Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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Parmi les chevaliers et les aventuriers de toute sorte, une rumeur circule : l'Intendant Aranir d'Ithilien aurait réuni des fonds pour organiser un tournoi spectaculaire commençant au solstice d'été !
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"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 A la croisée des chemins.

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Quatrième Maréchal de la Marche
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MessageSujet: A la croisée des chemins.   Mar 21 Mar - 16:18

Le bruit des bottes accompagnait le cliquetis du fer contre les hanches des hommes d'armes, comme un tambour régulier contre le sol sale des faubourgs. Dunlenburg s'éveillait à peine et l'on croisait encore des guetteurs torches à la main, car le soleil se montrait à peine. Un vent glacé venait secouer les bannières de la cité, présage nordique.

Sous la pâle lueur d'une lune déclinante, l'aube annonçant le règne journalier de la lumière, les hommes d'Eomund se dirigeaient d'un pas vif vers les hauteurs de la cité. Au sommet de la colline sur laquelle était agglutinée la glorieuse cité de Dùn trônaient le château du Jarl et le Hall des corporations. En somme tout le pouvoir économique et civil local, et tout le gratin de la cité s'y concentrait. A cette heure-ci le quartier était peu agité. Des travailleurs s'affairaient déjà, se dirigeant vers les différents marchés de la ville pour y installer leurs échoppes, et seuls les fermiers, en dehors de l'enceinte de Dunlenburg, étaient déjà dans leurs champs.

La cité se réveillait doucement, et l'on entendait le bois des volets craquer, les bourgeoises ouvrant grand les fenêtres de leurs bâtisses. Les mendiants descendaient vers la basse-ville et les marchés. Le Guet faisait sa première relève de la journée, congédiant la garde de nuit pour un repos bien mérité. Eomund ne venait que rarement à des heures aussi matinales dans la cité de ses ancêtres, lui qui préférait l'admirer depuis les remparts de son fort, sur les contreforts des Monts Brumeux. Mais aujourd'hui, sa présence était requise, en effet, il avait fort à faire dans la cité des corporations.

Cette nuit, ses patrouilles les plus nordiques avaient confirmés l'arrivée d'une colonne étrangère. Venue du Nord, l'on y voyait bannières naines et nordiques, et elle avançait d'un bon pas vers les Deux-Marches. Une partie de ses hommes s'étaient joints à eux pour les escorter jusqu'à la cité. Leur arrivée était tout à fait attendue, cela faisait plusieurs missives que le Maréchal et le Jarl s'échangeaient en vue de celle-ci. Tous deux avaient été mis au courant à la fois par ces visiteurs mais aussi la couronne. Ils iraient sûrement jusqu'à Edoras rencontrer le Roi, et Dunlenburg serait leur première escale sur cette longue route. La raison précise de leur venue ? De la diplomatie, et la création d'une ambassade. Eomund n'était pas dans les petits papiers de la couronne concernant les relations extérieures et il était plutôt au fait des affaires internes, alors il ne savait pas ce dont il allait être question entre Etheldred et ses hôtes. Certainement plus qu'une simple ambassade, on ne faisait pas autant de route pour de simples formalités diplomatiques. Quoi qu'il en soit, il devait faire bonne figure aujourd'hui. Il allait être le premier officiel à accueillir les étrangers, et avec l'aide du Jarl il leur garantirait une hospitalité plus que décente à Dunlenburg, ainsi qu'une escorte jusqu'au fief royal. Il les accompagnerait certainement lui-même jusqu'à Eorlingham, dans la Trouée. Voilà bien longtemps qu'il n'avait pas visité le Joyaux des Deux-Marches et vu de ses propres yeux cette cité magnifique, symbole du renouveau du royaume et de sa nouvelle puissance commerciale. C'était aussi la croisée des chemins, entre l'Enedwaith et les Marches originelles du Rohan.

Le Maréchal gagnait enfin les hauteurs de la ville, alors que le soleil commençait à s'élever au-dessus des chaumières. Le bruit du fer résonnait tandis que les forgerons le battaient. La volaille s'égosillait. Enfin Dunleburg tout entière se levait et bientôt la vie jaillissait dans ses artères.

