Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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 [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !

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Seigneur de Gytburg ¤ Proche du Roi Neithan
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Mer 18 Jan - 16:28

Hymler et ses hommes rejoignirent le groupe d'éclaireurs un peu plus tard après que tous furent préparés. Ils se mirent tous ensemble en route en direction de leur destination, leur progression était protégée par un soleil à son zenith qui baignait la vallée et les montagnes dans son aura protectrice, les hommes du Nord voyaient en cela un bon signe pour la victoire à venir. Ils n'eurent aucune difficulté à progresser jusqu'au Lac du Miroir qu'ils atteignirent alors que le soleil s'en allait remplacé par une lune guère éclatante. A la proposition des nains, le groupe s'était aventuré plus en hauteurs avant de se réfugier dans un renfoncement rocheux qui leur permettrait de s'abriter pour la nuit et d'allumer un feu qui ne serait pas repéré par les potentiels guetteurs gobelins de la Moria.

Les Orques avaient beau être stupide, ils pouvaient obtenir des chefs de guerre convaincants et avaient malgré tout conscience de la nécessité de surveiller leurs forteresses, surtout lorsqu'ils établissaient leur plus grand rassemblement des derniers siècles. Durant la nuit, les veilles se succèdèrent jusqu'à celle d'Hymler et d'un des rôdeurs qui accompagnait le groupe. Le début de la veille fut des plus tranquilles, l'homme du nord étant occupé à tailler une sculpture d'ours avec un couteau tandis que le rôdeur vaquait à ses occupations. Soudain, des bruits distants se firent entendre, des pierres tombant en contrebas, le bruit continuant, ils arrivèrent tout deux à la conclusion de la présence d'éclaireurs gobelins et Hymler placa immédiatement sa main sur son fourreau avant qu'un signe du rôdeur ne l'incite à attendre.

Les deux hommes patientèrent de longues minutes, sur leurs gardes, Hymler préférant ne pas réveiller leurs camarades, jugeant qu'un petit groupe de gobelins n'aurait aucun mal à être éliminé par deux guerriers avertis en cas de nécessité. Mais celle-ci n'arriva pas et ils furent prévenus par l'une des rôdeuses qui les rejoignit que le danger s'en allait, chose qui fut confirmé progressivement alors que le bruit s'éloignait. Ils avaient échappés au pire et même si le seigneur de Gytburg avait une certaine frustration d'avoir été obligé de repousser le combat à cause de la prudence de son compagnon de garde, mais il n'était pas stupide et était conscient de ce qu'aurait pu engendrer un combat si tôt dans leur mission.

Leur garde continua sans nouveau incident, ils furent relevés par la rôdeuse qui était d'ailleurs déjà réveillée depuis qu'ils avaient repérés les gobelins et le seigneur du nord s'en alla rejoindre ses hommes afin de se reposer avant le lendemain.
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Ven 20 Jan - 22:25

La première journée se termina sans encombre, le groupe avait suivi le versant Est des Monts Brumeux jusqu'au Fanuidhol, puis s'était engouffré dans les montagnes suite aux conseils avisés des nains. Le groupe s’était installé dans un renfoncement rocheux qui leur permettrait d'allumer un feu sans se faire repérer par les potentiels éclaireur gobelins.

Des quarts de veille furent assignés. Aulendil et un guerrier nain prirent le premier. Aulendil savait à quel point ce rôle était important car il devait être aux aguets, le nain lui était un habitué de ce genre de mission et il était très calme. Leur quart se déroula sans aucun problème, et ils laissèrent le suivant à Radagast et un pisteur Northmen. Aulendil passa la nuit a réfléchir sur son passé en regardant son pendentif, dernier souvenir de Calimenhthar. Il n'oubliait pas son objectif premier, le retrouver pour avoir des réponses. Aulendil s'endormit avec sa main serrant son pendentif et avec une larme à l’œil.

Quand Aulendil se réveilla, on lui raconta qu'un groupe de patrouilleurs gobelins était passé en contrebas pendant le quart d'Hymler et Brett, qui firent le choix le plus avisé en attendant que les gobelins passent au risque de se faire repérer. Le renforcement rocheux nous avait été d'une grand aide : sans celui-ci nous aurions eu des pertes et perdu toute chance de se faufiler dans les montagnes abrupte sans se faire voir.

Aulendil était émerveillé par la vue qu'il avait sur la vallée, et le lac du Miroir le laissait sans voix. Grâce à ce soleil, le groupe aurait plus de facilité pour le chemin qu'ils devaient encore parcourir.
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Jeu 23 Mar - 15:12

Des Nains, trois, envoyaient pas Durïn allaient accompagner les autres éclaireurs dans les hauteurs surplombant Aznulbizar et le Kheled-Zaram. Les nains étaient impatient de revoir ces lieux légendaires de leur histoire mais ils savaient que cette mission était risquée... et pour cause, il se tenait en ces montagnes qui avaient vu se développer le plus grand et prestigieux des royaumes nains le plus gros rassemblement d'orc depuis des siècles ! Leur mission était cruciale, ils devaient observer au plus près et ramener le maximum d'information a leurs généraux sans se faire prendre. Le petit groupe d'éclaireur hétéroclite composé d'hommes et de rodeurs commencèrent leur ascension. Les Nains proposèrent de monter dans les hauteurs et bientôt le groupe trouva un petit renfoncement qui permis au groupe d'allumer un feux en toute sécurité. Un des nains monta avec l'un des rodeurs le premier tours de garde, ce dernier fut paisible ainsi que le suivant. Des bruits se firent entendre durant la garde des deux Northmens, bien qu'il ne se fut rien passé les nains demandèrent a être discrètement réveillé la prochaine fois afin de pouvoir rapidement intervenir en cas d'attaque sur le campement et ainsi ne pas être pris par surprise. Peu avant l'aube la compagnie se mis en route après avoir pris soins de bien effacer toute trace de leur campement et continuèrent sur le petit sentier en hauteurs que leur permettrait d'avoir une vue dégagée des environs. La journée était belle et ils purent ainsi profiter de la magnifique vision du Kheled-Zaram baigné d'une lumière doré comme si l'or de Khazad-dûm avait imprégné les eaux du lac pour l'éternité. Lorsque la troupe arriva enfin a destination, ils s'installèrent et pouvaient toute la zone de la porte et de la vallée qui en descendait ainsi que le lac. Ils perçurent que peu d'activités durant la journée si ce n'est quelques mouvements furtif vers les portes. Mais a lorsque le soleil tomba derrière les montagnes et que la petite troupe s'apprêtait a manger, un long et lugubre hurlement se fit entendre au loin, les éclaireurs n'eurent pas besoin de parler pour savoir qu'il s'agissait d'un warg, probablement un mâle solitaire en recherche de compagne.
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Seigneur de Gytburg ¤ Proche du Roi Neithan
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Lun 27 Mar - 15:22

Les éclaireurs repartirent peu avant l'aube afin de connaître leur route sous les conseils des rôdeurs qui étaient spécialisés dans ce genre de missions lâches et pourtant capitales. Ce fut d'ailleurs à leur demande que le groupe s'assura d'effacer toute trace de leur présence avant de reprendre la route malgré la hâte des nordiens. Ils poursuivirent leur route aux alentours du Lac du Miroir afin de se rapprocher de la Moria depuis cette position, le soleil et la montagne permettraient de couvrir leur arrivée en vue de la Moria. Le groupe progressait sans difficulté, les orcs préféraient se terrer dans les profondeurs de la Moria, fuyant le soleil comme ils fuiront le courroux des hommes du Nord.

Alors que le groupe progressait vers le sud, un des nains posa son pied sur un promontoire trop faible qui craqua sous le poids de la petite créature. Il tenta de se rattraper à un rocher mais échoua entamant une chute qui ne fut arrêtée que lorsqu'il s'écrasa quelques pas plus bas. Un des hommes du nord et l'un des nains déboulèrent alors la pente afin de porter secours à leur camarade qui ne s'en était pas sorti indemne de la chute. Le groupe dut alors se rassembler afin de décider de la marche à suivre, devraient-ils laisser un homme pour raccompagner ce dernier au campement ? Ils pourraient se faire repérer voir prendre, le nain blessé préférait poursuivre la route, l'option la plus sûre malgré le fait que cela les ralentirait considérablement. Ils furent obligés de faire une pause de deux heures afin de permettre au nain de récupérer et de lui faire les soins adéquats, sa jambe gauche semblait assez sérieusement blessé mais il pourrait tout de même marcher grâce à l'aide d'une béquille et d'un des éclaireurs.

