Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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 Un Banquet à Cair Andros [Aranir]

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MessageSujet: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Dim 18 Déc - 23:38

♦ Nimruzîr - Conseiller de l'Empereur

Cair Andros était autrefois l'une des plus importantes places fortes du Gondor, lorsque ce dernier affrontait les hordes de l'Est et les créatures du Mordor. Mais depuis, ce fort était tombé en désuétude, puisqu'il avait perdu son intérêt stratégique. Lorsque l'Empereur proposa à son conseillé un fief, ce dernier choisit le Fort, de par sa proximité à Osgiliath. Nimruzir devint donc le Gouverneur de Cair Andros. Dès son arrivé aux fonctions, les choses changèrent très vite. Si au début, certains nobles essayèrent de le contrôler, l'influencer et même parfois le menacer, ces fous comprirent très rapidement quel genre d'homme était le Numénoréen. Vu comme un tyran, un homme de poigne, dur et intransigeant, Nimruzir inspirait la crainte et par cette crainte, il obtenait le respect. C'était ainsi qu'il imposa son autorité.

La forteresse était devenu un port, où l'on amarrait les navires de guerres. Ces choses changèrent, le Conseillé Impérial essaya de redynamiser son fief, sans grands succès. Alors, il décida de s'accaparer le château, en faisant un lieu de fêtes, de banquets et de réunions. Bien des gens connaissaient sa situation auprès de l'Empereur, de ce fait, bien qu'il était que peu apprécié, des centaines de nobles traversaient l'Empire, pour se faire bien voir, espérant obtenir une faveur.

Si Nimruzir avait fait tombé bien des nobles, avec des stratagèmes, menaces ou chantages, il avait aussi élevé bons nombres de personnes, lui assurant un soutien lorsque la situation l’exigeait. Le Gouverneur aimait la flatterie, c'est pourquoi il s'entourait en permanence de langues de bois, qui exauceraient le moindre de ses souhaits, au moment où il en parlerait. Cette nuit là, il avait organisé une grande fête, alors que la diète impérial était terminé depuis quelques jours. Les invitations avaient été envoyé il y a quelques semaines, et le château était bondé de monde.

Nimruzir avait reçu ses convives, les remerciant, sans vraiment le penser, de leur venu. Cette fois encore, les paroles mielleuses, hypocrites et flatteuses se succédaient. Puis, il fut prît à parti par un de ses minions, qui ne semblait pas très satisfait. Mais la réponse du Conseillé fut cinglante.

« Seigneur Helgar, voyons, calmez-vous. N'oubliez pas à qui vous devez votre réussite. Ce que je fais, je peux le défaire. Alors ressaisissez-vous, la soirée ne fait que commencer et je n'ai pas encore commencé l'expulsion des convives désagréables. Vous ne voudriez pas être le premier, si ? Je me suis engagé à défendre votre affaire après du commissaire et je le ferai en temps et en heure. Maintenant disparaissez de ma vue, avant que j'appelle la garde. »

Le Gouverneur était tendu, il sentait même presque humilié. Il avait envoyé une invitation à l'Intendant et Prince d'Ithilien, Aranir. L'hôte ne savait pas si l'invité répondrait favorablement, ou non, à son invitation, surtout que ce dernier n'avait pas jugé bon de le prévenir de sa décision. Ses rencontres ennuyantes avec ses invités se succédaient, il n'hésitait pas à humilier certains de ses convives, si ils se montraient déplacés. L'une de ses menaces préférés, consistaient à les menacer de dénoncer leurs retards de payements à l'Intendant, et tout le monde connaissait les rapports de ce derniers à l'argent, ainsi que des conséquences qui s'en suivaient. C'était généralement suffisant  pour qu'il obtienne ce qu'il souhaitait.

Lorsqu'on l'informa que l'Intendant était arrivé, le Conseillé ne se rendit pas à sa rencontre. Debout dans les escaliers, un verre à la main, le jeune homme surplombait la salle, alors que les convives s'écartaient pour laisser entrer le Prince Aranir. Levant son verre, Nimruzir s'adressa à son dernier retardataire.

« Intendant ! Votre présence m'honore ! C'est un véritable privilège pour moi que de vous recevoir en ces temps troublés. Approchez, venez profiter du banquet et de la musique. »

Lorsque les deux hommes furent face à face, le Numénoréen adressa un large sourire à l'Intendant et lui serra chaleureusement la main.