La garde effectuait quelques manœuvres sur l'esplanade de la citadelle, devant la demeure du Jarl, un magnifique manoir à la croisée entre les arts dunlendings et rohirrims, resplendissant par sa sobriété et ses gravures de bois. En contrebas, les Halls des corporations étaient déjà pleins de vie et l'on pouvait apercevoir dans la ville basse la fumée des manufactures qui se peuplaient d'ouvriers.

Saluant le capitaine du Guet, Eomund franchit les portes du manoir où il était attendu. Dans la Grand Salle, les hommes du Jarl avaient fort à faire et mettaient en place le buffet pour les arrivants. Ils installaient tables immenses et bancs de bois massifs. L'on amenait tonneaux de vins et de bière, tandis que montait des cuisines l'odeur de mets appétissants. Tous connaissaient la réputation des nains, et savaient qu'il leur faudrait quantité de victuailles, sans compter que les habitants de Dùn n'étaient pas en reste en ce qui concernait la boisson et l'appétit. Le repas promettait d'être joyeux, et cette activité exceptionnelle faisait le bonheur des éleveurs de bétail et autres traiteurs. Les boucheries avaient eu fort à faire ces derniers jours, tout comme les brasseries locales.

Le Jarl vint à sa rencontre et ils échangèrent les formalités habituelle, tandis qu'ils se réfugiaient dans son bureau pour y parler dans un environnement plus calme. Tout semblait en bonne voie pour accueillir leurs visiteurs, et les hommes d'Eomund avaient renforcés la garde pour la durée de leur séjour en ces terres. L'Enedwaith était plutôt sûr ces derniers temps, mais l'on était jamais assez prudent. Le Maréchal n'avait aucune inquiétude quant à la sécurité de Dunlenburg, la région étant très militarisée avec la proximité de son fort et quartier général dans les montagnes à l'Est de la ville. Cependant il se ferait une priorité d'escorter les diplomates jusqu'à Eorlingham et la Trouée du Rohan, dont l'embouchure était une zone plus sensible. Route commerciale vitale, véritable artère du royaume et croisée de ses deux provinces, elle attirait un trafic marchand phénoménal venu des quatres coins du royaume mais aussi de la Terre du Milieu, et donc, en conséquence, de plusieurs bandes de malfrats qui arpentaient ses deux extrémités et tentaient de dépouiller les riches caravanes qui passaient par là. C'était l'une des zones d'activité principale d'Eomund, et il collaborait étroitement avec le Prince et Second Maréchal Adwig, siégeant à For-le-Cor, pour assurer la sécurité de la Trouée et ses deux embouchures, ainsi qu'avec la garde d'Eorlingham.

Les étrangers n'allaient pas être les seuls visiteurs, car Eomund avait également été prévenu la veille qu'un de ses confrères, le Maréchal Eorlund, allait se rendre à Dunlenburg aujourd'hui même. Ils seraient donc deux officiers royaux à recevoir les étrangers. Plus on est de fous, plus on rit, ne dit-on pas ? Par ailleurs, ce dernier ne devait plus tarder à arriver, ce qui permettrait aux deux maréchaux de s'entretenir avant l'arrivée imminente de la délégation étrangère. En effet son confrère venait en visite de courtoisie. Cela était commun entre maréchaux de se rencontrer en dehors des réunions martiales qui avaient lieues autour du roi à Meduseld. Cela permettait de renforcer la cohésion de l'armée et favoriser la collaboration entre les différentes eored. Leurs circonscriptions n'étant pas voisines, Eorlund et Eomund n'étaient pas amenées à se rencontrer souvent et le jeune maréchal devait avouer mal connaître son homologue qu'il n'avait eu l'occasion de cotoyer que lors des rassemblements auprès du Roi, peu ponctuels en des temps de paix comme ceux que le royaume vivait. Mais il lui semblait qu'Eorlund était un homme juste partageant de nombreuses valeurs avec Eomund, et il l'estimait.