Hymler grommela, si même les nains n'étaient plus capables de progresser sur un terrain montagneux. Ce blessé pourrait mettre toute la mission en danger mais il savait que Neithan tenait à cette alliance avec les nain et se contenta de faire signe à l'un de ses compagnons d'aider du mieux qu'il pouvait avant que le groupe ne reprenne la marche. A cause du retard, ils arrivèrent à la fin du Lac bien plus tard que prévu, si bien que le soleil se couchait et qu'ils devraient passer la nuit au plus proche des rassemblements orcs, ce qui rendait le risque de se faire repérer beaucoup plus élevés.

Alors qu'ils établissaient un campement, sans feu bien entendu, le rugissement lugubre d'un warg se fit entendre au loin, il pouvait s'agir d'une des montures des orcs mais les nains indiquèrent qu'ils penchaient plutôt pour un mâle sauvage en recherche d'une compagne. Après tout, les monts brumeux étaient peuplés de multiples créatures peu recommandables et les wargs en faisaient partis. Alors qu'Hymler était monté sur un promontoire plus élevé pour observer la vallée, des cors sinistres se firent entendre au loin, une importante troupe d'orcs étaient en approche, probablement rejoignant la Moria dans l'optique du rassemblement qui s'y déroulaient. Aux cors répondirent d'autres, provenant de la Moria cette fois-ci et la vallée qui était jusque là vide vit soudainement s'y déverser des hordes d'orcs en provenance de l'intérieur de la montagne. Ils étaient des milliers à sortir de la Moria pour s'établir dans la vallée, sans doute préparaient-ils des raids nocturnes ou simplement à accueillir leurs compagnons en approche.

Hymler serra le pommeau de son épée, les forces ennemies étaient bien supérieures à ce que tout les bannerets du nord pouvaient s'attendre, des légendes qui circulaient, il savait que la Moria était un immense royaume souterrain, si les orcs faisaient sortir des milliers d'entre eux dans la vallée à la nuit tombée, qui sait combien restaient à l'intérieur. Il fit signe à qui le désirer d'observer ce rassemblement inhabituel.
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Sam 15 Avr - 10:04

« Je ne saurais assez vous remercier de l’accueil qui m’a été fait grâce à vous par vos pairs, Azalée. Leur sympathie n’a de rivale que la richesse de leurs bibliothèques ! »

Ce n’était pas la première fois qu’Aiwendil remerciait la jeune Hobbit qui trottait à ses côtés, vaillamment en selle sur son poney. Leur séjour à Imladris s’était étendu au-delà de ce qu’il avait d’abord pensé mais la profusion des ouvrages et la chaleur de leur propriétaire l’avaient incité à retarder son départ jusqu’à ce qu’un nouveau délai lui parût totalement déraisonnable. Il n’avait jamais été un grand partisan des études scholastiques et préféraient largement l’expérience à la lecture mais, lorsqu’on parlait d’Histoire, il n’y avait guère d’autres choix, sinon écouter les poëtes et les Sages mais ces gens se faisaient rares en Endor et, si autrefois les Seigneurs des Elfes avaient été de ceux à tout voir et tout entendre, aujourd’hui les Seigneurs des Hommes et les Anciens Hobbits n’avaient guère vu davantage qu’un demi-siècle, le reste étant relayé à l’histoire raconté au coin du feu ou à la légende.

« J’ai en tout cas pris plus de plaisir que je ne l’aurais cru à la lecture des grands chroniqueurs, certains ayant réussi à maîtriser ce ton à la fois érudit et badin qui seul parvient à rendre les ouvrages aussi légers que la conversation. Elessar lui-même avait-il pensé que ses enfants bâtiraient un si grand Empire ? »

Radagast leva les yeux vers le pic qui les surplombait avant de regarder en arrière. D’après son évaluation, ils seraient au passage du col vers les midis avant de le franchir certainement sans encombre et de descendre vers le Carrock qu’ils atteindraient dans les trois jours. Le temps était au beau fixe et rien ne semblait pouvoir entamer la gaieté des deux comparses qui alternaient entre discussion badines et contemplations silencieuses des grands espaces qu’ils traversaient.

« Je crains pourtant de voir dans ce monument de la puissance des Edain le renouveau de Númenor, de sa magnificence mais aussi de sa fierté qui, dans un futur sombre, pourrait devenir orgueil et folie. »

C’était la première fois que Radagast abordait un sujet aussi peu plaisant et l’ombre de l’inquiétude passa un temps sur son visage avant de disparaître à nouveau, chassé par un rayon de soleil. Malgré la fraîcheur piquante de l’altitude, il laissa retomber dans son dos sa capuche et sourit au ciel bleu avant d’observer une nouvelle période de silence. Loin, très loin dans les cieux, un cri perçant résonna, porté par le vent et renvoyé par les pierres. Le Magicien Brun n’en dit rien, mais il sut dès lors qu’ils étaient attendu au sommet et garda la surprise pour lui.

C’est un peu après que le Soleil avait entamé la seconde partie de son voyage qu’ils parvinrent au point culminant du col et là, au détour d’un pierre, ils découvrirent un immense aigle qui, sitôt qu’ils parurent, fixa son regard pénétrant sur eux. L’Ista s’avança au plus près du rocher sur lequel il était perché, descendit de cheval et salua l’envoyé du maître des cieux d’une révérence peu altière mais profondément honnête.


« Grand Meneldor, quelle joie de vous trouver ici sur notre chemin, ainsi les Aigles occupent toujours ces Montagnes. Permettez-moi de vous introduire la Dame Azalée Bravet, je crois savoir que vous avez déjà eu l’occasion d’apporter votre aide précieuse à quelques gens de sa race. »

L’aigle répondit au salut du Magicien en inclinant la tête à son adresse puis à celle d’Azalée et lui répondit en usant de la Langue Commune sur un ton des plus courtois :

« Les cimes sont toujours nos demeures bien que de tous les côtés, les Naugrim, les Edain et les Periannath fassent une joie de proliférer sur les flancs des montagnes. Nous vous croyions perdus, Magicien, et n’espérions plus vous revoir, sachez que la joie est partagée mais nous n’avons guère le temps de discuter des années passées, des amis que j’ai pu secourir et des guerres d’autrefois, le présent occupe toutes nos pensées. Le Seigneur Gwaihir m’a envoyé à votre rencontre et je dois être bref pour ne pas vous retarder : une grande armée se rassemble à l’ombre de nos montagnes dans les pays que bordent l’Anduin. Nous espérons que l’arrivée d’un Magicien nous apporterait quelques réponses et nous rassurerait. »

La surprise plongea Radagast dans un certain mutisme. Il réfléchissait à tous ce qu’il avait appris dernièrement et, finalement, non sans avoir bien pris le temps de fouiller sa mémoire, il répondit :

« J’ai longtemps été ignorant des choses de ce monde, à ma grande honte, et après avoir trouvé à Imladris nombreuses sources manuscrites, je comptais gagner les halls de Thranduil afin de discuter avec lui des affaires d’Endor mais il semble que ma route dût connaître un détour. Avez-vous vu quelle bannière cette armée battait ?

– Celle d’un crâne couronnée, des Hommes mais aussi des Nains venus du Nord et de l’Ouest, ils ont traversés les Montagnes peu de temps avant vous.

– Des Hommes et des Nains ? Il est vrai que le Royaume du Nord ne semble que peu apprécier ses voisins de l’Empire mais que feraient les Nains ici ? Dans quelle direction allaient-ils ?

– Ils se rassemblent aux abords du Carrock et semblaient prévoir un départ vers le Sud.

– Le Sud ? Qu’est-ce qu’une armée des Nains et des Hommes iraient faire aux frontières du Ro… La Moria ?! »

Radagast se tourna vers Azalée comme si elle pouvait apporter la moindre confirmation mais celle-ci semblait davantage admirer le bel oiseau que prêter attention à la discussion si bien que le Magicien se tourna de nouveau vers Meneldor.

« Cela semble fou, mais je pense que ces gens vont tenter de reprendre Khazâd Dum, l’ancienne demeure des gens de Durin. Il est vrai que Mithrandir en a vaincu le Fléau et que tant d’années ont passé que les Peuples Libres ont suffisamment repris en force pour imaginer pareil exploit, d’autant que les Nains occupent désormais Gundabad, mais… Il me faut en être. Qu’importe ce qu’il se passera, l’entreprise reste périlleuse, savez-vous combien ils sont ?