« Comment s'est passé le voyage ? Venez, nous serons plus tranquille dans mon bureau. »


Deux gardes pourpres les escortèrent à travers la foule jusqu'aux appartements du Gouverneur. C'était un salle relativement grande, orné de tableaux, tapisseries et poteries. C'était généralement des œuvres militaires, ou retraçant l'histoire de l'Empire. Nimruzir l'invita à prendre place dans un siège confortable, alors qu'il s'asseyait à sa place, juste en face.

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MessageSujet: Re: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Mer 21 Déc - 22:21

L'Intendant. Un rôle crucial pour le maintien de la puissance impériale, certains empereurs se soucient des affaires de l'Etat, d'autres non, d'autres encore ne s'en préocuppent que ponctuellement. Pourtant, dans l'ombre du trône, depuis des millénaires, les Intendants gèrent et administrent le plus puissant des royaumes humains. Gondor puis Royaume Réunifié et désormais Empire, depuis la mise en place de l'Intendance, ces derniers ont toujours été là, entre chaque succession sur le trône impérial, un Intendant règne en attendant que l'héritier puisse monter sur le trône. Tel fut le rôle d'Aranir d'Ithilien lorsqu'Isildur monta sur le trône et tel sera de nouveau son rôle lorsque ce même Empereur périra et qu'il faudra faire succéder son fils.

Rare étaient les Intendants qui avaient pu régner deux fois, cela pouvait être vu comme le signe d'un grand intendant ou tout simplement, comme un malheureux concours de circonstance. Certains disent que les Intendants sont plus compétents que les Empereurs et que la popularité de ces derniers vient simplement du fait que leur nom est attribué à chacunes des décisions de leurs puissants seconds. Aranir ne se souciait guère de ce genre de détails, il dirigeait l'Empire par devoir, il n'avait jamais regardé le trône impérial avec envie ou désir, après tout, la dernière fois qu'un de ces ancêtres l'avait fait, des temps de malheurs avaient failli secoués l'Empire. Désormais, avec les tensions intérieures et extérieurs, il était plus jamais temps d'être uni derrière le trône d'Isildur, peu importe les opinions, peu importe les divergences et les rivalités, l'Empire devait se montrer plus uni que jamais, malgré que la réalité fut toute autre.

La diète impérial avait montrer cette réalité, la tension à l'est était forte et les plus grands seigneurs de l'Empire, Sa Majesté Impérial, le Roi du Gondor, le Roi d'Arnor et bien entendu, le Prince d'Ithilien et de Harondor avaient tous présenter un front commun et avaient ainsi pu combattre toute divergence d'opinion au sein des membres de la pairie. Cette diète impériale semblait également être l'occasion de divers rapprochements, puisque l'Intendant fut convié à un banquet plus au nord de la capitale impériale, dans la forteresse de Cair-Andros par le gouverneur des lieux, le conseiller le plus proche de l'Empereur, un arriviste umbarien qui avait même pu obtenir un fief, même s'il n'en était que le gouverneur. Le banquet arriverait rapidement, bien trop rapidement pour l'hommme le plus occupé de l'Empire, pourtant, il avait fortement envisagé de s'y rendre mais n'avait préféré pas répondre à l'invitation, s'il parvenait à se libérer, tant mieux, dans le cas contraire, il n'aurait perdu qu'un banquet avec des vautours de la pire espèce. Tous connaissaient la réputation de l'entourage du conseiller, des hommes, nobles certes, mais pourtant aussi méprisables que des paysans.

Il avait donc quitté la capitale impériale la veille, prévoyant son retour dans moins d'une semaine selon ce qu'il se passerait sur place. Il avait fait préparer son escorte et c'était alors diriger en direction du nord depuis l'Anorien et non son fief d'Ithilien. Le voyage ne fut pas très long compte tenu de la maigre distance à parcourir, plus long que s'il aurait utilisé une nef mais il avait tenu à effectuer un voyage terrestre, qu'il jugeait plus agréable. Son entrée fut annoncé et il n'eut aucun mal à passer les portes de la forteresse, après tout, nous étions en temps de fête. Il ne garda avec lui que deux gardes, un du Calendor et un d'Ithilien, après tout, il n'avait jamais rechigné à s'entourer d'hommes du Calendor qui étaient sous sa protection et avec qui il n'hésitait pas à s'associer.