Leur entretien nécessitait la présence du Jarl de Dunlenburg. En effet depuis les Troubles du Sang, la couronne n'appréciait guère les rencontres entre officiers aussi influents sans aucun moyen de savoir ce qui s'y passait, c'est pourquoi la présence de l'officier royal était requise. Cela n'était pas un soucis, l'homme royal en charge de cette cité n'étant pas des plus désagréables – bien qu'Eomund eut son lot de désaccord avec lui – mais c'était la coutume. Et y contrevenir déplairait à la couronne. Ils auraient l'occasion de se rencontrer en privé de manière plus officieuse si ils en avaient besoin. Mais tout ceci n'étant qu'une visite de courtoisie ils n'avaient pas lieu de s'affranchir des formalités habituelles, du moins pour le moment.

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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins.   Mer 5 Avr - 23:28

Eorlund détestait voyager, mais ils s'adonnaient souvent à rencontrer ses homologues maréchaux en parallèle de leurs devoirs respectifs. Eorlund et Eomund se rencontraient peu souvent, en vue de la distance entre Dunlenburg et Ronstone. Le Troisième Maréchal sait ce que vaut le Quatrième, notamment par l'héritage d'un tel honneur. Depuis les Troubles de Sang, ce dernier était assez réputé et honoré. Mais Eorlund aimait connaître ses alliés, leur caractère et leurs manières d'agir. Pendant ce voyage, le maréchal de Ronstone avait emmené son épouse, Merewyn. Il avait trouvé l'occasion bonne pour passer un peu de temps sans avoir constamment les politiciens et les militaires sur le dos. Il avait confié l'administration à Erkenbrand, un de ses amis, Svaringe, jeune homme très prometteur selon Eorlund, et Alaric, son frère et huissier. Il avait une confiance absolue en ses amis. Au final, il ne savait pas si Eomund avait une famille, ni quelles étaient ses manières de diriger entre autre, et encore moins s'il avait de bonnes relations avec son Jarl. Ce qui n'était pas le cas d'Eorlund.

Eorlund n'aimait pas beaucoup traverser les plaines du Rohan. Il faut dire aussi que la première fois qu'il a voyagé, c'était pour aller à Edoras afin de devenir Maréchal. Du coup, il se dit que ce genre de voyage peut porter chance. Ils arrivèrent à Dunlenburg plus  d'une semaine après leur départ, mais ils avaient pris leur temps, c'est vrai. Cette petite cité était accueillante, et esthétiquement intéressante, même si elle s'inscrit dans l'héritage direct des hommes du Pays de Dun, conquis il y a un millénaire par les ancêtres rohirrims. Eorlund aperçut quelques gardes, et la ville semblait active à cette heure-ci. Une fois en ville, Merewyn lui proposa de se promener dans la ville avant d'aller voir Eomund. Il accepta. C'était une bonne idée, il avait besoin de se vider la tête, et de se détendre après un long voyage. Et puis, il faisait beau, donc autant profiter du beau temps, même si Eomund possède peut être une terrasse pour accueillir ses invités sans devoir rester dans une salle close. Ce n'était pas le cas d'Eorlund, qui était très méfiant vis-à-vis de la curiosité de ses soldats. Profiter de la ville de Dunlenburg ne fut pas une mauvaise chose. Il s'était détendu, et puis certains purent reconnaître le maréchal de l'Est, et purent lui adresser un très léger clin d'œil. Finalement, ils prirent beaucoup plus de temps que prévu, s'isolant dans un joli coin de la ville. Il savait que son épouse manquait d'amour, et il voulait lui montrer qu'elle occupait une bonne part de ses pensées, d'où sa venue avec lui à Dunlenburg. Le temps s'écoula à une vitesse folle quand il était avec elle.

Eorlund finit par emmener sa femme au palais d'Eomund. Par logique formalité, Eorlund se défit de ses armes, et put entrer en compagnie de sa femme et de quelques gardes. Il y vit le Jarl de Dunlenburg, et Eomund lui-même. Il s'approcha d'eux et leur serra fermement la main. Eorlund était réellement curieux de rencontrer son homologue et de pouvoir discuter avec lui.

« Ravi de te rencontrer, mon cher. Décidément, on me disait beaucoup de bien de Dunlenburg, hé bien les rumeurs ne sont pas volées. Permettez moi de vous présenter ma femme, Merewyn, qui m'a accompagné pour ce long voyage. Ne vous inquiétez pas, elle se tiendra à l'écart de nos éventuelles réunions, si vous le souhaitez. »

Malgré sa bonne humeur apparente, Eorlund sentit un léger froid. Eomund semblait pensif. Le maréchal de l'Est n'aimait pas ça. Il se demandait bien ce qu'il se tramait.