– Des milliers de petites fourmis, des dizaines de milliers sûrement. S’ils venaient à reprendre ce Royaume, cela purgerait les Montagnes de ces derniers monstres mais nous n’aimons guère les Hommes du Nord, ils ont par trop souvent pointés leurs flèches sur nous ces dernières décennies. Allez donc, Magicien, je m’en vais avertir mon Seigneur. Sachez que d’en haut, nous vous regardons.

– Avant de partir, laissez-moi juste le temps d’une question !

– Oui ?

– Hé bien… Les historiens ne sont pas d’accord sur un point… Lorsque vous avez bravé la fournaise et les ténèbres de l’Orodruin, qui des deux hobbits avez-vous sauvés ? »

L’Aigle eut l’air surpris à la façon des aigles et prit le temps de la réflexion avant de répondre. La chose pouvait lui paraître futile, mais c’était là une controverse qui avait fait couler beaucoup d’encre chez les érudits qui, à la suite de la Guerre de l’Anneau, avaient commentés et explicités le Livre Rouge de la Comté.

« A dire vrai, je ne saurais dire, tous les Periannath se ressemblent pour nous… Bonne chance, voyageurs, où que vous alliez, jusqu’à ce que vos aires vous reçoivent à la fin du voyage !

– Que le vent sous vos ailes vous porte où le soleil fait route et où la lune chemine ! » répondit Radagast qui connaissait de longtemps la réponse convenable. L’oiseau déploya ses ailes, superbe dans le soleil de midi, et prit son essor avant de disparaître derrière un éperon rocheux. Le Magicien se tourna alors vers sa camarade de voyage qui se trouvait toujours sur son poney, les yeux pleins du spectacle auquel elle venait d’assister, et lui annonça :

« Vous l’avez entendu, Azalée, je me dois de différer mon voyage jusqu’au dernier royaume des Elfes. Je peux cependant vous en assurer l’entrée, si vous désirez toujours vous y rendre, ou alors, si vous souhaitez comme moi rejoindre ce qui me semble être les débuts d’un long poème épique, je me dois d’abord de vous avertir du danger puis vous assurer que je ferais mon possible, si vous osez allez au-devant pour représenter les gens la Comté, pour vous garder sauve et saine – bien que peut-être cela puisse se trouver parfois au-delà de mon pouvoir et de ma seule volonté. »

C’était la première fois que l’Ista se proposait à un tel engagement envers quelqu’un qui n’était pas à compter aux rangs des Kelvar mais, au fond de lui, une petite voix lui disait que c’était ce qu’un vieil ami vêtu de gris aurait fait et que c’était là la voie qu’il devait suivre désormais. Une curieuse impatience lui chatouilla le ventre pour la première fois de son existence en Endor tandis que la réponse se faisait attendre alors qu’Azalée ouvrait et refermait la bouche, visiblement sous le choc de cette rencontre. Elle finit cependant par recouvrer la parole et par répondre, dès lors pleine d’entrain :
 

« La Moria ! La Moria ! Mon sang Touque ne saurait résister à cet appel ! Si ma présence ne vous est pas trop lourde, c'est avec un grand plaisir que je vous accompagnerai !Avant d’ajouter avec un léger haussement d’épaule, Les elfes peuvent bien attendre... »




« Arrêtez-vous, voyageurs, et présentez-vous, vous arrivez à un bien curieux moment et une telle arrivée non-annoncée ne peut paraître que suspecte. »

L’Edain qui les avait ainsi hélé se tenait en surplomb, à quelques pas mètres d’eux, les tenant en joug, l’arc tendu. Radagast reconnut dans son habit les traditions et le savoir-faire des Woodmen de l’Est de l’Eryn Lasgalen, bien que le temps aient quelque peu changé leur mode, et il remarqua également le blason que l’homme arborait en travers de sa poitrine : aucun doute, il appartenait à l’armée du Royaume du Nord.

« D’aucun pourrait penser que je rentre chez moi mais à vrai dire, un ami m’a soufflé l’idée selon laquelle une grande armée des Hommes descendaient au Sud pour rejoindre les Nains, décidée à quelque entreprise périlleuse. J’ai pensé alors me joindre à votre aventure, ainsi que ma camarade Hobbit, mais je constate que l’accueil de nouvelles têtes pleines de bonne volonté ne semble pas être votre fort. »

Son interlocuteur sourit, assez surpris de trouver chez le vieillard un peu de répondant, et laissa se détendre la corde de son arc bien qu’il gardât tout de même l’arme en main.

« Je suis Pangron, éclaireur de l’armée du Roi du Nord, et j’ai pour mission d’intercepter quiconque traverserait ce col. Vous semblez connaître l’objet de notre quête, vous comprenez donc l’importance que revêt pour nous la discrétion de celle-ci. J’espère que votre ami n’est pas aussi celui du vilain peuple des cavernes sans quoi, nous risquerions de nous jeter dans la gueule d’un loup affamé depuis longtemps.

– N’ayez crainte, mon ami hait certainement davantage les orques que vous et depuis bien plus longtemps que vous, il est d’ailleurs davantage votre allié que vous n’êtes le sien, soit dit en passant.

– Vous êtes curieux, vieillard, est toujours anonyme, que pourriez-vous apporter à notre effort de guerre en plus de vos propos sibyllins ?

– Je suis Radagast, d’aucun dirait le Brun, et j’ai connu ces terres en une époque ancienne. Les Hommes changent mais les montagnes demeurent et je pense connaître encore quelques sentes dont vous n’avez pas idée. Par ailleurs, je crois disposer de certains talents que l’on pourrait qualifier d’utile en temps de troubles. »

Si l’Homme s’était montré jusque-là soupçonneux il devint ostensiblement méfiant et sa main serra à nouveau l’empennage de sa flèche, prêt à la décocher sur ces voyageurs de plus en plus étranges.

« Le Magicien Brun, hein ? Vous prétendez être ce vieil homme des légendes qui aida nos ancêtres contre les sortilèges de Mirkwood ? Me prenez-vous pour un simple d’esprit, vieillard ? Je vous laisse une dernière chance avant de vous entraver ou de vous abattre : qui êtes-vous ? »

Le vieil homme des légendes ? Si la situation ne semblait pas aussi tendue Aiwendil eût ri de bon cœur mais cela lui apparut comme une évidence, ce n’était pas le moment. Au lieu de cela, il se contenta de saisir plus fermement son bâton dont il pointa l’extrémité vers le dénommé Pangron et murmura « Olalta ». La flèche, jusqu’alors toute prête à être décoché, se nimba d’une légère lumière verte qui s’évanouit rapidement. Rien ne sembla se passer pendant un instant et l’archer venait de bander son arc lorsque tout à coup, la pointe bien ajustée de l’arme sauta tandis que le bois se mettait à grandir en tous sens et même à faire jaillir, en lieu et place des plumes, de nouvelles feuilles ! Désemparé, l’éclaireur lâcha son arme et regarda, absolument stupéfait, l’ancienne flèche prendre racine dans la terre à ses pieds et se transformer en une jolie petite pousse d’if. C’en était trop, Radagast se mit à rire.

« Ai-je gagner votre confiance ou suis-je obligé de faire de même avec votre arc, Pangron, éclaireur fervent de l’armée du Royaume du Nord ? »

Le Northman n’ajouta rien et resta pratiquement muet pour le reste de la journée, ne sachant que penser des légendes qui prenaient soudainement corps et chair devant lui. Il siffla, faisant jaillir de différents endroits des camarades à lui et donna les ordres adéquats afin que le sentier restât sous surveillance pendant qu’il escorterait lui-même le curieux personnage jusqu’à son Roi.

Azalée et Radagast ne restèrent pas un seul instant séparés tandis qu’ils étaient présentés à chacun des chefs des différentes armées – ceux-ci s’étant tout juste rencontrés lorsque le groupe atteignit enfin le cœur du commandement. Il décidait que l’on accorderait confiance au Magicien et, à travers lui, à sa camarade de route et qu’il serait donné à chacun l’occasion de se rendre utile. Tous deux participèrent au banquet avant lequel Radagast eut l’occasion de s’entretenir avec une certaine Sylandra, chef de la Compagnie Grise, lointaine héritière des Dúnedains en exil dont Aragorn avait fait partie en son temps, et il assista à l’étrange scène durant laquelle le Roi de tous les Northmen accepta visiblement d’entreprendre la mise enceinte de l’une des filles de leur hôte. Si certains furent choqués, cela ne froissa pas le moins du monde le Magicien Brun qui n’avait jamais entendu parlé d’une quelconque règle chez les Valar imposant aux gens fidélités et monogamie, si les traditions s’étaient faites ainsi chez les Eldar et la plupart des autres peuples, pourquoi devraient-elles être semblables à tous les êtres ? Plutôt que de s’attarder sur les détails, il s’affaira bien davantage à mener les conversations afin d’en apprendre plus long sur les actes présents et sur les façons de chacun, Hommes et Nains, cédant souvent la parole à Azalée qui s’avéra une bien meilleure oratrice que lui-même.