Son arrivée dans la salle du banquet fut salué par l'assemblée présente et tous s'agenouillaient devant la marche du prince, nul n'ignorait ici qu'à quelques centaines de mètres se trouvait son propre fief. Il fut accueilli un peu plus loin par le conseiller ou plutôt, gouverneur en ces lieux, qui l'invita à se joindre à lui. Le prince poursuivit alors son chemin quelques pas avant de se stopper devant un seigneur, il se tourna vers lui et l'observa de haut en bas avant de prendre la parole :

« Seigneur Ocome. Quel plaisir de vous voir ici, cela faisait bien longtemps. Il fit un pas en avant et posa une main sur son épaule. Dites moi, où en êtes dans le paiement des vingt trois mille pièces d'or ? Il serait fort malheureux que je me vois obligé d'agir personellement dans l'avancée de cette affaire, n'est-ce pas ? »

Le seigneur se prépara à répondre mais le doigt de l'intendant se posa sur sa bouche pour lui imposer le silence et il se retourna vers Nimruzir tout en s'approchant de lui :

« Gouverneur Nimruzir, un plaisir partagé. Vous avez là un bien agréable fief, quel dommage que tant de rats l'infestent. »

Il jeta un coup d'oeil à Ocome qui avait préféré se noyer dans les invités pour se jeter sur un verre de vin. S'il tentait de fuir son devoir, nul doute que les nombreux hommes de l'Intendant qui stationnaient dans la cour serait lui rappeler ce dernier. Les deux proches de l'Empereur s'éloignèrent ensuite de la masse grouillante pour se diriger en direction du bureau du conseiller tandis que l'Intendant répondait poliment sur son voyage :

« J'ai beaucoup à faire dans la cité impériale mais un banquet ne peut qu'être reposant. Le voyage fut agréable, cela faisait quelques temps que je n'avais pas eut le plaisir de voir la beauté de l'Anorien. »

Ils arrivèrent alors dans un bureau des plus décorés, après tout, le lieu de travail d'un homme était une excellente occasion pour démontrer sa puissance à ses invités. S'installant dans le fauteil qu'on lui avait proposé, il attendit patiemment que Nimruzir ne prenne la parole et propose, pourquoi pas, un peu de vin.
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MessageSujet: Re: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Mar 27 Déc - 21:49

♦ Nimruzîr - Conseiller de l'Empereur

L'Intendant avait comparé les « minions » du Gouverneur avec de vulgaires rats, ce qui fit sourire ce dernier. L'hôte en était conscient, mais il devait reconnaître qu'il aimait ça. Un manque de reconnaissance ? Certainement, après tout, le Gouverneur n'était pas un noble, il était issu d'une riche famille mais ne possédait pas de terres, ni de titres. C'est par jalousie, qu'inconsciemment, il prenait plaisir à humilier les nobles ou les obligeait à s'agenouiller devant lui. Un noble inférieur à un bourgeois, c'était pour cette raison que beaucoup le craignaient ou l'évitaient. Les plus ambitieux, ou lâche, cherchaient à obtenir ses faveurs. Nimruzir était un intellectuel, un idéaliste croyant fermement en l'Empire. Le jeune conseillé avait commencé sa carrière dans l'administration de la Guilde Marchande, organisme indépendant, rassemblant tous les plus grands marchands du monde, dont le siège se trouvait à Pelargir. Au fil des années, il fut dépêché à Osgiliath pour conseiller l'Empereur et son Intendant au nom de la Guilde Marchande, de servir d'intermédiaire entre les deux mastodontes de la Terre du Milieu. Ce qui devait arriver arriva, l'Empereur et le jeune homme devinrent proches, et ce dernier éclipsa peu à peu l'influence de l'Intendant auprès de l'Empereur, même si il conservait la totalité de son pouvoir administratif dans l'Empire.

Ces derniers temps, les relations entre l'Intendant et le Gouverneur étaient tendus, le premier reprochait au second de marcher sur ses plates bandes, et l'autre essayait encore et toujours d'obtenir plus d'influence dans cet Empire corrompu. Nimruzir était, comme je le disais plus haut, un fervent défenseur de l'Empire et de son système. Il déplorait principalement les motivations de ses fonctionnaires et la non-action de ses dirigeants. Le Gouverneur était un fervent partisan de la Doctrine de la Peur, consistant à semer la peur dans le cœur des ennemis de l'Empire, afin qu'ils se tiennent tranquilles. Il estimait, aussi, qu'il était nécessaire de centraliser les pouvoirs entre les mains de l'Empereur, de l'Intendant et évidement, de lui-même. De même, la conquête de l'Est était à ses yeux une nécessitée, afin de maintenir la paix et la sécurité dans l'Empire.