« Je vous sens… ailleurs. Y a-t-il un problème, messieurs ?

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Roi du Nord ¤ Prote- cteur de Maethelburg
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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins.   Mar 11 Avr - 22:22

♦ WELNERIS de MAETHELBURG - Princesse du Nord

Le gros guerrier se moucha bruyamment. La troupe s’était réveillée bien avant l’aube, dans la givrée qui avait été soufflée par le vent à un moment ou un autre de la nuit noire. Le Pays de Dun était situé en contrebas des montagnes. Des chasseurs et des bergers trappus avaient remplacé les loups dans les collines rocailleuses. L’Enedwaith était une terre dure et hostile, qui contrastait avec le Val d’Anduin verdoyant qui était sa terre natale, et les riches contrées d’Eriador que Welneris avait traversé sous la tutelle de l’officier dépêché par le Roi Barahir. L’ambassade avait traversé le Glanduin par Ost-in-Edhil, dont la gloire avait été restaurée par Eldarion Telcontar. Welneris fut émerveillée par la beauté de la maçonnerie des hommes de l’Ouest, qui avaient rénové l’architecture elfique, en se la réappropriant. Les Nains lui avaient dit qu’Ost-in-Edhil était belle, mais que maintes citadelles de l’Empire la dépassaient en majesté et en beauté. L’un des Nains parla de la Cité Blanche, Minas Anor, aux portes de mithril…

L’émerveillement passé, Welneris avait ressenti un profond désespoir. Comment son frère parviendrait-il à repousser hors de chez eux ces barbares civilisés, capables de bâtir des citadelles aussi puissantes ? Ce petit pincement laissa rapidement place à la confiance qu’elle avait toujours eue en Birusmavi, et qui revint vite. Les Nordiques avaient eux aussi des alliés qui savaient tailler la pierre. Si Durïn VII avait confiance en Neithan, alors elle, sa propre sœur, devait avoir confiance aussi. Après tout, il leur suffirait de bouter les légions impériales hors de leurs terres ancestrales. Les cités de pierre étaient peut-être bien défendues, mais c’était la cavalerie nordique dans les plaines que l’Empire allait devoir un jour affronter. Le jour de son passage à Ost-in-Edhil, les soldats défilaient dans les rues, leurs armures étaient reluisantes, et on fit à la princesse du Nord un riche accueil. L’officier de Barahir avait voulu convier l’ambassade à Amon Sûl, et la faire passer vers Tharbad. Nuilïn et Welneris avaient poliment refusé. Wulca, le roué diplomate qui l’accompagnait – la chaporenait ? – lui avait conseillé d’en faire ainsi : Barahir ne cherchait qu’à connaître la raison de son ambassade en Rohan, et d’autre part à impressionner la princesse, pour mater dans le cœur des Nordiques toute velléité de revanche. Ost-in-Edhil n’était pas débordante de faste pour rien, ce jour-là.

La troupe avançait au trot en direction de Dunlenbourg. Les jambes des poneys n’étaient pas grandes. Les chevaux que leur avait offert l’officier de Barahir n’avaient pas pu tester leur célérité. Voyager avec des Nains était toujours une affaire burlesque. Mais donnez-lui une hache, un pic ou un sujet à propos duquel être têtu, et un Nain était tout de suite pris au sérieux. Les bannières de l’ambassade flottaient dans le vent, en direction de la cité. Bientôt ils traversèrent la porte, que les gardes Rohirrim avaient dû ouvrir à l’aube. En voyant des gardes à la barbe blonde, hirsute, et des cavaliers descendre la rue principale pour aller en patrouille, et les étals remplis de denrées qui affrontaient les hordes d’acheteurs, comme tous les matins de marché, Welneris sentit un pincement au cœur. Ce n’était pas le Nord, mais le Royaume des Deux-Marches y ressemblait beaucoup.