Lorsque fut décidé l’envoi d’un petit groupe d’éclaireurs loin en avant des lignes ennemis, Radagast se proposa pour être de ceux-ci, ce qu’approuva le Commandant des Rôdeurs d’Eriador, et il quitta dès lors la table, désireux de réfléchir sur les événements à venir et de s’éclairer la pensée par quelques bouffées de feuilles de grande qualité. Il fut finalement rejoint par Azalée quelques heures plus tard, des tentes voisines leur ayant été assignés et, à la veille du départ, il lui déclara :


« Je vais à la rencontre du péril, ces gens pourraient y avoir besoin de mon aide et je connais les chemins de ces montagnes aussi bien qu’eux sinon plus. Ce serait folie que de vous emmener jusque-là, ce n’est la place que de gens rompus à la traque et à la dure vie. Trouvez-vous ici quelque utilité, ne les laissez pas vous mettre de côté, rappelez-vous que vous représentez ici toute votre race ; j’ai dans l’idée que dans votre sang dort encore la vaillance de vos anciens et qu’elle n’attend qu’une étincelle pour s’enflammer de nouveau. »

Et sur ces mots, il alla se coucher et ne la vit plus car le groupe devait partir sans qu’il ne pût l’aborder de nouveau.


Une main sur son épaule sortit Radagast du sommeil inquiet dans lequel il se trouvait. Il ouvrit les yeux, non sans quelque peine, et reconnut son binôme, Gamlim, un Naugrim dans la force de l’âge rompu à la vie en pleine nature dans les hauteurs et parmi les meilleurs éclaireurs que comptait l’armée naine.

« Magicien, excusez mes manières mais vous teniez à ce que je vous réveille si on notait la moindre activité ennemie et je crois que le genre d’activité que nous avons remarquées est exactement ce pour quoi vous vouliez être réveillé. »

Il n’en dit pas plus et invita l’Ista a le suivre en silence. Au sortir de la tente, Radagast sentit immédiatement la tension vigilante qui animait le camp. Il suivit Gamlim vers les hauteurs où se tenait les sentinelles et constata qu’il n’était pas le seul de leurs groupes d’éclaireurs à avoir été tiré du sommeil en dehors de son tour de garde. Il salua Hymler et Yrgen d’un mouvement de tête et les deux Hommes lui firent signe de jeter un coup d’œil d’une extrême vigilance par-dessus la crête rocheuse. Aux portes de la Moria, des centaines de gobelins allaient et venaient, se provoquaient et se battaient, couinaient sous les fouets de chefs peu amènes et finalement, formaient des semblants de bataillons destinaient à quelques mauvais plans de leur cru. Le Magicien descendit de l’arrête de la crète pour se remettre à couvert de la roche et s’approcha pour demander à demi-voix :

« Qu’en pensez-vous ? Ils semblent s’organiser pour mener quelques attaques ou du moins pour voyage mais je ne saurais dire ce qui les motive ni s’ils ont conscience de l’armée qui s’approche : il serait pourtant assez étonnant qu’aucun signe ne leur soit encore parvenu. La prudence est de mise si nous ne voulons pas perdre l’atout de la surprise et pourtant, il nous faut savoir ce qu’ils font, si vos frères restés en arrière ne sont pas en danger dès cette nuit. »
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Sam 15 Avr - 13:54

« Les rois doivent être avertis » murmura Muireen par-dessus l'épaule du Magicien.

Elle s'était faite discrète durant les deux jours précédents, gagnée par une prudence qui lui était inhabituelle mais que ses récentes mésaventures en montagne lui avaient imprimée. Elle ne s'était pas réveillée la première nuit, lorsque selon les dires de ses compagnons des créatures de la Moria s'étaient approchées de leur bivouac ; elle en avait conçu un mélange de dégoût et de colère, à les imaginer fureter aux alentours tandis qu'elle demeurait endormie.
Ce sentiment ne l'avait pas quittée au lendemain mais il ne l'avait pas non plus empêchée de se montrer une camarade à défaut de loquace du moins serviable, n'étant pas en reste pour échanger un bon mot en cours de route ou prêtant main-forte lorsque l'un des Nains avait glissé au bas d'une ravine.

Posant son regard noisette sur les masses sombres des cohortes dans la vallée dont lui parvenaient les échos encore lointains de braillements rauques, l'héritière glissa une main sous la bandoulière du bouclier qu'elle avait passé dans son dos afin d'en rajuster l'équilibre. Elle portait la tunique matelassée qu'elle préférait de toute manière aux cottes de mailles, de la même teinte de marron fatigué que son épais pantalon de cuir tanné. Ses bottes cavalières, roulées en-deçà du genou, ne s'encombraient d'aucune boucle métallique qui eût pu renvoyer un éclat de lumière traître : elle avait même remisé ses boucles d'oreille dans son escarcelle. Suprême concession, son plaid à deux couleurs passé en travers de sa poitrine, arborant le mauve et rouge de Crate.

Son attention se déporta sur le côté, jaugeant la réaction de ses voisins. Elle ne connaissait le seigneur de Gytburg que de nom, pour être un fervent partisan du roi à la renommée brutale. Ces deux jours passés en sa compagnie ne lui avaient pas permis de vérifier la teneur de sa réputation mais une voix intérieure lui soufflait que l'occasion pourrait très bien ne plus tarder. Les deux autres Northmen semblaient être de son clan et Muireen n'avait pas fait de difficulté pour admettre que de tous les hommes présents, l'autorité lui revenait si la question devait se poser.
Elle ne considérait d'ailleurs pas l'étrange Radagast comme un homme, pas au sens commun du terme. Qu'elle n'ai pas été témoin de sa magie - la rumeur, dès son arrivée, s'était vite répandue dans le camp royal -, et ce malgré ses réticences à admettre la chose, ne suffisait pas à étouffer la conviction confuse qu'il disposait de grands pouvoirs dès lors qu'elle posait les yeux sur lui. Par ailleurs, elle avait fait de son mieux pour le ménager, ne pouvant se débarrasser de l'idée que leur mission n'était pas à imposer à un ancien tel que lui.
Les Rôdeurs qui les accompagnaient demeuraient un mystère pour elle. Simples mercenaires, ordre ancien ? Elle ne parvenait pas à s'en faire un jugement précis et respectait leur efficacité austère en évitant de leur poser des questions sur la Compagnie Grise.
Quant aux Nains, et bien, elle ne les avait jamais aimés et n'était pas prête de changer d'avis. Muireen aurait d'ailleurs été bien en peine d'expliquer pourquoi, sinon peut-être que ses frères étaient morts à cause de cette alliance avec eux et des combats qu'elle entraînait ; mais à la vérité, d'aussi loin qu'elle s'en rappelât, ce peuple lui avait toujours inspiré une légère aversion viscérale, comme si elle était inscrite dans la fibre même de son être et de sa mémoire.

« Maître Magicien, ne pouvez-vous... je ne sais, » hésita-t-elle avec un geste vague, « user de votre art pour prévenir l'armée de ce que nous voyons ? Si ces hordes doivent se mettre en branle il faut au plus tôt en avertir nos alliés. À défaut de quelque artifice certains d'entre nous devraient rebrousser chemin et se charger de délivrer ce message. Non sans raison les orques délaissent leurs refuges... »

Si cela devait advenir elle espérait ne pas en être, tant le spectacle qui s'offrait à elle, pour effrayant qu'il puisse être, la fascinait. Dans les innombrables silhouettes des créatures assemblées en contrebas elle voyait la promesse de glorieux combats qui éveillait, au fond de son ventre, la clameur sauvage d'ancêtres dont elle partageait la rage séculaire. Cependant quoi qu'il advienne, elle suivrait les décisions du noble de Gytburg.