Si les motivations du jeune homme étaient louables, ses mises en pratiques étaient un peu plus discutables. Ce dernier se prononçait en faveur de la torture, la destitution des nobles qui ne respectaient pas leurs engagements, voir même les contraindre à l'Exil. La Peur, voilà comment il imaginait assurer la stabilité Impériale. C'était dans l'espoir de favoriser la réalisation de ce rêve, qu'il fit, sans réellement s'en rendre compte, un choix crucial pour l'avenir de la Terre du Milieu, et même du Monde. Séduit par les promesses d'un vieil homme qui lui promettait tout ce qu'il avait rêvé et bien encore, il accepta d'apporter sa contribution à la cause du vieillard, qui disait-il, faisait ça pour le plus grand bien, pour l'intérêt de l'espèce Numénoréenne. Car c'était tout ce qui comptait pour le Gouverneur, qui détestait ce qu'il appelait, les races inférieurs.

L'intendant était face à lui, Nimruzir ne savait pas si il se rendait compte de l'importance crucial qu'auront les conclusions de leurs rencontres sur la suite des événements. Le Gouverneur sortit de l'un de ses tiroirs deux verres, ainsi qu'une bouteille de vin venant tout droit du Dorwinion et en proposa un verre à l'Intendant.

« Comme vous l'avez aussi bien entendu que moi, il y a quelques jours, la situation est grave. La paix impérial, que nos ancêtres ont bravement préservé, est en grand danger. La menace à l'Est est croissante, alors que nos « Princes », passent plus de temps à se quereller qu'à chercher une solution à nos problèmes. Beaucoup craignent que l'Héritier au Trône ne soit pas à la hauteur des responsabilités qui vont s'abattre sur lui, alors que l'âge s'emparera de notre Empereur. Et nous connaissons tous les ambitions de la Princesse et Reine du Gondor, Arwen, ambitions qu'elle est très loin de cacher. »

Le Gouverneur avala une gorgée de ce bon vin, alors que le plus difficile se présentait.

« Notre Empereur finira, et je le regrette, par s'éteindre et ne sera plus là pour brider les ambitions et disputes de ses enfants. Une chose est certaine, ils seront incapable de s'accorder et personne ne peut imaginer jusqu'où leurs différences pourraient les mener. Selon moi, l'Empereur s'est montré sage, en ne confiant pas le Commandement des armées au Roi Barahir, mais j'ai peur que ce dernier se méprennent quand aux intentions de l'Empereur. La menace, que fait planer l'Orient sur nous, ne nous permet aucuns écarts de conduites, si nous voulons nous en sortir indemne. Nous devons écarter cette menace avant que l'Empereur s'éteigne, c'est d'une nécessité absolue. La Guerre est notre seule échappatoire, et je suis convaincu que le jeu d'influence qui s'annonce n'y changera rien. L'Empire ne sera pas en sécurité tant que ce Patriarche, cet imposteur, n'aura pas été décapité, démembré, devant tous ses fidèles. L'Empereur considère ma position comme démesurée, ce que je respecte, mais ça ne change rien quant à mes convictions. »

« Que ce soit dans la noblesse ou la bourgeoisie, tous ont prit conscience de la lutte de pouvoir qui s'opère entre nous. Bien évidement, mes responsabilités sont principalement officieuses, mais les conseilles que j'apporte à l'Empereur m'apportent sa reconnaissance et son soutien.Votre Protectorat se retrouvera bientôt en première ligne et tôt ou tard, vous serez contraint de vous battre. La guerre, comme vous le savez, est coûteuse. Bien des royaumes et empires, se sont effondrés devant une guerre trop coûteuse, c'est pourquoi, je vous assure, dès ce soir, de mon soutien indéfectible devant la Guilde Marchande, lorsque l'Empire se verra contraint d'emprunter pour l'effort de guerre. »