Des soldats de la Marche les conduisirent dans le centre de la cité. On leur enleva leurs chevaux, puis plus tard, leurs manteaux, et leurs armes. L’ambassade pût pénétrer dans le hall du jarl. Seuls restèrent armés les gardes du corps de la princesse. Ces derniers s’en allèrent bientôt, pour fraterniser avec leurs homologues. Wulca avait expliqué à Welneris la situation politique assez étrange en Rohan, dans les différentes maréchaussées. Le pouvoir militaire était retenu par les maréchaux, officiers nommés par le Roi, mais le pouvoir économique, et de justice, était entre les mains du jarl. Les seigneurs s’étaient vu dépossédés de leur imperium militaire suite aux Troubles du sang, et davantage encore depuis la jeunesse du roi Etheldred, qui avait vu une fronde se former contre lui. La princesse Welneris, accompagné de Nuilïn, salua le jarl de Dunlenbourg, le maréchal d’Enedwaith, ainsi qu’un brillant seigneur, que Wulca n’avait pu nommer. Ce seigneur avait pour sûr l’allure des gens du Rohan.
« - Salutations, répéta-t-elle. J’accepte avec gratitude votre invitation, messeigneurs. » Le hall était rempli de curieux, qui jettaient des regards. Certains hommes dévisageaient la jeune princesse. « Je suis Welneris, princesse du Nord, fille du défunt roi Neithan, quarante-cinquième du nom. J’apporte la parole de mon frère, et la nouvelle de son accession au trône du Nord. » Welneris remarqua qu’un courtisan du jarl avait fait les yeux ronds, en voyant prononcer le nom du Royaume du Nord, et non celui de Val d’Anduin, comme les diplomates de Maethelburg avaient pris l’habitude de faire. De plus, la nouvelle de l’identité du nouveau roi du Nord était elle aussi fraîche : par-delà le Vert-Bois et les Monts Brumeux, les nouvelles venaient au compte-goutte. « Quant à la raison de ma présence ici, quelque peu impromptue, je vais vous la donner. Le seigneur Nuilïn m’accompagne dans une ambassade pour rencontrer votre suzerain, le roi Etheldred le Juste. Nos familles royales ont jadis été liées par le sang, et je viens au nom du Nord pour raviver ces liens. Nos peuples eux aussi sont liés par l’histoire. Ni les Rohirrims, qui vinrent du Nord, ni les Dunlendings ne sont de la race des Dùnedain. La Terre du Milieu est notre patrie commune. Veuillez accepter ces présents. »
L’ambassade avait apporté des cadeaux pour s’attirer les faveurs des seigneurs du Rohan. Welneris remit un bouclier en bronze, finement ornementé, à ses hôtes, ainsi qu’un arc en frène du Vert-Bois, de riches tissus importés de l’Est, et des bouteilles d’hydromel de la meilleure cuvée.


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"Allons chercher l'ennemi :
Si je recule, tuez-moi ;
Si j'avance, suivez-moi ;
Si je meurs, vengez-moi !
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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins.   Lun 17 Avr - 4:47

♦ Nuilïn-Emissaire du peuple de Durïn


La compagnie d'homme du nord et de nains repris sa route en direction du sud et les terres des Méaras, cheveaux, Ôh combien réputés, et de leurs maîtres, les Rohirims. Ils traversèrent d’abord l'Eregion, nommé Houssaye par les hommes en raisons de la présence massive de houx dans cette région, non loin a l'est se dressaient, véritable rempart naturelles, les sommets des Mont brumeux sous lesquels s’étendaient le royaume de Khazad-dûm. Ses frères et les Northmens étaient en marchent pour une des grandes batailles de leurs temps, celles dignes de figurer dans les chants et les légendes. L'émissaire en était persuadé cette guerre si les peuples du nord la gagnaient, aurait un retentissement dans toute la Terre Du Milieu. La Compagnie passa par la grande Cité d'Ost-in-Edhil, apparement les impériaux c'étaient passé le mot, dès que la compagnie passer dans une cité ou non loin, cette dernière était décorée, et pleine d'activité, mais le summum de cette pièce de théâtre presque comique dans laquelle c'était lancé l'Empire fut atteint a Ost-In-Edhil ou l'armée défila et les diplomates furent même invité par l'officier en charge ce que bien sur ils déclinèrent poliment, tout du moins tant que des oreilles impériales furent a porter de voix.

