Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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Nous recherchons ardemment un Tuor Eladar, envoyé des Valar !
Rumeur : le Patriarche du Culte du Soleil, dans la Cité Sacrée d'Akkar en Lointain Rhùn aurait été corrompu par les suppôts de Morgoth. Cela pourrait mettre fin à des siècles de conflits religieux en Rhùn, et pourrait permettre aux Orientaux de s'unir contre l'Empire.
Les Envoyés des Valar, Gandalf, Tuor et Fingolfin viennent de débarquer à Osgiliath.
Parmi les chevaliers et les aventuriers de toute sorte, une rumeur circule : l'Intendant Aranir d'Ithilien aurait réuni des fonds pour organiser un tournoi spectaculaire commençant au solstice d'été !
Les Northmen viendraient de briser leur isolement, concluant un pacte d'alliance avec Durïn VII.
La Compagnie Grise recrute désespérément de nouveaux membres...
Promotion sur le Vieux Toby de la Comté sur le marché de Gwynhelm à Edoras
Le tristement célèbre Purion le Pervers, Seigneur des Pinnath Gelin, vient de clamser ! Avis aux jeunes demoiselles du royaume, le coeur de son héritier Gilion est encore à prendre !
Les pillards nomades sévissent de plus belle en ce printemps ! Le Roi du Gondor Aglahad II de Dol Amroth a promis de prendre des mesures drastiques.
"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 All hail da emperor

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MessageSujet: All hail da emperor   Mar 23 Fév - 18:47

550 de large
Isildur Telcontar


Présentation
Âge 138 ans
Peuple Dùnedain
Lieu de naissance Osgiliath
Localisation Osgiliath
Allégeance Empire des Terres du Milieu
Rang Empereur de la Terre du Milieu, Roi du Nord
Parenté et personnes proches
Descendant d'Elessar Telcontar, et par lui d'Elendil d'Andunié. Il est le fils d'Amandil, lui-même fils d'Aranir Telcontar. Il a épousé Neiriel de Harondor, et se trouve être ainsi l'oncle par alliance de son Intendant, du côté maternel de ce dernier. De Neiriel il eût trois enfants, dont l'un fut mort-né. Les deux autres sont Arwen, sa fille aînée, qui a épousé Aglahad, prince de Dol Amroth et d'Umbar ; et Barahir, son seul fils, héritier au trône de l'Empire. L'Empereur compte deux de ses anciens tuteurs parmi ses proches conseillers, Posca, lettré né en Bellakar, et Sullion, rejeton de la haute noblesse du Gondor et expert en maniement des armes. Cependant l'homme en qui l'Empereur a le plus confiance, c'est Meneldil, gardien de l'épée des Rois : il l'a pris sous son aile depuis son enfance, et a été comme un tuteur pour lui, l'emmenant à la guerre et lui apprenant l'art de commander dès son pus jeune âge.
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Mon prénom Chris
Mon âge 20 ans
Je fais du RP depuis 2006

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Background

Mon nom est Isildur, de la maison Telcontar. Mon père, mon grand-père, et ses ancêtres avant lui, ont régné sur le monde depuis que mon aïeul Elessar a vaincu Sauron. Ma dynastie a œuvré pour la paix, et pour la gloire des Hommes de l’Ouest depuis qu’elle est née. Nous offrons notre vie pour le bien public ; nous n’avons d’allégeance qu’envers notre peuple. Ceux qui lui causent du tort, étrangers ou sujets, simple particuliers ou seigneurs, nous les punissons. Mon grand-père Aranir me disait que les rois comme les esclaves n’avaient pas le choix, ils étaient nés pour servir. Il avait tant raison : mon existence a été toute entière tendue vers cette exigence, la nécessité de servir ma nation. C’est son travail acharné qui a permis à mon grand père de rétablir la gloire de notre Empire : ce travail use notre corps, creuse nos cernes et émousse nos nerfs, mais il grandit notre âme et lui donne un éclat éternel. C’est pour la gloire de l’Empire, en tant que prince-héritier et aîné de ma fratrie, que j’ai appris notre histoire, que j’ai appris à guerroyer et à exercer ma raison. De tous les maux qui peuvent assaillir un homme, ceux qui le poussent à ne servir que soi-même sont les pires : la cupidité et la couardise, le lucre et la luxure, l’égoïsme et la vanité doivent être bannis du tempérament d’un empereur. Aussi, ai-je toujours voulu enseigner ces valeurs à mes enfants, amenés à régner. A cet âge déjà mûr, où je prends la plume, je ne peux que constater que j’ai grandement échoué, et ne peux être pessimiste que pour les temps qui s’annoncent. Je crains que mes enfants ne s’entredéchirent entre eux et n’amènent mon Empire dans la ruine et les ténèbres.