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« Dans mes songes j'ai vu une bête prendre couronne et s'allonger sur le trône du Nord. Ses griffes sales, sa fourrure en bataille ; dans ses yeux je lisais l'antique grandeur des rois de naguère et j'ai su, oui, j'ai su qu'il était temps pour nous ! »


Chant d'adieu des guerrières de Crate
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Prince du Crépuscule ¤ Fils aîné de Morgoth
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Lun 17 Avr - 16:19

Le Prince du Crépuscule aimait la race des Hommes. Pourtant il devrait massacrer ceux qui allaient se présenter à lui. Pendant de longs mois le Fils de Morgoth avait traversé les royaumes des Hommes. Il était allé des bords de la mer jusqu’aux confins de la terre. Il était comme un esprit naviguant par les vents. Partout où il allait, des hommes vivaient, se battaient, créaient. Ils avaient aussi la fâcheuse habitude de mourir. Au départ, le Fils de Morgoth ne comprit pas cette étrangeté. La vie qui brûlait en eux avec tant de force, comment pouvait-elle sombrer dans le néant ? La première fois qu’il vit un mortel mourir, le Fils de Morgoth pleura. C’était à chaudes larmes. Il était une âme neuve, prompte à se laisser submerger par la nouveauté. La seconde fois, il songea. En un instant, il comprit le sens de l’existence, après lequel les Hommes semblaient courir. Le véritable sens, c’est qu’il n’y en avait pas. Les Hommes vivent et meurent. Ils traversent le court intervalle de leur vie comme des étoiles, sans qu’il y ait de but à cela. Ils ne font que passer dans le monde, aussi ont-ils un immense désir de construire. L’Empire représente cette vanité humaine : les Telcontar avaient bâti un mythe de stabilité et d’éternité. Cet Empire n’était pourtant bâti que sur du sable. Et il n’y aurait pas eu de plus grand monument à la vanité humaine que l’Empire, si chacun des Hommes ne possédait pas en soi un monument plus grand encore, c’est-à-dire le sentiment qu’ils se font d’eux-mêmes. Chacun des Hommes a une tendance naturelle à se croire plus important que le reste de l’univers. Il est de ce fait capable de développer un appétit tel que le monde ne suffirait pas. Cependant cet appétit n’avait d’égal que la fragilité de leur composition. Ainsi les Valar riaient encore d’Ar-Pharazôn.

La passion du Fils de Morgoth pour les Edain avait été tout d’abord nourrie par la curiosité. Il lui semblait que chaque individu était différent, brillait d’une lumière particulière, et filait à sa propre allure vers le néant. Mais en comprenant quelle était la nature humaine, il développa un immense respect. Qu’un être si petit et faible puisse avoir des appétits et un esprit aussi grands était prodigieux. Au demeurant, le Fils de Morgoth se mit à rêver de gouverner sur les Hommes. Ce rêve était nourri par une certaine pitié. L’humanité avait besoin d’un chef véritable, et les Telcontar n’étaient que des pitres. La grande comédie de cet Âge approchait de son dénouement. La fin surviendrait, littéralement, par l’action d’un deus ex machina.
Le Prince du Crépuscule avait voyagé d’Osgiliath à la Moria à la vitesse de la pensée. Dans les cieux, sont esprit contemplait les étoiles. Où était sa mère à cette heure si tardive ? Les émotions lui venaient avec force et fugacité. Il était encore plein de la force vitale qui l’avait créé. Aussi pouvait-il changer la forme de son corps à sa guise. Tantôt il était fumée grise, tantôt il était sous l’apparence des mortels. Dans ces moments là, il était d’une beauté impénétrable.

« - Je suis le Fils de Morgoth. Par le pouvoir de l’autorité qui vous a créé, vous êtes miens désormais. »

Il n’avait pas fallu plus que cela au Fils de Morgoth pour prendre le commandement des Orques de la Moria. Dans la nuit, à la lueur des torches, il avait écrasé le crâne du Roi Gobelin dans le creux de sa paume. Cela n’avait pas causé plus de difficultés que d’écraser un fruit mûr. La Moria était prête pour lui. Il n’avait cependant pas le même amour pour les Orques qu’il avait pour les Hommes. Le Fils de Morgoth méprisait les Orques. Il éprouvait même du dégoût à leur vue, lui qui s’émerveillait de tout.

En quelques semaines, il utilisa sa magie pour démultiplier leur nombre. Cela lui causa une profonde tristesse. Lui qui aimait la beauté, avait cependant le pouvoir de produire de la laideur. Mais c’étaient les commandements de son père, qu’il aimait par-dessus tout. Le Fils de Morgoth utilisa aussi sa terrible magie pour créer des Trolls. Vers le milieu de l’été, il disparut de la Moria. Les Orques travaillaient toujours selon ses ordres. La terreur dans leur cœur était telle que sa présence n’était pas nécessaire pour les dominer. Anwedîn voyagea encore. Il vit le Roi du Nord se faire couronner. Cette nuit-là il avait les habits de l’Homme du Silence. Son visage était éclatant sous sa capuche, mais ce soir-là tous les Hommes regardaient vers le Roi des Northmen. Il en éprouva une certaine jalousie.

Un autre soir, il se trouva au sommet de la Tour de Durïn. Là il accueillit ses frères et sœurs, ces âmes venues de l’extérieur du monde, enfantées de la même façon que lui. Au cœur de la nuit, les Enfants du Crépuscule s’amassaient. Le Prince du Crépuscule ne compta pas leur nombre. Il sentit leur immense force autour de lui. Il conta à sa fratrie ce qu’il avait vu du monde, puis il leur enseigna la manière de faire peur aux Hommes. Ils trouvèrent cela burlesque, mais ils s’executèrent. Il y avait en eux cette sauvagerie naturelle : ils étaient lumière et ombre, et ils trouvaient du plaisir dans la destruction, tout autant qu’ils affectionnaient la beauté. Leurs actions n’étaient pas purement ténébreuses. Peut-être pêchaient-ils pas insouciance davantage que par méchanceté. Ils n’avaient en leur cœur aucun des griefs contre les Valar qu’avaient eu les Ainur qui suivirent Morgoth jadis. En vérité, ils faisaient le mal car ils aimaient leur père.
L’arsenal de guerre était prêt désormais. Lorsque les espions de l’armée ennemie arrivèrent, enveloppés dans la nuit, le Fils de Morgoth fit une démonstration de force. Durant les longs mois qu’il avait passé à errer, il avait tout appris de la stratégie militaire. Il avait lu les ouvrages et comprit leur sens. L’armée de la Moria ferait un adversaire mortel. La Moria serait bientôt prête à accueillir Morgoth, le Noir Ennemi du monde. Mais avant, le monde des Hommes et des Nains devait être anéanti sous leurs yeux. Les éclaireurs allaient en avoir un avant-goût.

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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Jeu 20 Avr - 4:42

♦ Eclaireur Nain



Après la chute du nain, l'un des northmen vint l'aider, bientôt la cheville du barbus fut bandée et avec l'aide d'un camarde ils purent reprendre leur observations. Bientôt après qu'un cor sonna la vallée fut emplie d'orcs, mais rien d'insurmontable, ils n'étaient pas la pour attaquer et leur nombre était bien trop faible pour pouvoir tenter une bataille dans la vallée telle celle d'Azanulbizar il y a plus de mille ans. Le nain boitant observa un instant.

-Leur nombre est trop faible pour tenir la vallée, ils ne peuvent que faire une bataille défensive au sein même de Khazad-dûm. Une bataille a découvert dans la vallée serait trop risqué pour eux, nous les surpasserions largement.. D'ailleurs regardez..ils sont en train de se retrancher, nous pourrons donc avertir nos généraux que nous pourrons utiliser les armes de sièges plus vite que prévu... Attendez il y a de nombreux groupes qui se détachent.. Hum ils partent en maraude surveiller les environs.. Il faut que nous déguerpissions d'ici avant qu'ils ne soient sur nous..

A peine la petite troupe commençait elle a se déplacer pour rebrousser chemin, qu'un hurlement suivit d'autre hurlements de plus en plus proche se firent entendre, bientôt les voix gutturales des orcs et leur sombre parlé se firent entendre.

-Une troupe d'éclaireur..Avec des ouargues, ils ont du sentir notre présence..

Glissa l'un des nains dans un chuchotement plein de haine. Quelques secondes après une flèche vint se ficher vers les pieds éclaireurs en "première ligne", bientôt une petite troupe d'éclaireurs fondit sur la compagnie en hurlant accompagné de monstrueux ouargues des Mont Brumeux. L'un des Nains abbatis sa hache sur le crane d'un orc avant de grimper sur un roc d'un bond pour tirer avec son arc court sur les orcs.