« En attendant, l'Empire doit s'assurer la fidélité de ses sujets, c'est pourquoi, dans quelques jours, je présenterai à l'Empereur mon projet de surveillance, dans les familles nobles ou bourgeoises, de tout l'Empire. Nous ne devons prendre aucuns risques de soulèvements, si une guerre en Orient éclatait. Nos armées sont, pour la plupart, déjà massé aux frontières, laissant une grande partie de l'Empire vulnérable. Il est impératif d'étouffer les rébellions dans l’œuf, principalement dans les territoires du Nord. Comme vous le disiez plutôt, ces rats n'ont aucunes fidélités. Si ils entrevoient une occasion de s'élever, ils sauteront dessus. Mais tous me craignent, que ce soit à la cour ou dans leurs châteaux. La majorité d'entre eux n'oseront pas s'opposer à moi, ils imaginent sans mal ce que je leurs réserve, si ils trahissent leurs vœux et leurs engagements. »

« Afin de préserver le plus grand bien, j’espérai votre soutien et votre approbation, auprès de l'Empereur. Ce serait, comme qui dirait, les premiers pas vers une réconciliation bénéfique à l'Empire. Je me tiendrai à l'écart de vos pouvoirs officiels, vous soutenant publiquement dans la guerre qui s'annonce. Comme toujours, ce seront les Princes Impériaux qui récolteront la gloire, alors que les fonctionnaires impériaux, tel que vous et moi, seront oubliés par l'histoire. Et en contre-partie, vous soutiendrez mes responsabilités officieuses, afin de préserver la paix impériale. Et c'est sans parler de la joie de l'Empereur, lorsqu'il verra que ses deux plus proches conseillers travaillent main dans la main dans l'intérêt de l'Empire. »

« Il est incontestable que la Guilde Marchante et la Cour Impérial, céderont devant nous. Votre puissance administrative et votre position dans l'Empire, accouplé avec mes réseaux de connaissances, la crainte que j'inspire dans l'Empire nous permettra de rendre à l'Empire sa gloire passée.


Le Gouverneur leva son verre et déclara :

« Qu'en pensez-vous ? Parlons franchement et avançons intelligemment. Encore une fois, c'est entre les mains des fonctionnaires que l'avenir de l'Empire se joue. »

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MessageSujet: Re: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Mar 10 Jan - 18:45

De cette rencontre ne pourrait découler que de grandes choses, qu'elle soit positive ou négatives pour l'Empire. Aranir craignait l'influence de cet homme, non pas comme il craindrait l'influence d'un homme classique mais pour ses positions obscurantistes et dangeureuses, comment un Empereur bon comme Isildur avait-il pu se fier aux conseils d'un homme aussi cruel et dépassé que cet Umbarien. Ce qu'attendait l'Intendant finit par arriver, Nimruzir sortit une bouteille de vin, un grand crû à n'en pas douter au vue de la position de l'homme à qui appartenait la bouteille. Rapidement rejointe par deux verres qu'elle s'empressa de remplir afin de désaltérer les deux interlocuteurs.

Aranir s'empara de son verre et huma légèrement le vin avant d'en avaler une légère gorgée tout en écoutant le début de ce qu'avait à dire le gouverneur. Son discours était rempli de conviction, il aurait sans doute pu convaincre un homme qui en était dépourvu de la justesse de celui-ci, mais déjà, plusieurs points déplaisaient à l'Intendant, qui était loin d'être favorable à une doctrine aussi cruelle envers les sujets de l'Empire qui bien que n'étant pas tous Numénoréens, bénéficiaient malgré tout de la Pax Imperialis que les hommes du Gondor et d'Arnor avaient forgés au cours des derniers siècles. Il était d'ailleurs mieux placés que ce gouverneur pour connaître la véritable diversité ethnique des sujets de l'Empire, lui-même régnait sur une pluralité importante en Calendor, sur les Asdriags ainsi que sur des hommes du Gondor et quelques Haradrims. Aranir posa son verre sur la table afin de répondre à Nimruzir :

« Je vous remercie pour le soutien que vous promettez à l'Empire, en ces temps difficile, il a plus que besoin du soutien et de la dévotion de ses plus fidèles sujets, de ses piliers. Je ne suis nullement opposé à une entente cordiale entre nos deux personnes, comme je l'ai dit, l'Empire a besoin d'unité et celle-ci doit commencer dans les sphères dirigeantes pour ensuite s'étendre à toute sa société. Le sentiment d'unité doit être encouragé afin que lorsque la menace orientale s'abattra sur nous, nous soyons suffisamment fort pour lutter, ensemble. »

Il caressa son verre avant d'en reprendre une gorgée et d'observer calmement le conseiller, il reprit après quelques secondes de pause :

« Malheureusement, certains de vos projets me semblent un peu excessives. Notamment ce projet de surveillance globale, certes, l'Empire doit s'appuyer sur une noblesse fiable, mais si l'affaire s'ébruiterait, elle salirait l'image de l'Empire. La surveillance de certains éléments douteux est déjà confié à l'Arbre Noir qui agit directement sous les ordres de l'Empereur et nul ne doit pouvoir interférer avec cet organisme.