Pourquoi écrire mes mémoires ? Je veux enrayer ce funeste destin, transmettre ce témoignage à mon successeur pour lui donner la force de combattre ce qui approche. Je veux que celui qui me lise puise un peu de cette sagesse que j’ai du tenter d’acquérir au cours de toute mon existence.
J’ai vu la nuit noire qui s’approche, j’ai plongé mes yeux de mortels dans les siens. Nous ne faisons que deux sortes de rêves : je ne distingue pas fantaisie et cauchemar, mais je distingue les rêves que nous faisons éveillés et ceux que nous faisons endormis. Il me semble que mon existence entière ne fut qu’un doux sommeil, jusqu’à ce que le rêve que je fis la nuit dernière m’en éveillât. Je me trouvais dans le Nord, dans ma tour d’Amon Sûl. J’étais dans ma salle de travail au sommet, celle qui est circulaire et pavée de marbre blanc. Entre les piliers qui soutenaient la coupole du plafond, les grandes fenêtres de verre étaient toutes ouvertes, et donnaient sur les étoiles. Subitement, les étoiles s’éteignaient une à une, et la bannière à l’arbre blanc sur champ de sable, qui était dressée dans un coin de la salle prit soudainement feu et se réduisit en cendres. Me trouvant dans les ténèbres les plus totales, flottant comme un aveugle dans la nuit noire, je vis deux yeux énormes illuminant une face monstrueuse s’approcher de moi : ces deux charbons ardents me fixaient et leur vue me glaçait. Un râle terrible m’enveloppa, et je sentais au sein de ce bruissement sinistre comme une voix qui murmurait. Ma tête tournait, et tout à coup mon cœur fut submergé des émotions les plus terribles, et je sentais tous mes désirs et toute la noirceur de mon âme être extirpée de moi, et étalée devant mes yeux. La colère bouillonnait en moi, la haine jaillissait comme une source d’eau chaude, le désespoir faisait frissonner ma peau comme un vent glacé ; et soudain je n’étais plus qu’envie, cette envie irrepressible de jouir de l’existence, et de détruire tout ce que je consommais. J’étais comme la flamme, qui brûlait de tout consumer et de retourner dans l’ombre et de devenir néant. Je compris que la vie d’un homme ne tenait qu’à ce nous pouvions consommer et détruire, et que si nous cessions de le faire, nous allions mourir. Je me retrouvais enfin confronté au néant, entouré d’ombre, et ayant consumé tout ce qui se trouvait à l’intérieur de moi je n’étais plus rien. J’étais devenu la Nuit, j’étais devenu le Néant. Alors les deux yeux de charbon réapparurent, et j’entendis alors à nouveau cette voix, qui n’étais plus un murmure, mais un son langoureux et subtil. Je ne l’entendais pas à travers mes oreilles, mais je l’entendais à l’intérieur de moi. « Je suis Melkor, disait-il, je suis ton Démon intérieur. Tu ne peux vivre sans moi. Laisse-moi vivre à travers toi, et jamais plus tu ne verras le désir te consumer et t’éteindre, jamais plus tu ne seras un être souffrant. Je te donnerai tout. Le monde, la vie et la jouissance éternelles. Je suis ton humble serviteur, le serviteur de tes désirs, ô toi le Maître du monde qui peut tout accomplir. »
J’entrevis le pouvoir suprême entre mes mains, ce pouvoir suprême que mes ancêtres avaient échoué à conquérir. De la Belegear à la mer orientale qui mouillait les terres des Syrkakar au-delà des Montagnes Rouges, le monde entier m’appartenait. Les légions de l’Empire, accompagnées de démons noirs qui inspiraient la terreur, écrasaient les Orientaux. Elles descendaient en chantant vers le sud de notre monde. Les sables chauds du Harad n’étaient pas un obstacle pour les terribles légions de l’Empire. Et quand tout le monde fut enfin conquis, les tributs et les fidèles sujets affluaient vers la capitale d’Osgiliath, devenue une mégapole plus prospère que jamais. L’or coulait à flot, les architectes élevaient des bâtiments d’une taille telle qu’on n’en avait jamais vu. L’ordre et la paix avaient été apportés à la terre entière, sous la coupe d’un tyran sage et bienveillant. Et tout d’un coup, dans la même tour, je me vis en train de parler au même dieu noir que maintenant, et je découvrais le secret de la vie éternelle. Alors je me réveillai en sursaut.