-Il faut que l'on se perce un chemin et que l'on sécurise notre retrait au moins l'un d'entre nous doit rapporter les informations aux états major !

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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Jeu 20 Avr - 19:36

Muireen pouvait presque entendre les rouages de son esprit grincer furieusement tandis qu'elle réfléchissait aux implications de ce qu'avait dit l'éclaireur. Était-il dans le vrai ? Les orques amassés en contrebas de la vallée n'étaient-ils pas de taille pour une bataille à découvert ? S'ils se retranchaient effectivement c'est qu'ils en avaient conscience, mais dans ce cas, pourquoi s'être révélés en premier lieu ? Pour l'héritière, cela ne pouvait qu'être une ruse, une façon d'appâter l'ennemi en présentant un visage plus faible que la réalité. Mais si ces créatures avaient effectivement l'avantage, pourquoi ne rechercheraient-elles pas une confrontation directe ?

Elle plissa le nez en signe de contrariété. Les événements récents tendaient à prouver que les Crate n'avaient guère d'esprit stratégique et ses propres réflexions embrouillées paraissaient le confirmer. Elle nageait dans l'incertitude la plus complète et n'aimait guère cette sensation, aussi accueillit-elle les vociférations bestiales s'élevant non loin avec un sourire sauvage. Voilà une situation qui avait le mérite d'être claire.

La silhouette monstrueuse des ouargues se profilant par-delà les rochers déchiquetés, si elle n'entacha pas sa vaillance, amena toutefois un frisson à lui remonter le long de l'échine. Elle dégagea son bouclier d'une torsion du buste et dénuda sa lame nordique, plus courte et plus large qu'il n'était coutume de les forger ailleurs que dans le Rhôvanion. Son fil acéré renvoya un éclat froid, bien qu'il ne fut pas aussi inflexible que celui animant le brun fauve de ses yeux.

Ses frères avaient péri dans les montagnes. Tous. Il n'en serait pas de même pour la dernière représentante vivante de cette génération de sa famille.

« Serrés, tenez-vous serrés » lâcha-t-elle sans élever la voix.

En un éclair, Muireen avait décidé que faire front pour permettre à au moins l'un d'entre eux de s'échapper était une fausse bonne idée. Les cavaliers auraient tôt fait de les contourner, leurs montures semblant à l'aise même malgré l'inégalité du flanc de la montagne ; le messager esseulé n'aurait aucune chance. Non pas que les leurs fussent franchement plus brillantes.
Préférant illustrer son propos que l'argumenter, elle vint se porter à la gauche du nain qui avait réagi le plus vivement et décochait déjà un trait sur l'ennemi ; une plainte sourde le récompensa de sa visée sûre. L'un des chevaucheurs fit volte face et galopa droit vers eux, les épaisses pattes griffues de sa bête soulevant gravier et poussière sur leur chemin. Muireen se campa solidement sur ses jambes ; dans ses veines charriait déjà un sang nouveau, mâtiné de peur, de rage et d'exultation. Une joie mauvaise pulsait dans ses tripes comme lui parvenait l'odeur reconnaissable de la mort, et à ses oreilles résonnait des clameurs féroces venues du fond des âges. Elle se ramassa un peu derrière son bouclier rond peint à ses couleurs.

Une seconde à peine avant que l'orque ne fût sur eux, elle bondit à son encontre, l'épaule et la tête réfugiées derrière le pavois. Elle les heurta dans un grincement de bois malmené et de chair écrasée.

On n'aurait jamais soupçonné une telle détente et une telle force contenue dans la silhouette de Muireen. En pleine action, un observateur aguerri aurait remarqué la haine animale déformant ses traits, le retroussement à peine humain de ses lèvres. Un ours enivré par l'arôme du sang n'aurait pas eu de rictus bien différent.
Le rebord cerclé de métal de sa protection enfonça la mâchoire inférieure de la créature, brisant l'os et les dents en lui arrachant un glapissement de détresse. Le cavalier s'envola du dos du ouargue qu'il montait à cru et rebondit par deux fois sur les cailloux avant de s'immobiliser, mort ou tout comme. Sa monture freina des quatre fers pour pivoter que l'épaisse langue d'acier de la Crate la poignardait au flanc, sa propriétaire poussant un hurlement aigu qui résonna longtemps dans l'air. Le monstrueux loup fit un écart en couinant et prit la tangente  d'une démarche que la douleur rendait glissante : aussitôt l'humaine revint auprès du Nain et l'invita à reculer dans la direction approximative de l'armée royale. Le sang souillait son épée, mais plus impressionnante était la coulée sombre tachant son bouclier du haut jusqu'en bas.

« Reculons, vite mais en ordre serré » articula-t-elle comme avec difficulté, et ni ses cheveux défaits ni la fine couche de transpiration la recouvrant n'atténuaient son air menaçant. C'était peut-être même le contraire, car tout en elle respirait l'envie de tuer.

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« Dans mes songes j'ai vu une bête prendre couronne et s'allonger sur le trône du Nord. Ses griffes sales, sa fourrure en bataille ; dans ses yeux je lisais l'antique grandeur des rois de naguère et j'ai su, oui, j'ai su qu'il était temps pour nous ! »


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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Dim 23 Avr - 15:06

Le Seigneur du Nord secoua la tête aux propos du Nain, si à la tombée de la nuit seuleument ils sortaient par milliers, qui sait quelles atrocités restaient encore reclues à l'intérieur. Pourtant cela n'atténua pas un seul moment son envie de combattre, cela ne faisait que la renforcer car ils avaient ici l'occasion de mettre fin à cette menace qui mettait à mal son peuple depuis des siècles et cela, de façon définitive et surtout, glorieuse. Pourtant, cela ne lui permettait pas d'en déduire le but de cette sortie, en faisait-ils une telle chaque soir ou était-elle exceptionnelle ? Avait-elle un rapport avec l'arrivée de l'armée coalisée du Nord et des Nains ? C'était difficile à dire...

Le groupe d'éclaireurs n'eut pas le temps d'avoir des réflexions plus poussées car un des nains repéra un groupe de Wargs qui s'approchaient à grande vitesse d'eux. Les éclaireurs gobelins les avaient probablement repérés et allait probablement tenter de se débarasser de ces voyeurs gênants, une volée de flèche s'abattit sur le groupe d'éclaireurs mais fort heureusement pour eux, les gobelins étaient de piètres tireurs, d'autant plus en pleine course sur un Warg. Malgré tout, la menace était bien réelle et le petit groupe d'éclaireurs aguerris se rassembla rapidement afin d'évacuer la zone prudemment.

Les gobelins ne mirent que quelques minutes pour fondre sur le groupe, forçant ainsi les éclaireurs au combat le temps de repousser cette vague. Hymler jeta un coup d'oeil au chef des nains qui venait d'éliminer l'un des chevaucheurs avant d'observer brièvement l'héritière Crate qui se repliait après avoir repoussé l'une des créatures. La menace était loin d'être écartée et l'un des chevaucheurs fonçait sur eux à toute vitesse, décrochant deux de ses haches de sa ceinture, il s'en empara et se concentra. Le premier lancer frôla le warg qui l'esquiva d'un bond agile et continuait sa course en direction d'un des éclaireurs, la bête était affamée, cela renforçait la conviction selon laquelle ils se préparaient à la bataille. Se resaississant, il lâcha la seconde hache qui alla se planter dans la cuisse du warg, il perdit l'appui de sa patte et s'effondra sur le côté, un nerf avait probablement était sectionné dans l'impact.

Le chevaucheur s'effondra avec sa monture et termina sa course sur l'épée d'un des rôdeurs. Le petit groupe reculait progressivement tout en éliminant les audacieux qui les attaquait. Hymler dégaina sa lame et s'empara de son bouclier dans le cas où d'autres tenteraient d'interrompre leur retraite, il lâcha alors à l'attention de sa camarade :

« Il faut s'extirper de ce guet-apens au plus vite, plus nous attendons, plus ils se font oppressants ! »
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Mar 25 Avr - 15:11

« Les Rois doivent être avertis »

Radagast se tourna vers Muireenet lui adressa un large sourire en dépit de la situation. Ils n’avaient eu que de rares occasions d’échanger depuis le départ de l’expédition mais le Magicien Brun n’avait pu que noter l’attention qu’elle lui témoignait et la façon dont elle cherchait à lui épargner une partie des efforts pénibles qu’occasionnaient les expéditions de ce genre. Bien sûr, il ne pouvait lui dire que de tous, il serait le dernier debout du fait de sa nature singulière mais il apprécia chacun des gestes et la remercia chaque fois près qu’il eut compris que de toute façon, tous ses « Ne vous donnez pas cette peine » et autre « Je vais très bien, je vous assure » n’empêcherait jamais cette bonne âme de l’aider.