-Tout ceci n'est que duperie, et paraîtra bien terne lorsque le Royaume de mes ancêtre sera de nouveau debout, la l'Empire découvrira le mot de grandiose et comme des enfants devant un gâteaux ils viendront baver a nos portes.

Le Nain fit un clin d’œil a la jeune femme avant de continuer leur marche en direction de Dunlenburg. Lorsque Nuilin posa les yeux sur la cité, son ambiance et ses habitants il remarqua malgré les différences tous les points commun qui unissaient les hommes du nord et leurs lointains cousin du sud, ici en Rohan on sentait encore la parenté qu'ils partageaient avec les Northmens. Tout comme les guerriers du nord, les Rohirims avaient quelques chose de sauvage, et indompté comme un cheval a l'état sauvage, grand et fier. Bientôt des gardes vinrent les guider a travers la ville pour les mener au palais ou les attendaient les Maréchaux . On leur confisqua leurs armes et les autres nains de l'ambassades partirent en vadrouille dans la ville pendant que Nuilin et Welneris pénétrèrent dans le grand Hall. Le Nain laissa la jeune femme commencer d'un signe de tête et pris la suite lorsque elle eu terminé.

-Salutation a vous, je suis l'ambassadeur Nuilïn et je porte la parole de mon roi, Durïn septième du même nom, grand roi des Nains. Ma présence ici est plus qu'une simple visite de courtoisie, je suis ici pour nous assurer et renforcer les liens qui unissent nos deux peuples, liens qui ont eu je pense pour nos deux peuples que des avantages et la cité d'Aglarond en est un puissant symbole ! Mais il n'y a pas que cela qui unissent nos deux peuples, nous partageons aussi des valeurs communes, l'honneur, la fidélité, la fierté et l'amour d'une certaine... indépendance sauvage, nous résistons naturellement quand l'on veut nous entraver et nous mettre des chaines.

Le Nain se tut un instant avant de reprendre.

-Ainsi voici quelques cadeaux que même a Aglarond vous auriez du mal a trouver.

Il y avait en tout et pour tout trois objets, le premier ou plutôt la première était une hache de bataille finement ouvragé et travaillé pour les combats montés, c'était un chef d'oeuvre de forge fait par les meilleurs artisans de la Montagne Solitaire, puis venait un heaume et une cuirasse spéciaux car ils étaient d'acier le plus solide ainsi que d'écaille de Drake que les nains avaient ici et la glaner dans le nord et enfin un diadème d'or et d'or blanc dans lequel était incrusté un magnifique émeraude taillé en forme de cheval

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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins.   Jeu 11 Mai - 16:45

Eorlund finit par comprendre. le jeune garde qui vint à la grande salle où s'étaient retrouvés les deux Maréchaux lui donna, certes involontairement, les réponses à ses interrogations. Une délégation étrangère se dirigeait vers Dunlenburg. C'est ce qui devait préoccuper Eomund. Le visage d'Eorlund, quant à lui, se grisa. Lui qui avait si craint l'Empire et tout ses problèmes, les voilà maintenant sur ses terres, les Plaines du Rohan, le Royaume des Deux-Marches. Le Maréchal d'Emnet avait tenu tête à tout ses proches pour garder une certaine distance avec la politique de l'Empire. Avec le Jarl de Ronstone, il entrait parfois dans des disputes ouvertes à ce sujet. "Seuls le commerce et l'aide mutuelle à la défense devaient subsister entre les deux alliés de toujours" pensait Eorlund. Rien d'autres. Mais le Jarl de Ronstone estimait qu'une politique conjointe, et un échange culturel permettraient de sceller l'alliance entre les Deux-Marches et l'Empire à jamais. Eorlund ressortit dehors, afin d'observer la délégation approcher de la cité des anciens pillards alliés de Saroumane, Dunlenburg. Il avait le regard sévère, et il contracta sa mâchoire. Le garde se tenait derrière lui, complexé par la situation, et surtout, attendant des ordres. Il balbutia "Monseigneur ?", où Eorlund ne lui donna pas d'importance sur le moment. Il finit par le regarder et lui demanda, d'un signe de tête, de s'approcher de la fenêtre.