Je m’approchais de la balustrade de mon balcon. Une brise fraîche soufflait sur Osgiliath en cette nuit de printemps. La ville semblait si paisible dans la nuit. Les navires étaient immobiles dans le port. Le fleuve coulait paisiblement, comme il l’avait fait depuis des millénaires. Je songeais souvent à ce que rien n’incarnait tant notre race humaine que ce fleuve. Sur l’Anduin et ses rives, les hommes avaient commercé et cultivé la terre depuis des générations. Leur existence s’écoulait comme lui inlassablement vers son terme, sans qu’il soit possible de la suspendre ou de revenir en arrière, à moins de causer un grand trouble et un grand débordement dans l’ordre de l’univers. Non, je ne souhaitais pas la vie éternelle. Bien qu’empereur, je devais vivre mon existence en tant qu’homme. Et je ne pouvais pas céder aux vices et aux passions ténébreuses pour augmenter le pouvoir que le destin avait bien voulu faire échoir sur moi.
Ce rêve m’avait troublé. J’étais certain alors qu’il ne s’agissait pas simplement d’un rêve mais d’une vision. Une ombre terrible approchait. Je ne savais pas ce qu’elle était ou ce qu’elle voulait, mais j’avais le pressentiment qu’elle était d’un grand pouvoir et que ses intentions étaient mauvaises. Cette nuit-là je pris ma plume, décidé à écrire mes mémoires. Je devais, par l’introspection, essayer de trouver des clés qui me permettraient de répondre à l’avenir. Mes actions du passé devaient définir mes actions futures. Ainsi je pouvais affiner mes vertus, pour agir avec prudence. Je pris ma plume et commença à écrire à la lueur d’une bougie.