« Maître Magicien, ne pouvez-vous... je ne sais... user de votre art pour prévenir l'armée de ce que nous voyons ? Si ces hordes doivent se mettre en branle il faut au plus tôt en avertir nos alliés. À défaut de quelque artifice certains d'entre nous devraient rebrousser chemin et se charger de délivrer ce message. Non sans raison les orques délaissent leurs refuges... »

« J’aurais voulu que cela soit possible mais je crains que le mal qui sévit dans ces montagnes n’en aient fait fuir les habitants les plus honnêtes. N’aviez-vous pas remarqué ce silence ? Ni hululement, ni sifflement, ni glapissement, il n’y a guère les Crebain pour faire entendre leurs cris vilains et ils ont depuis longtemps choisi de suivre les mauvaises gens. Il nous faut porter ce message nous-mêmes, j’en ai peur. »

Ils n’eurent guère le temps de discuter davantage. Tous s’étaient à peine mis en marche que déjà, à une trop courte distance, s’éleva de nouveau le hurlement d’un Warg qui appelait à la charge. La rencontre fut violente.

Radagast n’avait jamais pris part à aucune bataille durant les longues années passées en Endor. S’il avait combattu, il n’avait jamais porté le fer et, de fait, il ne l’avait jamais croisé non plus. Des araignées géantes, des gobelins en maraude, des loups mal intentionnés et quelques horreurs enfantées par Dol Guldur, voilà les adversaires qu’il avait affrontés. Une charge de cavalerie orque, pour lui, si vieux, c’était nouveau et, comme face à chaque événement nouveau, il ne sut d’abord quoi faire. Le groupe lui-même le plaça en retrait plus qu’il ne s’y plaça, saisi par la surprise, les guerriers autour sachant pertinemment comme se livrer à leur violente besogne. Il fut le spectateur particulier des prouesses de chacun, d’Hymler de Gytburg le lanceur de hache, de Muireen de Crate la sauvage, mais aussi de l’infortune de ces combattants dont il ne connaissait que le visage et dont l’anonymat ne rendait que plus criante l’injustice de leur mort.

Le Magicien Brun se réveilla alors, endormi qu’il était depuis des siècles, touché par la triste mort des Enfants d’Eru comme d’Aulë. Ils n’avaient désiré, ensemble, rien de plus que de retourné dans la maison de leurs pairs et voilà, qu’ensemble, ils étaient victimes de la corruption de Melkor, semée avant même que la lumière des Arbres ne crûssent, et gisaient à présent, sous ses yeux, dans le sang et la poussière. Ce n’était pas le chant que les Valar avaient désirés, ce n’était pas là le destin heureux qu’Edain et Naugrim eussent dû trouver.


« Il faut s'extirper de ce guet-apens au plus vite, plus nous attendons, plus ils se font oppressants ! »

La volonté du Maia s’affermit soudain, son pouvoir se mit en branle et il commença d’incanter. Il avait saisi fermement son bâton des deux mains et commençait de tourner, au rythme de ses psalmodies, le pied de celui-ci juste au-dessus du sol. Les cercles, progressivement, se firent plus grands, sa voix, au même rythme, montait en puissance pour couvrir jusqu’au tumulte du combat. Autour de lui, la première ligne d’Hommes et de Nains, ne cessait de se refermer plus étroitement, repousser par l’étau des orques, mais les plus attentifs purent commencer de sentir le vent tourner ; non au sens figuré, mais bien au sens propre, alors qu’alentour, à une main à peine d’eux, un souffle se levait et virevoltait.

L’incantation de l’Ista atteignit alors son paroxysme et, au point culminant il brandit haut son bâton qui fit alors jaillir un éclair d’émeraude, forçant les assaillants alentour à fermer les yeux, ne pouvant supporter la lumière qui ne resta qu’un instant. Pourtant, cet éclat n’était pas le but poursuivi par le Magicien, bien qu’il eût déjà eu pour effet de désorienter quelque peu les ennemis. Autour de groupe, la brise se transforma soudainement en un vent furieux et partout des pierres éclatèrent dont les fragments, portés par le vent, commencèrent d’être projeter dans les chairs et les yeux ennemis, obligeant ceux-là à reculer, brisant leur mouvement meurtrier. Radagast tonna alors, de sa voix décuplée


« Avancez ! Avancez ! Je ne saurai tenir longtemps, frayez votre passage ! La discrétion n’est plus de mise, les loups ont d’ores-et-déjà hurlé notre présence. Avancez !»


Comme pour lui donner raison, loin en deçà, dans la vallée, un son de corne sonna haut et lugubre pour donner l'ordre de la chasse. Les plus promptes s’élancèrent et constatèrent que le vent avançait avec eux, leurs offrants protection et aide en cela qu’il leur livrait des adversaires pris au dépourvu car aveugles. Pourtant, déjà, les plus guerriers les plus proches pouvaient voir des perles d’eau apparaître sur le visage du vieillard qui, emportait par le sentiment de l’instant, avait décidé de frapper un grand coup, lequel se payait par un effort titanesque pour sa part. En outre, bien qu’il l’ignorât, le Magicien venait, par une telle démonstration de Magie, d’envoyer un message aussi clair que le soleil culminant dans un ciel d’été au fils de Morgoth : les Peuples Libres ne sont pas seuls.
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Mar 25 Avr - 23:15

Radagast semblait aussi content d'avoir prolongé son séjour à Imladris qu'Azalée d'en être repartie avec lui.
À vrai dire, elle n'en revenait toujours pas de voyager avec ce personnage de légende. Il ne parlait, il est vrai, jamais de son passé ni de lui-même. Elle avait fini par abandonner de lui soutirer des informations et des récits sur le temps légendaires qu'il avait connus. Le peu qu'elle arrivait à reconstituer venait de détails anodins échappés à Radagast, que son cerveau curieux avait tout le temps, pendant les longues heures de marche vers Imladris, puis pendant les longues après-midi dans les jardins splendides, de décortiquer à souhait. Elle avait encore beaucoup de mal à accepter tout ce qu'elle devinait de son compagnon de voyage.
Le vieux magicien ne semblait pas vraiment conscient de ce qu'il pouvait représenter aux yeux des autres, en grande partie, d'ailleurs, parce que les érudits d'Imladris avaient fait leur possible pour ne pas montrer qu'ils étaient impressionnés. Qu'est-ce que ça pouvait être orgueilleux un érudit ! Pourtant, Azalée savait par son cousin Boro, l'expert en Ents, mâles et femelles, que les érudits avaient été profondément retournés par la visite de l'Ista.
Au quotidien, Azalée en arrivait presque à oublier la nature de son compagnon de voyage. Radagast était quelqu'un de très gentil, d'aimable, d'attentif, de très (trop même peut-être) humble. Mais de temps en temps, il faisait quelque chose d'incroyable, comme de discuter avec un écureuil, ou de déduire des choses incroyables du vol d'un oiseau. Quand cela arrivait, elle état toujours aussi stupéfaite et émerveillée.
Azalée était d'autant plus ravie de voyager avec Radagast, qu'elle avait toujours eu un petit faible pour le magicien, quand sa mère lui racontait l'histoire de Frodo et de l'anneau. Elle détestait le passage où Saroumane était méchant avec lui, et elle trouvait que c'était le magicien le plus sympathique de tous (même si elle n'en connaissait que trois, et que l'un d'entre eux avait asservi la Comté).
Un jour, alors qu'ils approchaient du Carrock, Radagast évoqua pour la première fois les craintes qu'il éprouvait pour la Terre du Milieu :

-Je crains pourtant de voir dans ce monument de la puissance des Edain le renouveau de Númenor, de sa magnificence mais aussi de sa fierté qui, dans un futur sombre, pourrait devenir orgueil et folie.

Azalée fut d'autant plus troublée par ces paroles qu'elle nourrissait aussi, depuis longtemps, des doutes sur la capacité des royaumes des Grandes Gens à maintenir la paix en Terre du Milieu.

