Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 [EVENT] Le procès de la jeune fille

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MessageSujet: [EVENT] Le procès de la jeune fille   Ven 23 Déc - 20:56

♦ Matilda - Héroïne de la résistance

Matilda regardait le roi : ses yeux bleus étaient d’une tristesse profonde. Elle était à genoux, assise sur les dalles froides du palais. Ses lèvres ne tremblaient pas, elles étaient pincées dans une expression féroce. Ses mains sales étaient posées l’une contre l’autre, effleurant le sol. Sa jeunesse avait été une succession de malheurs : son père était mort sous les drapeaux de l’Empire, dans une escarmouche contre des brigands Variags. Sa mère s’était vue refusée la pension de l’Empire car ses parents n’avaient pas eu le temps de se marier. Celle-ci avait contractée le typhus alors que Matilda n’avait que 6 ans, et depuis elle avait arpenté les rues. Toute sa vie, elle s’était sentie trahie, par son pays et par l’Empire auquel son père avait donné la vie. Elle avait volé pour manger, et tué pour ne pas être violée. A 15 ans, elle était entrée en résistance. Elle avait rejoint un groupe de jeunes gens pilotés par une certaine fraction de la noblesse hostile à l’Empire, les Washa et les Katyl, et désireux de s’emparer du pouvoir. Avec sa beauté et sa détermination, elle était devenue un symbole pour les démunis. Depuis quelques mois, elle harranguait les foules dans les rues. Il fallait égorger les bourgeois, disait-elle. Il fallait bouter l’Empire en dehors de leurs terres ancestrales. Il fallait restaurer la gloire de la royauté, vampirisée par tout son entourage. Le Roi était désormais devant elle. Matilda le contemplait avec admiration.
L’huissier de justice déclama d’une voix lente les chefs d’accusation.
« - Détention d’arme, vols à multiples reprises, propos subversifs, sabotage d’un transport de marchandises impériales. La dénommée Matilda, de lignée inconnue, comparait de façon immédiate devant la justice royale pour des faits commis avant-hier, aux environs de huit heures du soir, contre un convoi de marchandises possédé par le sieur Valarion, citoyen de l’Empire des Terres du Milieu. La prévenue a été appréhendée en possession d’alumettes et d’un couteau, dont elle n’a pas fait usage. Elle s’est laissée appréhender sans opposer de résistance. »
Lorsque l’huissier eut fini de parler, le roi grommela.
« - Qui se porte avocat de la défense ? »
Matilda baissa les yeux. Qui voudrait bien défendre une roturière de moindre importance comme elle ?

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MessageSujet: Re: [EVENT] Le procès de la jeune fille   Jeu 29 Déc - 21:02

♦ Gwenia Promyl - Cadette de la Famille Promyl

La belle Gwenia Promyl était la plus jeune fille de Golfrid Promyl, désormais trop vieux pour assumer ses fonctions. Étant la dernière de sa famille, la jeune femme n'avait pas de responsabilité dans sa maison, désormais converti au Culte du Soleil. Gwenia était connu dans le royaume d'Urgath pour sa générosité, sa beauté et sa sagesse, malgré son très jeune âge. On pouvait facilement dire qu'elle se trouvait proche du peuple, favorable lui aussi à la propagande anti-impérialiste du Culte du Soleil. La jeune femme assistait impatiemment au jugement de la petite fille, qu'elle connaissait bien d'ailleurs, pour l'avoir déjà rencontré dans la rue, alors qu'elle donnait espoir aux plus démunis. Hier au soir, la jeune fille avait été arrêté, dans le silence et la discrétion. L'affaire ne s'était pas ébruité, elle avait juste disparu du jour au lendemain sans laisser aucunes traces.

L'Empire s'était-il assuré de faire taire cette petite gênante, ou est-es-ce la volonté du Roi ? Peu importait, Gwenia avait rapidement informé le clergé du Culte du Soleil, déjà dans la cité, afin qu'ils s'assurent que cet outrage à la plèbe, ne reste pas impuni. Des prêtres allaient et venaient dans les rues, cognant aux portes pour informé les endormis ou les enclavés. La rue grondait déjà, alors que le soleil venait de se lever. Le Grand Prêcheur, envoyé par le Patriarche lui-même, adressait des sermons sur des autels improvisés. La grande place se remplissait toujours plus à chaque minutes, les prêtres chevauchaient jusqu'aux villages environnants, espérant atteindre les confins de royaume avant la fin de semaine.