"Quand je naquis en l’an 862 du Quatrième Âge, l’Empire était tout autant en proie à la guerre qu’aujourd’hui. Mon grand-père Aranir Telcontar avait gagna la guerre de la Confédération Orientale et défait les armées coalisées des Vorgani, Kykuria et Kyrkarii qui avaient soulevé la province Logath et la province Urgath contre l’Empire. Pour la première fois nos armées combattaient des mercenaires orques, qui avaient été recrutés par la Confédération. La haine de l’Empire avait été le ciment de cette union, et nous ne pouvions pas compter comme à notre habitude sur la désunion des peuplades orientales pour les vaincre et maintenir la paix à nos frontières. Toutes les provinces à l’Est de la mer de Rhùn étaient tombées. A Osgiliath, la Diète des Seigneurs de Gondor et d’Arnor s’était réunie. L’autorité de l’Empereur avait été sérieusement remise en cause. A cet époque le conflit dynastique entre les maisons de Dol Amroth et d’Ithilien était encore vivace dans les esprits. Si Aranir ne voulait pas risquer son trône, il lui fallait contre-ataquer. Après cinq années de défaites successives, l’alliance avec les Variags fournit à mon grand-père le tournant qu’il attendait dans cette guerre. On avait réuni une importante somme d’argent pour racheter les mercenaires orques. Ceux-ci combattaient désormais aux côtés des Variags. Les Variags avaient ainsi envahi le territoire voisin des Kyrkarii, contre lesquels ils avaient de lourds griefs. Pendant ce temps, des légions fraîchement levées en Gondor et en Harondor marchèrent vers le territoire des Asdriags, situé au sud de la mer de Rhùn. Mistrand fut prise au terme d’un siège de deux ans. La contre-attaque s’embourbait, et l’Empire manquait de fonds pour poursuivre la guerre. Mon grand-père leva un nouvel impôt au grand mécontentement de notre peuple. Pour renflouer ses finances, l’Empire pilla la riche cité de Mistrand et la garda pour lui, au grand mécontentement des Variags. Dans les dernières années de la guerre, nos légions reconquirent les provinces perdues et pénétrèrent loin dans le Rhùn, semant la crainte parmi nos ennemis. Les Kyrkarii et les Kykuria furent forcés de payer un tribut. Rancunier, et ayant en tête les menaces que certains seigneurs avaient proférées contre sa dynastie – bien que l’Intendant se soit révélé irréprochable – mon grand-père eût un coup de génie. Il choisit d’utiliser le lustre et l’orgueil de l’Intendant contre lui. Il ordonna la construction de deux immenses citadelles sur les versants orientaux des Montagnes de Calendor, pour réaffirmer la toute-puissance de l’Empire dans la région. Celle-ci se fit aux frais exclusifs du Calendor, pour un coût faramneux. Ainsi l’équilibre des puissances fut renversé au bénéfice de mon grand-père.
La paix impériale devait se révéler longue et prospère. Je naquis ainsi au cœur de celle-ci. J’avais toujours tenu mon grand-père en haute estime. Celui-ci passa le plus clair de son temps en Arnor, dans les dernières années de sa vie. La paix avait été rétablie, et il était lassé d’Osgiliath. Les affaires courantes en Gondor et en Calendor avaient été laissées à l’Intendant : mieux valût qu’il soit occupé par les tracas incessants de l’Empire plutôt qu’il ne passât son temps à ruminer dans ses forteresses toutes neuves. Ainsi il pourrait difficilement fomenter de rébellion. Pendant ce temps mon grand-père renforçait la puissance de l’Arnor, avec l’aide de son fils Amandil, qui était devenu Roi d’Arnor dès que mon grand-père avait accédé au pouvoir. Encore adolescent, j’avais eu l’occasion de voir la ville d’Osgiliath et de voyager dans le sud. J’avais vu la belle ville d’Umbar et m’étais pris d’amour sur les côtes du Sud. Ce fut l’âge des premiers amours. J’avais rencontré cette jeune noble au teint mat, Naëlsté, et je ne devais jamais oublier son souvenir. Je ne savais pas que mon grand-père avait déjà prévu un autre mariage. J’étais jeune et insouciant, épris de poésie. Mais mon esprit rationnel me reporta bientôt sur la philosophie. J’étais passionné par l’histoire récente et ancienne, et mon sens aigu du devoir me fit rechercher des exemples parmi mes ancêtres. Parmi eux, c’était Elessar Telcontar, né Aragorn, qui je devais admirer le plus. Confronté à l’adversité, il n’avait jamais perdu espoir. Combattant hors-pair, il avait renoncé à une vie paisible à Fondcombe pour mener une dure vie. Il devait encore sacrifier sa clandestinité pour accomplir son destin de Roi, et ce faisant se révéler un meneur d’hommes hors pair et un souverain sage et aimé. Sauron ayant été vaincu, c’est lui qui permit à l’âge des hommes d’advenir.
Mon grand-père me fit rappeler à Annùminas en 885 alors que j’avais 23 ans. Je dis au revoir à mon amour de jeunesse ; je ne savais pas alors que c’était un adieu. Moi aussi, j’aurais à faire des sacrifices pour le plus grand bien. J’appris que je devais épouser Ioreth de Rhudaur, dont le père Carnion était un seigneur influent en Arnor. Mais notre mariage ne fut pas heureux. Mon épouse se révéla longtemps infertile. Je me mis à préférer la chaleur d’un livre au coin du feu à la sienne. Elle m’ennuyait profondément, et j’avais l’esprit ailleurs. Jusqu’à ce que j’atteigne l’âge de 28 ans, je devais rester constamment aux côtés de mon père, Amandil, afin qu’il me forme à sa succession à la tête du Royaume d’Arnor. Moi qui avais aimé le soleil du Sud, je me pris d’amour pour ce pays pluvieux et froid où j’avais passé les premières années de ma vie. C’était après tout le pays d’Aragorn. La mentalité des gens d’Arnor était fort différente de celle du sud : les gens de Gondor et de Nen Umbar étaient davantage raffinés, et portés sur les choses luxueuses. J’avais toujours porté ces choses en dégoût, car elles dévoient les hommes du seul bien véritable qu’est la vertu. A cette époque là, je lisais pour la première fois Girion de Tolfalas, un grand penseur du huitième siècle de notre âge, qui avait écrit de nombreux traités sur la vertu et sur l’organisation politique. À son sens, la stabilité de la société reposait sur la vertu plus que sur la force du souverain, seul capable d’imposer l’ordre. Des prérogatives impériales trop larges ne pouvaient qu’accentuer l’attrait de la fonction et encourager les guerres civiles, comme cela avait été le cas entre Dior de Dol Amroth, à la tête des seigneurs de l’Ouest, et Barahir d’Ithilien en 672 QA. L’Empereur devait servir d’exemple et avoir un rôle d’arbitre entre les seigneurs : son autorité morale et politique lui permettait de les juger dans son tribunal ad hoc et de régler leurs différends avant qu’ils ne mènent au conflit armé. Aussi Amandil Telcontar devrait faire le choix de confier la couronne du Gondor à Minardil, mon frère cadet. Depuis son domaine, l’Empereur dominait la politique de l’Empire et ses fils gouvernaient en son nom. Ainsi l’Empereur avait les mains libres pour traiter les affaires qui concernaient l’intérêt général : dans les faits cela signifiait que l’Empereur avait la mainmise sur le pouvoir militaire et qu’il menait les longues campagnes contre les Orientaux, tout en garantissant la sécurité aux frontières de l’Empire. L’Intendant l’assistait dans cette tâche. Pendant ce temps, les seigneurs du royaume étaient libres d’appliquer la politique qu’ils voulaient, dans le respect des édits et décrets impériaux.

