblait bien vague. Il sut néanmoins qu’une campagne contre les Orques était en cours, et que l’heure était au rassemblement des vassaux. Ce qui n’était pas une mince affaire.

Lorsque Neithan sollicita le Seigneur Dürin pour savoir combien de guerriers étaient à sa disposition, Radagast sut que c’était son heure. Les trois compagnons sentirent alors une bise légère qui pénétrait dans la salle et leur effleurait la peau, et soudain un miracle incroyable et terrifiant s’accomplit sous leurs yeux. Lentement, sans un bruit, l’encre noire qui dessinait le plan de bataille sur le parchemin de Neithan se dilua, se contorsionna, ne sembla faire plus qu’une avec le parchemin, avant de disparaître complètement. C’est à cet instant qu’une bonne dizaine de corbeaux envahirent la pièce en croassant, ils tournoyèrent au-dessus de la table avant de se placer au-dessus de Radagast. Ce dernier se tenait derrière les trois compagnons, et son regard était calme, pensif. C’est du ton d’un professeur consciencieux qu’il s’adressa à Neithan.

-Chevalier, votre cœur est bout d’énergie et d’impatience. Vous êtes prêt à tout donner pour ceux qui vous sont chers, mais vous vous laissez emporter par l’émotion de l’instant, et vous laissez les apparences vous duper. Ces champignons sont effectivement les meilleurs qu’ils soient en ce monde…

Radagast se garda bien de préciser qu’il s’agissait de champignons hallucinogènes si pris à forte dose. Il s’agissait de son péché mignon.

… Mais ils ne sont pas les raisons de ma présence ici.

Il s’avança de quelques pas, tapant le sol de son bâton en même temps qu’il marchait. Il ne restait rien dans son expression du petit vieillard simplet qui avait fait une apparition mouvementée il y a quelques instants à peine.

-Vous avez bien deviné, Maître Dürin. Je me nomme Radagast, ou Aiwendil, et on me surnomme le Brun. Je fus le cinquième des Envoyés que les Seigneur de la Terre d’Aman missionnèrent pour venir en aide aux Peuples Libres. Je me suis pris d’amour pour ce monde, je me suis battu pour le défendre… mais j’ai laissé mon insouciance prendre le dessus, et je suis resté en arrière quand Mithrandir, après avoir rempli sa mission, fut autorisé lui à rentrer. Les Valar m’ont fait comprendre l’étendue de mon erreur, et je cherche désormais la rédemption. J’ai parcouru le monde pendant de nombreuses années afin de le comprendre, mais la volonté d’Eru m’a mis sur votre chemin, et j’ai le souhait de vous aider dans votre lutte. Et je peux vous apporter beaucoup.

Les yeux du vieux Magicien se rétrécirent et s’assombrirent soudain, et sa voix prit une tonalité plus solennelles.

-Il y a en ce monde des forces en mouvements, des forces dont vous ne soupçonnez pas l’étendue et qui sont restées cachées, enfermées, pendant longtemps. Mais elles sont libres à présent, et sans que vous ne puissiez les voir, étendent leur malice sur Arda, attendant patiemment l’heure de frapper. J’étais là à l’Aube des Temps, je les sens, je perçois leur action sournoise et détournée. J’ignore si ce soulèvement d’Orc est une partie intégrante de leur plan ou un mouvement spontané. Mais je ne peux me permettre de laisser passer le risque. Je suis le Dernier des Istari, et j’ai une mission à accomplir.

Du fait de l’emportement de Neithan, Radagast était très réticent à parler aux Compagnons de Morgoth. Il verrait avec le temps si ils s’en montrerait dignes. En attendant, peut-être certains arriveraient-ils à saisir ses allusions détournées.

Son regard se tourna vers Dürin, et la sympathie y perçait à travers. Au meme instant, comme en gage de rapprochement, Radagast fit reapparaitre l encre de la carte de Neithan.

-Seigneur Nain, le Peuple de Dürin a toujours été de mes amis. Votre âme est noble et votre cœur ne connait pas la peur, et vous respectez la puissance de la Terre. J’étais aux côté de Daïn Pieds-d’Acier lors de la Bataille des Cinq Armées, et je désire être à vos côtés un nouvelle fois pour vous aider à reprendre votre Terre. Je peux vous soigner, vous guider dans l’obscurité, détecter les créatures maléfiques là où les yeux mortels ne peuvent pas les voir, je maîtrise plusieurs sorts de combats. Et les animaux sont mes amis. Si vous le voulez bien, telle sera la première étape pour me racheter et accomplir ma mission.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Lun 29 Aoû - 18:12

Les vieux nains fut amusé de la proposition du vieillard pour les champignons, mais rapidement il reprit son sérieux quand il vit la mine qu'arborait le jeune souverain Northmen. Durïn fronça un instant ses sourcils broussailleux avant de parler de sa profonde voix caverneuse.