L'huissier de justice cita les chefs d'accusations devant l'assemblée présente. Certains étaient scandalisés, d'autres s'en foutaient mais beaucoup étaient silencieux. Qui aurait l'audace de s'exposer devant tous, pour prendre la défense d'une petite fille sans importance, coupable aux yeux de la justice, avant même d'être arrivé ici. Ce fut Gwenia qui se leva en effectuant une révérence devant son Suzerain.

« Gwenia Promyl. Je m'engage à défendre la victime, devant vous tous afin que notre Suzerain ait les cartes en main pour faire le bon et juste choix. Cette jeune femme est effectivement accusé par de lourdes charges, c'est indéniable. Mais, votre Majesté, j'aimerai avant toutes choses, m'entretenir avec elle pour en savoir plus sur elle, son histoire et même ses motivations. C'est pourquoi, je demande à ce que la séance soit reporté dans quelques heures. La justice est une chose importante dans un royaume, mais je suis certain que votre Majesté se montrera clémente envers cette pauvre enfant qui mérite, quoi qu'elle ait fait, le droit de se défendre. Merci votre Honneur. »

*** DÉCISION MJ ***

Le plan de la jeune femme s'était passé comme elle l'espérait. Comme on lui avait demandé, elle avait gagné du temps pour que le Grand Prêcheur achève son œuvre dans la capitale du Royaume. De plus, elle avait longuement discuté avec la jeune fille, qui s'avérait être une enfant noble et courageuse, se battant pour ses idéaux, qui se croisaient avec ceux de la noblesse. Le Roi avait, dans sa grande générosité, ajourné la séance de 24 heures afin de défendre le droit à la justice. Gwenia avait bien utilisé son temps, cherchant autour d'elle des gens susceptibles de la soutenir.

« Votre Majesté, j'aimerai, avant toutes choses, vous raconter une histoire, qui je suis certaine, saura vous toucher. Imaginez … une petite fille aux yeux bleus, aimant ses parents, aimant la vie. Toute jeune, elle vit partir son père au front, sous les drapeaux de l'Empire et ne revint jamais. Dès lors, sa vie devint misère et famine, comme beaucoup d'autres sujets de votre Royaume. Mais me direz vous, l'Empire accorde une pension pour ses braves soldats, tombé au combat, n'es-ce pas ? La mère n'y eut pas droit, puisque le service obligatoire se présenta quelques mois avant le mariage. Cette dernière, mourut du typhus alors que la jeune fille n'avait que 6 ans, la laissant seule et sans rien. Seulement les yeux pour pleurer et des jambes pour vagabonder dans les rues. Mais le calvaire de l'enfant ne s'arrêta pas là, non, loin de là. Toute sa vie, elle vécut dans la misère, suite à l'ignoble trahison d'un Empire qui se prétend « bon ». Toute sa vie, elle a dû voler aux riches pour survivre, car c'est ainsi qu'aujourd'hui, le bas peuple peut subsister. La bourgeoisie s’enrichit sur le dos des pauvres, et la pauvreté dans votre Royaume, Majesté, n'a jamais été aussi grande de mémoire d'homme. A l'âge de 12 ans, la jeune fille dût tuer un homme, pour éviter qu'il ne la viole ! »

La jeune femme fit une pause dans son histoire, balayant la foule de son regard, regard qui finit sa course dans les yeux de son Roi.

« Votre Majesté, cette histoire, c'est l'histoire de beaucoup de jeunes filles dans les territoires Impériaux, ou même ici, dans le Royaume d'Urgath. C'est une réalité et je ne puis qu’attester d'une chose : Le système dans lequel nous vivons tous, celui qui privilégie l'argent à l'humain, qui privilégie l'étranger à son propre sang, son propre peuple, a échoué dans ses responsabilités. Je ne vous accuse pas, Majesté, je vous sais bon et sage, mais les serpents qui murmurent, ne répondent qu'à l’appât du gain. Je suis une noble et je ne puis qu'assurer que je n'aurai jamais survécu comme la jeune Matilda l'a fait, malgré ses erreurs, ses mauvais choix. J'ai grandi dans le luxe, la gloire de ma famille. J'ai eu une éducation, des parents. Vous aussi, votre Majesté, mais ce ne fut pas son cas. Elle a dû survivre dans un ressentiment de haine envers ceux qui l'ont trahi. Ce que vous a promis l'Empire n'est que poudre aux yeux. Depuis des années, la noblesse tente de défendre ses intérêts, naturellement, mais elle cherche aussi à vous protéger de certains conseilles mal avisés. Quoi qu'on en dise, il vous reste des amis et des alliés dans ce Royaume. Fiez-vous à votre sang plutôt qu'à des étrangers. »