« Regardez ! Regardez donc les problèmes arriver à grands pas sur nos terres… » lâcha Eorlund. Il posa sa main sur l'épaule du garde qui apporta la nouvelle tantôt. « Vous savez quoi faire : confisquez toutes leurs armes avant qu'il n'entre dans le palais. Je me chargerai moi-même de leur dire que leur visite est assez inopportune. »

Le garde s'exécuta et emmena quelques hommes à la sortie du palais, pendant qu'Eorlund rejoignit Eomund, toujours préoccupé. Du moins, c'est ce qui avait l'air d'être le cas. Les deux semblaient unanime pour que tous sortent de la salle, ou du moins se tiennent à l'écart de la discussion qui se profilait. Après de longues minutes d'attente et d'impatience, la délégation nordienne entra au palais, désarmé et guidé par les gardes rohirrims. Le Jarl de Dùn était assis sur son trône, Eomund à sa droite, et Eorlund, un peu devant lui. D'un geste de la main, le Jarl demanda le silence, après un brouhaha après l'arrivée des étrangers. Chuchotements, quolibets, huées, surprise et acclamation… tout avait traversé la salle avant que le Jarl ne se lève pour appeler au silence absolu. Il fit un autre geste pour que les intéressés s'avancent devant lui, et prennent la parole.
Une jeune femme prit d'abord la parole. Elle se présenta comme la Princesse Welneris, sœur du nouveau "Roi du Nord" dont la moitié du territoire était occupé par l'Empire. C'est la raison pour laquelle ce royaume du Nord était devenu le Royaume du Val d'Anduin, seul reste du fief sous l'autorité des Rois nordiens. Cette anecdote amusa Eorlund, mais il s'abstint de tout sourire, car la jeune femme offrit, ou proposa un titre que son frère n'avait pas. Il écouta la suite de son discours, mais ne se prononça pas. Il attendait que les nains n'achèvent les présentations. Il observa les cadeaux que lui proposaient les nains et les hommes. Le bouclier, l'armure, la hache… tout ceci rien que pour acheter la volonté d'un ou deux maréchaux, et surtout celle du Roi. En tout cas, force est d'admettre que ces cadeaux avaient de la valeur. Mais le sang des hommes du Rohan valait plus, jusqu'à présent, et Eorlund n'était pas prêt de sacrifier tout ça pour une armure. Le plus important était surtout de savoir si le Roi sera comme Eorlund. Ce dernier se frotta la barbe, et commençait à tiquer intérieurement, déglutissant sans cesse, notamment. Il regarda le jarl et le maréchal de Dun, et prit la parole, après un signe de tête en guise d'accord. Il prit solennellement la parole, d'une voix légèrement rauque.

« "Impromptue" est un mot fort bien trouvé, encore plus quand vous nous parlez d'un royaume, qui, encore aujourd'hui, est divisé entre le commerce avec l'Empire et de vieilles traditions issues des premières lunes du Troisième Âge. Cinq cent ans bientôt. Cinq cent ans que la moitié de votre territoire est aux mains de l'empereur. Vous avez attendu tout ce temps pour réagir ? Le temps pour une région occupé de prospérer par le commerce d'un "envahisseur" et de s'intégrer à l'Empire ? Le titre de Roi du Nord vous est encore hors de portée, à l'heure actuelle, alors parlez de ce que vous êtes, et non pas de ce que vous croyez, ou souhaitez être.

Eorlund avait fini par prendre un ton désagréable, parfois méprisant. Il ne mesurait pas ses mots, mais n'en pensait pas moins. Pour lui, le Nord s'est totalement soumis à l'Empire. Mais maintenant que les autorités impériales prévoient peut être de passer à l'action, les nordiens se décident enfin à agir. Pour Eorlund, il est trop tard, maintenant. Soit les zones occupés ont décidé de ne plus croire au Nord, et acceptent donc leur sort, soit ils se rebellent, et toutes les plaines du Rhovanion baigneront dans le sang des nordiens et de quelques soldats impériaux. Voilà pourquoi l'Empire est à craindre, et qu'il faut le "soudoyer" plutôt que de le violenter : pour le Rohan, il est trop fort. Stratégiquement, le Royaume des Deux-Marches n'a aucune échappatoire : l'Arnor à l'Ouest, et le Gondor à l'Est, tout deux principaux sièges de l'autorité militaire impériale. Toute trahison conduira à un assaut de dizaine de milliers de soldats sur les plaines du Rohan, venu de tout les côtés, et le nombre l'emporte souvent sur le reste.
Il regarda, à nouveau, le Jarl et Eomund, et reprit la parole, après s'être raclé la gorge.