A 28 ans, je devais enfin prendre la tête du Royaume d’Arnor. Je fus sacré à Fornost : mon père posa la couronne sur ma tête. C’était au mois de mai, peu après le sacre d’Amandil Telcontar. Ma femme Ioreth était à mes côtés, et pour la première fois nous eûmes quelques temps heureux. Le devoir devait me rappeler rapidement : je croulais sous les affaires courantes, et je faisais uniquement confiance à mon conseiller et ami Posca, un homme lettré qui m’avait suivi quand j’avais quitté Umbar. Cinq ans plus tard, j’étais roué à la politique et déjà quelque peu lassé, mais j’accomplissais mon devoir avec sérieux. Cependant de noires nouvelles me parvinrent de l’Est. Le royaume de Khand, notre allié, avait subi un coup d’état et s’était rebellé contre nous. Les Variags avaient massacré notre garnison. L’Intendant Beleg avait lancé une chevauchée punitive immédiate, et fait raser trois cités. Cependant il finit par être encerclé, après que sa ligne de vivre fut coupée parce qu’il s’était trop enfoncé dans les terres. Notre armée n’en réchappa qu’à grand prix, et Beleg dut se réfugier dans sa citadelle de Minas Runya où il subit un long siège. Mon père était courroucé : pour rajouter à cette humiliation, un vent de liberté avait soufflé sur les provinces de Proche Rhùn : les Asdriags étaient retourné dans le giron du Royaume de Khand après la prise de Mistrand en 897. Les Urgath se soulevèrent en même temps et repoussèrent notre garnison. Les armées de mon père furent battues deux fois cette même année, à Burh Arkaton et Tirith Thoron. Une partie de ses troupes furent bloquées dans le Royaume du Nord, où il craignait une révolte opportuniste. Les escadrons impériaux firent de nombreux morts dans ces contrées en répression, geste qui aliéna une partie des soutiens que l’Empire avait dans ce royaume, et que mon père devait amérement regretter. Cependant le temps n’était pas à la réflexion : le conflit s’enlisait, mon père n’ayant pas assez de force à proximité pour mener une contre-attaque réussie, et les Orientaux n’osant pas s’enfoncer plus avant. Pendant deux ans, ils festoyèrent dans nos anciennes provinces, et se rirent de nous, en profitant de leur butin. Les forteresses de l’Intendant, réputées imprenables, étaient ravitaillées par les montagnes. Au prix de l’honneur de notre Empire cependant.