« Aujourd'hui, ce n'est pas qu'une simple enfant, observant avec émerveillement et respect son juge. Il s'agit de la réalité, de ce qui se passe dans les rues de votre royaume. Cette jeune fille croit en vous, comme nous tous. Et je suis persuadé que vous ferez le bon choix, car même si vos conseillers ne voient que l'or et la richesse, je suis certain que vous y voyez l'avenir de votre peuple, car c''est ce qu'elle représente : l'Avenir. Le peuple est en colère, mais pas après vous. Le peuple dénonce un système qui enrichie les riches et appauvrit les pauvres. Certes, il en a été de tous temps, mais la situation n'a jamais été aussi critique que maintenant. »

« En ce midi, je ne m'adresse pas à vous en tant que noble, ni en tant que Promyl. Majesté, vous m'avez vu grandir à la capitale, vous m'avez vu dans les rues à aider les pauvres. Je ne suis pas hypocrite et ce que je vous dis aujourd'hui, je le pense et je le ressens. Je m'adresse à vous en tant que citoyenne du Royaume d'Urgath et je suis fière de revendiquer mon appartenance à votre royaume. C'est pourquoi, je demande humblement, à ce que cette jeune femme soit graciée pour ses fautes. Je m'engage à l’éduquer et à la prendre pour fille. Je lie mon destin au sien et je remet ma vie entre les vôtres. C'est injuste, certes, mais la vie l'est, l'histoire de cette jeune fille l'a démontré. Quel que soit sa sentence, nous la partagerons, que ce soit dans la joie et la postérité, ou dans la mort et l’au-delà. Je vous remercie de votre attention. »

Le visage grave, elle se rassit dans le silence.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Le procès de la jeune fille   Dim 8 Jan - 17:55

♦ Cahal Grunric - Bourgeois et Notaire Urgath

Petite catin. Toi et toute ta famille de nobles arrogants et démagogues. Qu'elle était divertissante en insultant la bourgeoisie, jalousant les véritables intellectuels du pays face à la pauvreté de sa noblesse pitoyable. Les Promyl représentaient un temps révolu, un temps où ces barbares avaient le droit de vie ou de mort sur quiconque, où ils effectuaient volontiers le droit de cuissage sur les plus belles filles de leurs provinces, où ils étaient des chefs de guerre craints et puissants. Désormais, ils n'étaient plus qu'une noblesse décadente qui disparaîtrait bientôt dans l'oubli avec leur religion pitoyable. Cahal caressa son menton, son imposant menton, il écoutait pensif la défense de cette jeune et délicate noble.

Un procès ridicule, un procès royal pour une simple roturière qui était en plus de cela une terroriste qui s'attaquait aux convois. C'était encore une volonté de cette reine stupide qui voulait sans doute faire pencher son Roi du côté des mendiants, la seule utilité de ce procès était d'en faire un exemple, un exemple qui serait soit en faveur des honnêtes serviteurs du Roi et des amis de l'Empire ou au contraire, en faveur des criminels et des nobles barbares. Cahal n'était pas un bourgeois ordinaire, il était spécialisé dans les affaires juridiques et avait une bonne réputation, non seuleument auprès de la bourgeoisie mais aussi auprès de l'entourage royal, pour avoir plusieurs fois réglés des affaires de cet ordre pour le Roi et ses minions.