-Je lis dans votre regard l'incompréhension mais se sont des choses bien réel, ne jugez pas trop vite ce que vous ne comprenez pas ! Regardez nous sommes l'un et l'autre des preuves vivantes qu'il existe encore en ces terres des êtres magiques doté de pouvoirs dépassant l'entendement de l'homme commun. Ecoutez moi, je suis Durïn le septième du Nom et le dernier, j'ai en tête la mémoire de tout mes prédécesseurs, en ma personne se concentre les savoirs et la puissances de mes aïeuls. Je puis vous assurez que ce vieil homme Est-ce que je dis qu'il est, car nous autres nains n'avons pas totalement oublié. Bien que je ne sois pas en position de vous forcez la main je ne peux qu'ardemment vous conseillez de laisser un tel être nous porter assistance.

Le nain fit une courte pause avant de répondre au jeune homme a propos des différents problèmes a résoudre avant l'organisation du départ pour Khazad-dûm. Une légère flamme de colère naquit dans les yeux du vieux souverains lorsqu'il fut question d'une seigneurie amis des elfes, mais le Roi nain ne dirait rien de sa colère vis-à-vis de cette peuplade ignorante.

-Je dois avouer que je ne m'attendais pas a tant d'homme du nord ! Et cela est pour moi une grande surprise ainsi qu'un grand bonheur que de voir qu'il puisse subsister dans le cœur des hommes du nord autant de vaillance. Car la Moria est un endroit de très sombre réputation et plus d'un refuserait de n'y poser ne serait ce qu'un seul pied pour tout l'or du monde. Quant a mon peuple nous pourrons réunir sans difficultés une dizaine de milliers de nos guerriers, ainsi que je l'espère avec le concours de mes frères de l'est deux a trois mille hommes de plus ce qui monterait le compte a une douzaine de millier peut être même quinze milles hommes. Mais j'attends encore la réponse de mon diplomate que j'ai envoyé la bas en Orient, elle ne devrait cependant plus tarder.

Le roi nain se gratta un peut la barbe, enfin les préparatifs avancés, enfin son peuple allait pouvoir de nouveau, exploiter et vivre dans les grands halls de Khazad-dûm la grande. Le nain reprit ensuite :

-Le lieux de réunion nous convient parfaitement, nous emmènerons nous-mêmes des vivres et des équipements pour la campagne, ainsi que nos médecin ingénieurs et artisans. A ce sujet je me dois de vous montrer ceci.

Le nain sortis d'une de ses besaces plusieurs parchemins sur lesquels on trouvait des illustrations et des plans de ce qui semblait être un pont.

-Ceci est l'œuvre de nos ingénieurs, c'est un ingénieux système nous permettant de traverser le grand gouffre de Barazimbar. C'est en sois très simple..

Le nain montra du doigt les systèmes de poulie et de corde actionnaient par des treuilles.


-Ce pont mobile fait de bois nous permettra de passer par-dessus le gouffre et accessoirement de le retirer pour les moments d'accalmie pour éviter que l'ennemis ne traverse. Il nous faudra le protéger et le surveiller. Il faudra nous armer contre la peur car j'ai un autre plan..qui nécessitera discrétion, force et courage. En effet il existe un  autre passage connus seulement de la famille royale et de quelques personnes permettant de passer a travers le Gouffre... il nous faudra seulement trouver le moyen d'ouvrir l'ancienne porte gardant l'entré.

Le vieux nain parlait d'un long tunnel étroit creuser dans la roche au nord du gouffre et permettant de passer de l'autre côté, ce passage était réservé a la famille royale pour fuir en toute discrétion en cas de nécessité et seule eux en possédait la clés. Ensuite Durïn se tourna vers le vieux mage.