Mon père Amandil rongeait son frein, mais il avait un plan. Il demanda à mon frère Minardil et moi-même de lever de nouvelles légions dans nos royaumes, et de les faire garnir à Osgiliath. Je menais l’ost d’Arnor au port de Lond Daer, où elle devait embarquer dans un long voyage pour le Gondor. En 899, trois ans après le début du conflit, nous rencontrâmes les armées orientales à Tirith Thoron, là même où nous avions été défaits. L’armée de Rhùn fut complètement rasée ce jour là, et les chefs de guerre des Urgath, des Kyrkarii et des Kykuria furent tous capturés pour être exécutés à Osgiliath. Le même jour les éoreds des Deux-Marches libéraient l’Intendant après 3 ans de siège. Cela nous prit deux années de plus pour rétablir l’Empire dans ses anciennes frontières : nous recapturâmes Mistrand en 900 et Urgash en 901 ; nous devrions attendre encore quelques temps avant de rétablir la stabilité qui existait à l’époque de mon grand-père. Toutes ces années là, je les passais au front, avant que je ne sois rappelé en 902 en Arnor pour régler le problème des famines à l’arrière, qui avait causé le mécontentement des populations pendant la guerre.

Mon père devait encore mettre les finances de l’Empire à contribution. Il décida que ces incursions orientales devaient cesser, et il le décida avec tout le gigantisme de notre race. De 903 à 917 fut lancé un grand chantier, pour construire le Rammas, que les hommes appelaient couramment le mur d’Amandil. Ce long mur joignait les Montagnes de Dorwinion aux Ered Lithui. En punition, les provinces reconquises devaient fournir la main d’œuvre. Ainsi l’Empire était complètement clos, et dès lors les incursions sur notre territoire devaient cesser. Une deuxième lignée de fortifications fut postée sur la rivière Drakûn, qui se jetait dans la mer de Rhùn à Mistrand. Cependant les Urgath se soulevèrent et engagèrent des mercenaires orques pour stopper la construction du mur. Ils furent stoppés par les vétérans de mon père et par l’Intendant, qui les prit par revers en descendant de Minas Morna. Les Sagath qui avaient pris les armes contre les envahisseurs furent récompensés pour leur fidélité, et certains d’entre eux devaient monter dans l’armée de mon père à des fonctions de prestige.