L'imposant bourgeois était aussi un exemple de l'opulence des classes émergentes des villes face à la décadence nobiliaire, son embonpoint ne pouvait que témoigner de l'aisance dans laquelle il vivait. Pourtant, il n'avait pas débuté dans la richesse comme tout ces nobles et certains bourgeois, il avait forgé son propre destin, de roturier, il était devenu un bourgeois qui méprisait ce genre de mendiants qui se plaignait de leur pauvreté sans rien faire pour s'en sortir. Elle parlait de la malheureuse qui n'avait plus de parents ? Pauvre petite, il en viendrait presque à pleurer. Alors que la jeune noble terminait son discours et sa défense, le bourgeois applaudit faiblement de ses deux mains avant de se lever sous le regard de la cour, après tout, il avait plusieurs fois été affilié à la justice royale, maintenant, il s'assurait que cette justice soit appliquée et que le Roi ne fasse pas d'erreurs :

« Emouvante défense ma demoiselle. Mais Votre Majesté, ne s'agit-il pas ici du procès d'une fille de la rue, d'une fille qui a choisie les armes plutôt que la parole, qui vient de confesser, devant nous tous, le meurtre d'un homme et sans doute celui de beaucoup d'autres. Survivre ? Allons, si les couches basses de notre société devait tuer pour survivre, cela ferait bien longtemps qu'il n'y aurait plus d'âmes qui vivent sur nos belles terres. Dites moi, faisons nous ici le procès de l'Empire ? Le procès des classes émergentes qui ont apportés la richesse aux terres Urgath, quoi qu'on en dise ou bien le procès d'une meurtrière doublée d'une terroriste ? Ne comparons pas des amis du Royaume et ses honnêtes citoyens avec des criminels. »

Le bourgeois attendit quelques secondes, le temps que l'assemblée imprime bien son message, il posa ensuite ses deux mains sur son ventre avant de reprendre :

« L'histoire de cette jeune fille est misérable, je la plains, sincèrement. Mais il n'y a aucune excuse, aucuns malheurs, qui puisse excuser le fait de tuer ou de s'en prendre à autrui pour lui apporter le malheur. Je connais bien le Sieur Valerion pour les nombreux voyages qu'il a effectué dans notre belle capitale, c'est un homme bon qui a toujours été compréhensif avec les gens avec qui il traitait, qui a souvent fait des gestes envers ceux qui avaient des difficultés à payer. Cette jeune fille choisit donc, pour se venger, de s'en prendre à un homme honorable.

Votre Majesté, si une meurtrière venait à être libérée, qui sait combien d'autres hommes elle tuera, qui sait combien d'autres hommes perdront des biens à cause d'elle. Les honnêtes commerçants de cette cité, petits ou grands, permettent à celle-ci de prospérer, au peuple de vivre et laisser une femme qui souhaite s'en prendre à eux, à détruire leurs approvisionnements provenant d'autres terres serait une grave erreur, pour le bien du Royaume Urgath et pour l'importance de notre justice. Autrefois, les chefs de clan régnaient en maître, ils dictaient leur propre justice et faisaient tout ce que bon leur semble. Votre Majesté soit loué, nous ne sommes plus dans cette ère d'obscurantisme, ceux qui manient l'épée ne sont plus les maîtres tout puissant du royaume, il existe une justice garantie par un souverain éclairé. »


Le bonhomme fit quelques pas en direction de l'accusée et l'observa quelques instants avant de continuer :

« Mon Roi. Nous ne sommes pas ici sur un marché aux esclaves, nous ne sommes pas ici pour offrir un animal de compagnie, excusez moi du terme, à une jeune noble en manque d'affection. Car pour cette dernière, il ne semble que ce ne soit qu'un jeu. La justice n'est pas un jeu, la justice est un droit sacré et par ce procès, l'accusée en profite. Je ne demanderais pas la peine de mort, bien qu'elle put être légitime, qu'elle purge sa peine dans nos prisons, qu'elle se rachète par la sueur de son front, le travail forge les hommes et les femmes. Si cette femme aime réellement son pays, alors elle se soumettra à la justice et ne demandera pas de traitement de faveurs. Ne bousculons pas notre tradition pour le caprice d'une enfant, proclamons un jugement équitable Votre Majesté. »

Cahan fit une petite révérence devant son souverain avant d'aller se rasseoir, non sans lâcher un sourire narquois à son opposante.