« Quant à vous, maître nain, que gagnez-vous de plus à vous allier au Nord qu'à l'Empire ? Souhaitez-vous, vous aussi, voir le sang de votre peuple couler à flots dans vos montagnes, ou sur les plaines et cités de tout un Empire ? Vous pardonnerez ma franchise, mais l'Empire n'est pas plus mon ennemi que vous ne l'êtes. »

Le ton était toujours aussi désagréable, hautain et méprisant. Le Jarl scanda son nom, qui surprit toute la cour. Eorlund tourna la tête vers le jarl, qui le rappela à l'ordre, en plus de souligner qu'Eorlund n'était pas sur ses terres, et que le maréchal sur les terres de Dunlenburg était Eomund, même s'il a tout de même une autorité sur le territoire. Le Maréchal de l'Est tourna la tête vers son jarl, puis reprit la parole, d'un ton faussement plus poli, mais moins agressives, pour sûr.

« Vous venez ici nous parler d'honneur, de fidélité et d'amitié et j'en passe. Je ne vous jugerai pas, même si je sais que ma loyauté est sans faille. Je n'aime pas l'Empire et je ne m'en suis jamais caché non plus mais je respecte nos traités, et les termes de tout nos contrats. Cependant, à l'heure actuelle, vous venez ici, au Rohan, mêler nos terres et notre peuple à des problèmes qui n'ont jamais été les nôtres. Votre conflit, nous n'y avons jamais pris part. Nous sommes alliés à l'Empire, quoi qu'on puisse en dire, depuis un millénaire, et cette alliance a été scellée par serment prêté par le Roi du Rohan Eomer, et le Roi du Royaume Réunifié Aragorn, au début de notre Âge. Aujourd'hui encore, cette alliance subsiste : le Roi Barahir a épousé la sœur de notre Roi, même si elle est morte. »

Eorlund ne dit plus rien pendant un long moment. Son ton avait été beaucoup moins méprisant, mais toujours sec. Il se rapprocha du Jarl, qui le rappela à nouveau à l'ordre, car il se voulait bien moins sec que lui, et plus ouvert surtout. Le ton y était, mais pas la volonté, ni l'esprit d'accueillir, disait-il. Il lui demanda de faire attention à ses mots. Eorlund inspira un bon coup : une alliance comme celle-ci était démente, et il fustigeait intérieurement que quelqu'un puisse y penser. « Soit. » marmonna-t-il, las, et ne voulant pas entrer dans un conflit interne ouvert avec le Jarl. Le Maréchal se retourna vers les émissaires étrangers, et reprit la parole.

« Très bien. Proposez-nous, dans les détails, ce que vous attendez de nous, et d'une telle alliance. Je n'ai ni le droit, ni l'autorité pour vous jeter dehors, et, dans tout les cas, je n'irai pas plus loin que de vous rappeler votre position qui est la même que la nôtre : une faiblesse flagrante face à l'Empire. Sachez juste que ce dernier est d'une puissance inouïe, qu'il est stable, uni, que son autorité n'est remise en cause par personne, et que notre alliance est ancienne et ancrée dans l'histoire. Beaucoup de mes compatriotes se positionneront bec et ongle, chair et acier, cœur et âme au maintien de cette alliance. »

Eorlund joint les mains derrière son dos, et recula d'un pas vers le Jarl et Eomund, qui demeuraient silencieux. Les yeux furent rivés sur la délégation, dont la réponse jouera beaucoup sur l'issu de cette rencontre.

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Maréchal Eorlund de la Marche, Troisième du Nom, de Ronstone
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A la croisée des chemins.
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