Lorsque le mur fut construit, mon père devait mener une politique plus souple. Il soudoyait systématiquement les peuples qui se soulevaient et menait des frappes chirurgicales pour placer des hommes relativement fidèles à la tête des diverses tribus. C’est vers cette époque que fut fondée l’Arbre Noir, organisation secrète chargée du renseignement et des opérations secrètes. Ses agents furent déployés partout en Rhùn pour surveiller les agissements des Orientaux et tuer dans l’œuf toute nouvelle coalition. Au bout de 30 ans, voyant le succès que ces hommes de l’ombre avaient remportés, il étendit leurs opérations à tout l’Empire, et les agents de l’Arbre Noir devaient surveiller dans l’ombre tous les potentiels traîtres, et rendaient des rapports sur les meilleurs moyens de renforcer la sécurité dans l’Empire. Le chef des opérations intérieures en Arnor était Heruin, dit Naugrim, le Nain, mais il ne fallait pas se fier à sa petite taille. Je savais aussi à cette époque que mon père avait la sagesse de surveiller assidûment ses fils, au-delà des rapports que nous lui faisions sur l’état de son Empire. Bien que j’en fus quelque peu vexé, je le comprenais. Je devais appliquer la même méthode une fois au pouvoir : déléguer ne signifiait pas fermer les yeux.

Je finis par divorcer de Ioreth qui ne m’avait pas donné d’enfant. Vers cette époque j’avais pris le jeune Aranir d’Ithilien comme écuyer, et je le considérais comme mon propre fils, à défaut d’en avoir un. Aranir était destiné à devenir mon Intendant, et ce lien allait sans nul doute être bénéfique pour l’Empire. J’étais célibataire, et âgé déjà de 88 ans. Mon père s’inquiétait de cette situation, car il me fallait un héritier : aussi arrangea-t-il un mariage avec Neiriel de Harondor, la jeune sœur de l’Intendant. Ce mariage devait resserrer les liens dans notre famille, et il fut pour le moins heureux. En 955 QA, Neiriel donna naissance à ma fille Arwen, qui se révéla être le portrait craché de son ancêtre, et ses soupirants devaient la nommer Tinuviel. Cependant ma fille avait un esprit retors, derrière son innocence apparente, et en cela elle était loin des beautés de marbre des ballades des bardes. Deux ans plus tard, Neiriel mourut en couches en donnant naissance à mon fils Barahir. Fou de douleur, j’éloignais mon fils de ma présence, et le confiait à des nourrices à Annuminas. Il devait passer son enfance à Osgiliath avec son grand-père Amandil, et je me disais qu’ainsi il serait formé dès le plus jeune âge à son futur rôle d’Empereur, mais la véritable raison était que son visage me rappelait toujours celui de sa mère.

La fin du règne d’Amandil fut relativement paisible. La guerre ne nous avait pas frappé depuis des décennies, et seuls les légions en poste aux frontières de l’Empire devaient affronter les Orientaux et les Suderons dans des conditions extrêmes. Amandil ne parvint jamais à regagner Urgash, et il dût se contenter se soudoyer les Urgath et fomenter des complots. Mistrand obtint le statut de ville-franche : sa fidélité à l’Empire fut assurée de cette façon. Les dernières années de son règne, Amandil fut frappé d’un mal terrible. Il était devenu cynique et imprévisible, et notre Empire fut coupable de crimes regrettables. Il confia de plus en plus de pouvoirs à l’Arbre Noir et leur laissa le champ libre pour torturer et tuer des traitres potentiels, qui se seraient sûrement révélés innocents ou peu dangereux si on les avait laissés tranquilles. Il fit brûler des villages en Rhôvanion et en Proche Rhùn, certains par pure gratuité, et il fomenta une campagne pour conquérir le Val d’Anduin, qui nous aurait coûté cher en ressources et en hommes. Cependant la démence eût raison de lui avant que ce projet fou ne voit le jour. L’Intendant devait exercer de facto la fonction impériale pendant trois ans, jusqu’à ce qu’Amandil meure en 990 et que je prenne le titre d’Empereur des Terres du Milieu. On me sacra sur l’île de Tol Gilthioniel, à Osgiliath, comme le voulait la tradition. Je couronnais mon fils Barahir à Fornost, avec une certaine appréhension, car celui-ci semblait atteint du même mal et de la même cruauté qui touchait mon père à la fin de sa vie, bien qu’elle soit adoucie par la vigueur de la jeunesse. Comme je n’avais pas de fils cadet, mon frère Narmacil continua à assurer la royauté du Gondor. Quand il mourut en 995 QA, ma fille Arwen épousa le jeune prince Aglahad de Dol Amroth, à qui je confiais le royaume du Gondor. Pour nombre de seigneurs, cet acte était d’une légitimité discutable, mais je n’en avais cure. Ce jeune homme m’était acquis, au contraire de mon propre fils, et j’avais besoin de soutiens solides à l’arrière dans les temps difficiles qui s’annonçaient.