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MessageSujet: Re: [EVENT] Le procès de la jeune fille   Mar 21 Mar - 0:40

♦ Wosh Kurmen - Roi des Urgath

Ce procès commençait à ennuyer le Roi : il était devenu une tribune publique pour les deux factions de sa cour. La jeune noble, Gwenia Promyl, récemment convertie à la religion des prêtres du Soleil, s’était lancée dans une plaidoirie enflammée. Cette jeune fille, disait-elle, était victime d’un système. Elle était le produit d’une tragédie, qui avait pour source les règles trop strictes de l’Empire dans l’attribution des pensions militaires. En présence des ambassadeurs de l’Empire, le Roi commençait à être nerveux. Les imprécations de la jeune femme étaient trop véhémentes.
« - … l'ignoble trahison d'un Empire qui se prétend bon »
Le Roi l’interrompit :
« - Dame Promyl, c’est une plaidoirie, pas une tribune politique, cessez vos diatribes. »
Cependant la noble continua son discours enflammé. Elle mit en évidence des problématiques telles que la pauvreté du peuple, au sein du royaume Urgath. Ce type de discours étaient également dangeureux, mais pas pour le Roi. C’était à la bourgeoisie désormais d’être mal à l’aise. Les bourgeois desséraient le col de leur pardessus. Sur les sièges de la cour de justice certains nobles ricanaient.
« - La pauvreté dans votre Royaume, Majesté, n'a jamais été aussi grande de mémoire d'homme. »
A ce moment des nobles applaudirent franchement : Godric Katyl, qui honorait Morgoth en secret, ainsi qu’Arik Sacha, dont la maison était plutôt neutre, mais qui se trouva sensibilisé par ce discours. A cette époque, une haine de la bourgeoisie s’était ancrée parmi la noblesse. Bran Kron, compagnon de sang du Roi avait une moue victorieuse, bien qu’il restât silencieux.
Cependant des propos de la jeune femme causèrent un autre incident.
« - Même si vos conseillers ne voient que l'or et la richesse, je suis certain que vous y voyez l'avenir de votre peuple, car c''est ce qu'elle représente : l'Avenir. »
A ce moment là la Cour entra dans un déchainement tel qu’il n’était plus possible pour la jeune femme de parler, ses phrases se perdaient dans le brouhaha.
« - Le peuple dénonce un système qui enrichie les riches et appauvrit les pauvres. »
Ce à quoi un bourgeois répondit : « Pourquoi tu ne donnes pas tes deniers au peuple Promyl ! »
Et un autre : « C’est un scandale ! » Mais Gwenia Promyl continuait.
« - Majesté, vous m'avez vu grandir à la capitale, vous m'avez vu dans les rues à aider les pauvres.
- La catin se roule dans la boue ! »
Puis soudain on entendit la promesse que fit la jeune noble.
« - Je m'engage à l’éduquer et à la prendre pour fille. »
Le silence revint tout d’un coup, la Cour était comme calmée. Le Roi était resté silencieux, pendant que ses compagnons du sang criaient pour obtenir le silence. Wosh Kurmen était très soucieux. Sa décision ne serait pas une décision de justice, mais une décision politique. Faire disparaître le problème en envoyant la jeune fille vivre que Gwenia Promyl était une bonne idée. Cependant un tel acquittement serait très mal vu de la part de l’Empire : mais à vrai dire, Wosh n’en avait que faire. Les réprimandes de l’ambassadrice Druselia peuvent se régler sur l’oreiller. Ce qui inquiétait le Roi, c’était la véhémence des propos de Gwenia. Il ne lui faisait pas confiance pour empêcher la jeune Matilda de causer un nouvel incident. A vrai dire, il la soupçonnait d’être l’instigatrice de tout cela. Mais l’heure était venue d’entendre le réquisitoire du procureur royal, un bourgeois bien ventripotent, Cahal Grunric, qui avait construit sa fortune dans le négoce, et dont la richesse s’était étrangement convertie en graisse. Ces bourgeois fascineront toujours sa majesté.

Son argumentaire était simple : d’un côté l’honnêteté, le peuple travailleur qu’il fallait louer ; de l’autre la criminalité, les individus qui voudraient justifier leurs vices par leur pauvreté, et qu’il fallait écraser. Cependant, son discours était-il un discours de justice, ou un discours politique lui aussi ? Le gros bourgeois en profita pour tacler la noblesse, et ceux qui faisaient indûment le procès de l’Empire. Cahal Grunric était davantage roué que la jeune noble : il ne défendait pas l’Empire, il défendait la bourgeoisie travailleuse. Mais pourquoi s’attaquait-il avec tant de véhémence à la noblesse ? Cette tribune donnée à la bourgeoisie inquiéta le Roi, qui était soucieux d’améliorer ses relations avec la noblesse. En vérité il craignait qu’un putsch n’éclata, et qu’on revendique son titre par un duel singulier. Ce type d’évènements n’avait pas eu lieu depuis près d’un siècle, mais son royaume était arrivé à un tel point de conflit social que cela pouvait changer. Pour preuve, les imprécations de Grunric contre la noblesse causèrent un nouvel incident de séance.