-Je n'en attendais pas tant de votre part ! Et c'est pour ma part avec un grand réconfort que je reçois vos paroles et qui serais je pour refuser l'aider d'un envoyer des dieux ? Je ne peux que vous ouvrir les bras en signe d'amitié et vous remercier encore pour votre aide qui nous sera, j'en suis sur, très précieuse.
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MessageSujet: Re: [Amon Lanc] Une rencontre aux flambeaux   Ven 2 Sep - 11:02

Sylandra avait espéré que Durin, avec son âge et ses connaissances, comprendrait son manège et la soutiendrait... La subtilité n'était cependant pas le point fort des Nains, et le Roi sous la Montagne commença d'abord par l'invectiver avant de réfléchir soudain sur l'individu qui était arrivé face à eux, et qu'il nomma d'un nom qui confirma plus encore qu'elle ne l'aurait cru les soupçons de la jeune femme : Radagast le Brun. L'un des cinq magiciens qui étaient venus en Terre du Milieu depuis l'Ouest, lors du Troisième Age. Au moins son intuition et sa mémoire ne l'avait pas trompée, et elle regagnait quelque peu la face. A ses côtés, son cousin affichait une mine perplexe : Radagast n'avait guère une bonne réputation dans le Rhovanion. Au mieux était-il connu comme un sage, capable de quelques tours, mais nullement comme un homme puissant. C'est d'ailleurs ainsi que semblait le considérer le jeune Neithan, puisqu'il s'adressa à lui poliment, mais fermement, lui demandant de les laisser tranquilles, et qu'il le recevrai le lendemain pour l'écouter. La jeune femme eut un soupir : après tout, le Northman était le Roi en cette demeure, aussi elle n'ajouta rien. Cependant, un magicien ne se déplaçait probablement pas pour rien, et il était possible qu'il ne se laisse pas éconduire de la sorte.

Toujours était-il que Neithan ne comptait pas laisser au magicien le temps de protester, car ils tracèrent leur route dans l'instant, ne laissant à Sylandra que le temps d'adresser un poli signe de tête au magicien avant de suivre le mouvement. Ils arrivèrent dans une grande salle, aux allures mêlées de bibliothèques et de salle de réunion. Après s'être installée, Sylandra observa avec intérêt la carte, tout en écoutant le discours de Thormir. L'état des lieux impressionna, rassura, et inquiéta Sylandra, le tout à la fois. Près de 10 000 hommes levés par les Northmen ? Elle qui pensait que les Northmen n'avaient pas les moyens de mener une guerre, il semblait qu'elle s'était trompée. En revanche, elle en venait à se demander dans quel but ils avaient bien pu entraîner un si grand nombre d'hommes, alors que la menace des orques ne s'était dévoilée que récemment, et la réponse ne parvenait qu'à l'inquiéter.

Alors que ça allait être au tour de Durin de répondre, la jeune femme sentit un léger picotement, accompagné d'une brise. Elle commençait à tourner la tête, lorsque l'encre de la carte sembla se volatiliser, au moment où une nuée de corbeaux étaient apparus dans la pièce. Du coin de l'oeil, la jeune femme avait vu le coupable, que les autres aperçurent bien vite également : Radagast. Celui-ci s'avança, et fit la leçon à Neithan, avant de se représenter, et d'expliquer les raisons de sa présence. La jeune femme nota intérieurement tous les détails qu'il donnait sur son identité et son histoire : il serait intéressant, une fois rentrée, de faire des recoupements avec ce que les documents de Fort Nenuial contenaient.
Elle était en revanche, également intriguée par les paroles du magicien. Y avait-il, derrière les coulisses, une force maléfique qui tirait les ficelles, peut-être similaire à Sauron lors des deuxième et troisième âge ? A moins que... Sylandra secoua la tête : elle réfléchirait à tout cela plus tard, mais elle se promit tout de même d'en demander plus au Brun par la suite.
Face à cette proposition, le Roi des Nains s'empressa d'intervenir en la faveur de Radagast, rappelant que lui-même et Neithan étaient des exemples d'êtres de nature magique. La jeune femme hocha la tête : elle avait entendu les discussions au sujet du combat du jeune homme, et les légendes sur les Durïn n'étaient pas totalement inconnues des plus érudits de la Compagnie Grise – et elle-même s'intéressait beaucoup à tous ses alliés potentiels. Elle décida de venir appuyer le Seigneur Nain.


-Je soutiens les propos du Seigneur Durin, Roi Neithan. La Compagnie Grise n'est pas qu'un ordre de chasseurs d'orques et de trolls : les plus dévoués à notre cause sont également des érudits, et la puissance des Istari ne nous est pas inconnue. Gandalf, ou Mithrandir, comme l'a nommé Radagast, était un ami des fondateurs de mon Ordre, et il était l'un des êtres les plus puissants à avoir foulé le sol de la Terre du Milieu durant ces derniers millénaires. Je ne doute pas un instant que les pouvoirs du magicien Brun soient du même acabit, ou peu s'en faut.