En effet la paix d’Amandil, nous le sentions, était sur le point d’être rompue. Une guerre s’annonçait : ses participants n’étaient pas encore connus, mais son spectre était certain. Les frontières s’agitaient, et les agents de l’Arbre Noir étaient débordés. J’avais dû écarter nombre de ses agents qui avaient commis des crimes pour Amandil, et ses rangs avaient pris un certain temps avant de se renouveler. A l’Est, un mage puissant qui se faisait appeler l’Ombre de Morgoth avait pris le contrôle du culte du soleil, dans la ville sacrée d’Akar. Ce secret connu de peu ne devait dire qu’une seule chose : maintenant que la lutte entre les fidèles du soleil et de Morgoth était terminée, les divisions entre les Orientaux pouvaient être surmontées. Au Sud, des rapports m’apprenaient qu’un jeune prince Suderon était le descendant du Roi-Serpent, et qu’il viendrait réclamer son titre et mettre le Gondor à feu et à sang. Ces semi-légendes n’étaient pas sans causer de grandes inquiétudes. Le devoir se faisait chaque jour de plus en plus lourd, et je me sentais vieillir. Parfois la mélancolie me guettait, et je pensais que ma mort serait un cataclysme : la nouvelle génération n’était pas encore assez mûre pour prendre les reines de ce monde hostile."





Apparence

L'Empereur est pour ainsi dire la caricature du parfait Numénoréen. Ses cheveux sont noirs, ses yeux couleur gris océan, et il est quasiment imberbe. Il est de haute taille, mesurant deux mètres de haut.Il a une corpulence relativement maigre : son corps est habitué aux jeûnes, aux longues veilles, aux voyages et aux travaux stressants. Son beau visage est souvent accablés de soucis. Des rides ont commencé à apparaître sur son front. Sur son avant bras et son épaule, on peut distinguer quelques cicatrices, souvenir de ses premières campagnes militaires. Pour le reste, le timbre de sa voix est assez doux, même si ses paroles sont souvent cinglantes et lapidaires.
Tempérament

L'Empereur pourrait être défini par un seul mot : la rigueur. Son âme est droite, et il ne s'écarte jamais de ses principes. La parole qu'il donne est une parole d'honneur, et ce trait de caractère n'a pas encore été corrompu par la politique. Bien sûr, l'exercice du pouvoir suprême demande des sacrifices et des compromis : mais Isildur se plaît à penser qu'un Empereur peut, s'il le veut, faire preuve en toute occasion de clémence, de tempérance et de justice. Il en va de la survie de l'Etat. En cela il applique les préceptes des moralistes Girion de Tolfalas et Hyarpend Umbarion. Il voue un amour sans fin à sa fille Arwen, mais ses sentiments à l'égard de son fils Barahir sont plus nuancés. Il regrette amèrement que celui-ci ne partage pas sa philosophie et celle de son grand-père Amandil, du moins avant que celui-ci ne sombre dans la folie.

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Dernière édition par Isildur Telcontar le Lun 13 Juin - 3:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: All hail da emperor   Mar 31 Mai - 17:56

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MessageSujet: Re: All hail da emperor   Lun 13 Juin - 3:40

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MessageSujet: Re: All hail da emperor   Ven 17 Juin - 13:10

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All hail da emperor
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