Je ne m'intéresse pas vraiment à vos positions ethniques, même si j'ai crû comprendre que vous aviez une certaine aversion pour nos sujets les moins... « purs » si je puis dire. L'Empereur a malgré tout, toujours défendu une optique de réconciliation et quoi qu'on en dise, pour beaucoup d'orientaux, de northmens et d'haradrims, la domination de l'Empire est une chose positive qui leur apporte des bénéfices certains. Les territoires du Nord sont fragiles, d'autant plus depuis que les rumeurs à propos de ce nouveau Roi du Nord, prétendumment élu, se murmurent à l'oreille de nos sujets. Il faut les traiter avec une rigueur particulière et ne pas se contenter d'exécution et de massacres. »


Car oui, nul doute que Nimruzir serait de cela et l'Empire avait déjà bien assez d'hommes de cette trempe dans les territoires du Nord, des hommes qu'il faudra tôt ou tard, envoyer dans d'autres contrées afin d'éviter qu'ils ne puissent poursuivre ce genre de massacres impunément. L'Intendant ne put néanmoins s'empêcher de se préparer à approuver certains des propos de Nimruzir, après tout, il avait raison à propos de certains points :

« Vous avez néanmoins raison vis à vis de l'Est, les orientaux sont des enfants influençables depuis la nuit des temps. Ne sont-ils pas de ceux qui ont combattus pour Sauron ? Qui ont accueillis en leur sein des Orcs et qui combattirent jadis pour les puissances les plus ténébreuses d'Arda. Ce patriarche est une menace imminente pour l'Empire et mes services sont assaillis de toute part, à travers toute ma zone d'influence, tentant d'être bousculés par des émissaires du culte qui répandent leurs mensonges dans le bas-peuple, susceptible aux messages illusoires dans ces terres dirigés par des nobles tout puissants.

Sachez, Gouverneur, que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour défendre l'Empire des menaces extérieures et pour assurer sa pérénnité pour les siècles à venir. »


Il leva également son verre, à l'instar de son interlocuteur avant de le terminer. Puis de conclure :

« Néanmoins, j'ai entendu dire que le Chancelier souhaitait renoncer à sa charge. Nul doute que l'Empereur pourrait récompenser un de ses loyaux serviteurs et que l'avis de l'Intendant serait grandement entendu. »
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MessageSujet: Re: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Mer 25 Jan - 16:47

♦ Nimruzîr - Conseiller de l'Empereur

Voilà quelques semaines, que le Chancelier Faldar était décédé, dans des circonstances étranges. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Nimruzîr n'y était pour rien, effectivement, les assassinats et coups bas n'étaient pas son style. Non, le Conseillé préférait s'appuyer de la loi, ou convaincre l'Empereur de la menace que peut porter une telle personne. Mais jamais, il n'avait assassiné, ou commander un assassinat de toute son odieuse vie. Il n'était pas secret que Nimruzîr convoitait ce poste de puis des années, mais l'Empereur craignait qu'une éventuelle promotion affaiblisse sa position, si il favorisait son « protégé ». Beaucoup d'autres avaient, comme Nimruzîr, les capacités d'assumer cette position, et l'Empereur ne souhaitait pas tous se les mettre à dos. C'est pourquoi, il avait choisi le Vieux Faldar, qui n'était plus tout jeune.

La proposition de l'Intendant enchantait le Gouverneur de Cair Andros. Bien qu'il aurait préféré que son dispositif de surveillance soit approuvé, il comprenait qu'il était peut être encore trop tôt. Mais Nimruzîr craignait que plus tard, soit trop tard. Des tensions commençaient à apparaître, surtout dans la Principauté d'Angmar, et évidement dans le Nord, depuis le couronnement de l'usurpateur du Val. Celui qu'on surnommait le Valentinois.