Le Roi se leva en colère, et fit évacuer. Seuls restèrent autour de lui ses compagnons de sang, Tarik Lomo, ancien officier de la Légion impériale, et Bran Kron, qui méprisait l’alliance entre la bourgeoisie et la royauté.
« - Qu’en pensez-vous mes amis ?
- Je n’aime pas entendre un porc me manquer de respect. Ce gros bourgeois aurait sa place dans un four. », grommela Tarik. Bran resta silencieux un instant et enchaîna.
« - Méfions-nous des porcs et de leur rouerie. Il n’a pas demandé la peine de mort, je suis étonné. Il doit craindre pour sa vie et pour ses affaires. Quelque chose me dit que l’Empire lui sussure à l’oreille. Il a des informations que nous n’avons pas. Quelque chose se trame, sous notre nez, une révolte du peuple contre les négociants. Cela durera seulement quelques jours, pour sûr, et leur peuple sera calmé après avoir pendu quelques grosses pontes. Mais lui sait qu’il en sera. Sa clémence est de la couardise.
- Même si c’est seulement quelques jours, nous ne pouvons nous permettre un tel désordre. L’Etat ne se porte pas bien. Nos finances sont au plus haut, mais nous ne pouvons nous permettre d’avoir l’air faibles.
- Sire, je vous le répète, insista Bran. La cupidité de votre fisc risque de nous mener tout droit à la perte. Vous vous êtes assez repu de la bourgeoisie. J’en ai, pour ma part, assez. Les Washa, les Katyl, peut-être même les Promyl… Ils complotent contre vous et veulent votre trône. Ils semblent même avoir gagné l’oreille des Sacha. Leur faction progresse et vous ne pouvez leur laisser dire que vous êtes faible. Aujourd’hui, la faiblesse, c’est d’écouter la bourgeoisie. Vous n’avez d’autre choix que d’acquitter. Faites une alliance avec le peuple et la noblesse, acquittez. » Tarik explosa.
- Acquitter une meurtrière ! Et laisser ces comploteurs gagner ? Dois-je rappeler quels sont vos soupçons ? Les Promyl veulent vous mettre dans cette position. Acquittez, et vous faites preuve de faiblesse. Vous leur laissez le champ libre pour réitérer leur supercherie.
- Je commence à croire que mon gros bourgeois a plus de sagesse que vous mes amis. Vous me donnez des avis contraires, mais tous les deux la même raison ! Se méfier de mes ennemis parmi les nobles, contenter les nobles dans leur ensemble. J’entends, j’entends ! »

Le Roi soupira et sortit sur le balcon, laissant ses compagnons de sang derrière lui. Soudain, comme une louve, se glissant à travers les rideaux, l’ambassadrice Druselia se présenta au Roi. Ses beaux yeux d’émeraude fixaient le Roi avec tendresse.
« - Tu as quelque chose à me dire, qui ne me rajoute pas des nœuds dans la tête ?
- Non, rien. Tu es méfiant envers tous, comme un tyran en fin d’âge. Mais moi je te dis d’avoir confiance. Tu as des alliés puissants à l’Ouest. Et je suis ton alliée. Et en tant qu’amante, je n’ai pas d’autre agenda que le tien.
- Alors dis-moi, femme de confiance, que dois-je faire ?
- Tu as un problème ? Je peux t’en débarasser. Cette nuit la jeune fille s’échappe, et dans moins d’un mois, elle est dans une geôle à Amon Sûl. Mais d’ici un mois, personne ne se souviendra d’elle de toute façon. »
Le Roi se retourna, le visage surpris.
« - Une telle affaire…
- Nécessite la plus haute discrétion, oui, je sais. Nul ne doit savoir que cette évasion n’en est pas une. Mais l’Arbre Noir sait ce qu’il fait… »
Le Roi acquisça. On procéderait ainsi. La peine de mort lui serait épargnée, pour ne pas provoquer de rébellion. On ne l’acquittera pas, pour ne pas faire le jeu de ses ennemis. Ainsi il sortait du dilemme dans lequel les Promyl l’avaient jeté, en créant une troisième option. Le Roi embrassa Druselia.

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