Une fois que la présence du magicien soit forcée de la part de deux des participants, le Nain revint à la stratégie, déployant l'inventaire de ses forces. Lui également pouvait déployer près de 10 000 nains, peut-être même plus. La chose était tout aussi impressionnante, mais pas nécessairement aussi surprenante que pour les Northmen : dans l'histoire, on savait que grande était la part des nains qui savaient se battre. Il présenta une petite merveille : un pont mobile, qui permettrait de traverser le gouffre – un obstacle majeure à toute tentative de conquête de la Moria. Elle se montra également fort intéressée par le passage secret mentionné par le seigneur d'Erebor : certains de ses hommes, et son bras droit en particulier, seraient tout à fait aptes à ce rôle.
Pensant à ses forces, la jeune femme se tourna vers son cousin, qui hocha la tête : si elle voulait intervenir, c'était probablement le moment.


-Ahem. Puis-je ? Demanda-t-elle, s'adressa particulièrement aux deux seigneurs.

Cela ne faisait pas de mal de faire preuve d'un peu de respect et de politesse après tout. Elle attendit que les deux Rois se soient tournés vers elle pour qu'elle continue :

-Je crains malheureusement ne pouvoir offrir de forces aussi grandioses par le nombre que les vôtres. En tout et pour tout, je devrais pouvoir mobiliser un peu plus de quatre cent hommes de Mormethronn et de Fort Nenuial, ainsi qu'une vingtaine d'ingénieurs de Gwaegond. Mais ne doutez pas de la force de mes hommes : quand il s'agit d'affronter les créatures du Mal, quelles qu'elles soient, les membres de la Compagnie Grise sont les plus entraînés qui soient. Nous avons développé des armes et tactiques très efficaces pour affronter tant gobelins que trolls, que nous nous ferons un plaisir de vous montrer. Barid ?

Quand il fut appeler, le marchand hocha la tête et prit la parole :

-Lorsque Sylandra m'a annoncé la situation concernant la Moria, j'ai pris les devants et fait l'inventaire de mes ressources. Au vu des nombres en jeux, sachez que si la situation devait s'éterniser, et que la bataille devait se transformer en siège, je peux faire parvenir des vivres pour un mois au maximum, au cas où il y aurait un manque. Le coût éventuel pourra être négocié après la victoire, mais mes prix sont généralement loin d'être prohibitifs.

Barid était connu dans le Rhovanion comme un des marchands itinérants les moins chers qui soit. Le fait qu'il parvienne malgré tout à faire les bénéfices suffisants pour annoncer être capable d'acheminer un mois de vivre pour une armée était peut-être un mystère plus grand que ne l'était la magie de Radagast.

-J'aimerai ajouter également quelques points, reprit la commandante. Tout d'abord, Seigneur Durïn. Vous n'êtes pas sans savoir que mon Ordre a entamé des négociations avec vos confrères des Montagnes Bleues, je présume. Si vous le voulez bien, j'aimerai rouvrir également des négociations avec vous, par le Mont Gundabad. J'aimerai également réaliser avec les Nains un partage de nos connaissances technologiques. Si vous êtes intéressé, je pourrais vous en parler plus en détail, mais je suis persuadée qu'un tel échange nous sera bénéficiable à long terme.
« Maintenant, Seigneur Neithan. Il y a plusieurs siècles de cela, les Northmen et les rôdeurs étaient alliés. Moi-même suis un exemple de cette ancienne alliance : bien que ma famille vive en Arnor depuis que les rôdeurs ont été expulsés du Rhovanion par l'Empire, nous nous considérons toujours comme des Northmen. J'aimerais renouer cette ancienne alliance. Je ne demanderai qu'une seule chose : autorisez à nouveau ceux de votre peuple qui le souhaiteraient à rejoindre la Compagnie Grise. En échange, je mettrai en place les moyens afin d'instaurer des patrouilles et des camps, de telle sorte que nous puissions intervenir rapidement si quoi que ce soit venait à menacer vos villages. Je précise d'ailleurs, qu'une partie de ces mots est aussi valable pour vous, Seigneur Durïn : la Compagnie Grise n'est pas un ordre d'Hommes, mais un ordre des Peuples Libres. Nous donnerons le meilleur accueil aux membres de votre peuple qui nous rejoindraient. »


La jeune femme se retint de préciser que la Compagnie Grise avait un elfe dans ses rangs, au Gondor : ça n'aiderait pas vraiment sa cause, loin de là.
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