« Je ne vous cache pas que cette proposition m'étonne venant de votre part, mais elle m'enchante aussi. J'aime à penser, que ce sera le début d'une entente qui nous sera à tous deux, ainsi qu'à l'Empire, profitables. Venez, allons célébrer notre accord, en donnant du fromage aux rats. »

Nimruzîr avala d'une traite son verre, puis invita l'Intendant à le suivre vers la salle principale du banquet. Les convives allaient et venaient, discutant entre eux. Les rats grouillaient dans la salle, cherchant à tous moments de se faire bien voir. Le Gouverneur s'approcha de sa place en bout de table, fit déplacer la personne à sa droite, pour y installer l'Intendant. L'homme essaya de protester, mais il fut contraint de terminer la soirée dans les écuries.

« Messieurs, Mesdames, je voudrai porter un toast en l'honneur de l'Intendant, qui a eu la délicatesse d'accepter mon invitation, malgré ses obligations en ces temps difficiles. Longue vie à l'Empereur ! »

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MessageSujet: Re: Un Banquet à Cair Andros [Aranir]   Lun 30 Jan - 14:11

Chancelier était un poste de pouvoir, il avait pour fonction de contre-signer de nombreux actes juridiques mais restait largement inférieur en pouvoir à l'Intendant. Car là où ce dernier dirigeait, le premier se contentait de seconder, d'approuver. Malgré tout, offrir ce poste à Nimruzir permettrait de s'attirer ses bonnes grâces, car même si ce dernier était ambitieux, il était conscient de la nécessité d'unité au sein de l'Empire et son amour pour ce dernier semblait sincère et c'était exactement de ce genre d'hommes dont Aranir avait besoin afin d'affirmer non seuleument son pouvoir mais également celui de l'Empereur, mis en doute par des sécesionnistes, rebelles et autres barbares frontaliers.

L'homme ne cacha pas sa satisfaction à l'annonce de l'Intendant et il sembla que celle-ci mis fin à tout doute du gouverneur de Cair-Andros ou autres insistances qui aurait pu allonger leurs discussions. Il était alors tout à fait naturel de mettre fin à leurs discussions de telle sorte qu'ils puissent, Aranir se contenta d'incliner légèrement la tête en signe d'acquiscièment en rajoutant de façon brève :

« J'ose espérer que cette entente nous permettra de faire durer la paix impériale établie par notre Empereur. »

Ils quittèrent donc le bureau du Gouverneur afin de se joindre aux restes des convives, après tout, l'Intendant n'allait pas retirer le jour-même et resterait probablement jusqu'au lendemain d'où il pourrait repartir en direction de la capitale, tout en se reposant dans ses états d'Ithilien afin d'y effectuer quelques activités de gouvernance. Aranir ne lâcha guère de mots lorsque l'homme qui occupait sa place fut jeté en dehors du banquet sans autres formes de procès, il s'installa donc aux côtés de Nimruzir tout en acceptant le toast et en renchérissant :

« C'est un plaisir pour moi d'être l'invité du prochain Chancelier de l'Empire. Longue vie à l'Empereur ! »

Les nobles présents n'étaient pas stupides, ils ne pouvaient que déduire la personne qui avait offert ce poste à Nimruzir et ils se doutaient bien que l'accroissement du pouvoir de Nimruzir n'était pas une bonne chose, sans doute qu'une partie d'entre eux déserteraient même son château pour se réfugier autre part même si la majorité de ces roitelets continueraient de lécher les bottes de l'Umbarien. Aranir s'installa à sa place tout en buvant dans son verre, annonçant à Nimruzir :

« Gouverneur, je vous ferais part de votre intronisation lorsque j'aurais réglés les derniers détails relatifs à cette dernière. Je vous enverrais également le protocole correspondant à celle-ci, jusqu'à votre intronisation officielle par l'Empereur. »

Il leva son verre en sa direction, l'invitant à trinquer à cette amitié nouvelle tandis qu'il irait ensuite discuter avec quelques convives, afin de connaître lesquels étaient véritablement des soutiens du nouveau Chancelier et lesquels n'étaient que des mouches obnubilés par quelques choses qui les dépassait. Il était important pour l'Intendant de connaître de quelles forces disposait son nouveau collaborateur.
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Un Banquet à Cair Andros [Aranir]
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