-Je comprends vos crainte, noble magicien. Je les partage grandement…

Ni l'un ni l'autre, cependant, ne semblait désireux de s’appesantir sur le sujet. Il faisait beau, la nature était rayonnante. Et plus ils avançaient, plus Azalée repensait à ce passage de l'histoire de Frodo et de l'anneau que sa mère lui racontait quand il faisait très froid le soir : le passage du col du Carrock.

« Mais j'y pense, songea Azalée, alors qu'ils amorçaient une pente un peu plus raide, la Moria doit être tout près d'ici ! »

Azalée frissonna, autant de peur que d'excitation. Le passage du Balrog avait toujours été celui qui la terrifiait le plus de toutes les histoires que lui racontait sa mère, plus que l'histoire du chien Draugluin ou de l'horrible Ungoliant, ou même que la famine de 1419 dans la Comté.
Mais la Moria l'avait toujours fascinée. Enfant, elle dessinait, à grand renfort de crayons jaune (pour l'or), bleu, rouge et vert (pour les pierres précieuses), les mille trésors des Nains. Son grand-père, les soirs qu'elle dormait chez lui, lui parlait des forges de Khazad-dûm, tournant sans trêve, nuit et jour, durant des siècles, pour la plus grande gloire du peuple de Durin. Adolescente, elle avait lu tout ce que contenait la bibliothèque de sa mère, celle de Hobbitebourg, et enfin celle de Bourg-de-Touque sur le sujet. Elle ne s'était jamais trouvée aussi près de ce lieu légendaire.

Azalée resta rêveuse toute la journée, imaginant sous ses pieds les montagnes d'or, les rivières d'émeraude et les couloirs déserts et glacés.
Elle fut tirée de cette rêverie quand, au détour d'un col, ils tombèrent nez à bec avec un aigle majestueux.
Comme à son habitude, Radagast entama une conversation avec l'oiseau. Azalée, polie, même avec les bêtes, fit un petit signe de tête à l'aigle quand Radagast la présenta. Mais elle faillit tomber de son poney quand, cette fois, l'aigle répondit au magicien.

Elle parvint à se maintenir en selle, mais eut beaucoup de mal à se concentrer sur ce que disait l'aigle. Un aigle qui parlait ! Dire qu'il y avait quelques semaines encore, elle croyait que la magie n’existait pas, que l'histoire de Frodo et de l'anneau n'était que l'embellissement d'un quelconque périple diplomatico-militaire et que les Ainurs n'étaient que des figures littéraires. Décidément, depuis qu'elle avait rencontré Radagast, elle allait de surprise en surprise…

-Des Hommes mais aussi des Nains venus du Nord et de l’Ouest, ils ont traversés les Montagnes peu de temps avant vous.

Les paroles de l'aigle ramenèrent Azalée à la réalité, même si ses genoux tremblaient encore de stupéfaction et d'étonnement. Des Nains ? Voilà qui était intéressant… L'un d'entre eux cherchait peut-être un apprenti… L'un d'entre eux accepterait peur-être une demoiselle hobbit comme apprenti ? Azalée n'avait pas particulièrement envie de quitter Radagast, mais suivre l'enseignement d'un Nain était son rêve le plus grand. Maintenant qu'épouser Robbie Cotton était devenu impossible, en tout cas.

-Cela semble fou, mais je pense que ces gens vont tenter de reprendre Khazâd Dum, l’ancienne demeure des gens de Durin.


Azalée faillit une nouvelle fois tomber de sa selle. La Moria ! Les Nains vouaient reprendre la Moria ! C'était Yule et son anniversaire en même temps ! Des milliers de Nains ! La Moria ! Et des homme du Nord ! Azalée était tellement excitée que, pour une fois, elle resta muette. Mille pensée se bousculaient dans sa tête. À peine eut-elle le temps d’entendre les dernières phrases de l'aigle, de faire un dernier signe de tête en répétant mollement la formule de politesse de Radagast. L'aigle était parti.
En le regardant s'éloigner dans le ciel, majestueux, libre et puissant, Azalée se demanda si elle devait se sentir vexée par sa remarque sur les hobbits. Après tout, elle-même n'aurait pas su distiguer un aigle d'un autre, et elle était bien moins majestueuse que ce Meneldor.

Azalée se força à se concentrer sur ce que lui disait Radagast. Son premier mouvement fut de s'écrier qu'elle venait avec lui. Mais elle entendit une petite voix dans sa tête, qui ressemblait étrangement à celle de Bépie, lui dire que les camps d'armée étaient sales et peu hygiéniques, et que les aventures épiques étaient surtout très dangereuses. Aller chez les Elfes serait bien plus sûr, et les elfes étaient très sages, très savants, très anciens…
« Mais les Elfes sont ennuyeux, et les Nains sont fascinants, et la Moria va être reprise ! »

Son cœur battait la chamade, et elle avait conscience de vivre un moment capital de sa vie. Plus capital encore que quand elle avait décidé de quitter la Comté ou de suivre Radagast.

-La Moria ! La Moria ! finit-elle par s'exclamer. Mon sang Touque ne saurait résister à cet appel !

Elle entendait ce sang battre à ses oreilles, plus fort que jamais.

-Si ma présence ne vous est pas trop lourde, c'est avec un grand plaisir que je vous accompagnerai !

Il y avait des décisions qui faisaient basculer une vie, qui pouvaient forger des destins. Elle avait l'impression que celle-ci en faisait partie. On ne refuse pas une aventure épique impliquant la Moria. Pas quand on s'appelle Azalée Bravet et que le sang de Peregrin Ier coule dans vos veines.

-Les elfes peuvent bien attendre…


*

Azalée sommeillait un peu, sur le dos de Caramel, faisant confiance à Radagast et au poney pour les guider, quand une voix rude retentit. Un garde humain les menaçait de son arc, ce qui semblait plutôt inquiétant. Radagast, cependant, semblait parfaitement à l'aise, et répondit tranquillement. Le monsieur à l'arc sembla tout aussi surpris qu'elle de cette réaction, et baissa un peu son arc. Ce n'était pas beaucoup, mais c'était plutôt encourageant.

Azalée laissa Radagast discuter avec ce Pangron, se faisant la plus petite possible sur sa selle. La situation sembla se tendre, puis Radagast fit un de ses trucs extraordinaires qu'Azalée avait toujours du mal à admettre, et l'éclaireur du nord devint très gentil. Il fit surgir plein de ses compagnons des alentours, avant de les mener à son roi. Azalée essaya de se rappeler qui était roi là-haut. Son cousin Fara avait essayé de lui expliquer la situation politique de l'empire et de ses voisins, mais elle était loin d'avoir tout compris.
Quand ils arrivèrent au camp, elle entreprit de suivre Radagast comme son ombre, trop apeurée et impressionnée par toutes les personnes, toutes les armes et tout ce qui l'entourait pour dire quoique ce soit, hormis « Merci. », « Enchantée. », « C'est un honneur. » et « Merci. »
Radagast la présenta, réussit à se faire bien voir de tout le monde, et surtout sembla parfaitement à l'aise avec tous ces rois, princes et autres titres importants.
Azalée, une fois n'est pas coutume, resta très silencieuse, un peu assommée par la fatigue, la faim, et le trac. Il se passait plein de choses autour d'elle, mais elle avait beaucoup de mal à suivre. Les gens étaient tous très grands (sauf les Nains), ils avaient plein d'armes, plein d’aplomb, ils avaient l'air grave et des tenues un peu étranges, pas très colorées, hormis les différents blasons qu'ils arboraient.
À mesure que le temps passait et que son estomac se remplissait, Azalée retrouva un peu d’aplomb. Elle interrogea les nains à sa portée sur la situation de leur peuple, sur les armes et les armures qu'ils portaient (« C'est vous qui l'avez faite ? Je m'y connais un peu en forge moi-même... »).
Elle fut heureuse de constater que c'était une jeune femme qui commandait la fameuse Compagnie Grise. Ce genre de choses était impossible dans la Comté ! Les humains étaient peut-être plus civilisés qu'ils en avaient l'air.
Elle aurait aimé parlé un peu avec cette Sylandra, tout comme avec le roi Durin, mais ils avaient des discussions très importantes et très sérieuses sur la campagne qu'ils menaient, elle n'osa pas les importuner avec des questions qui pouvaient attendre.

À vrai dire, elle commençait d'ailleurs à fatiguer. Long voyage et estomac plein ont un effet très sûr chez les hobbits, et Azalée finit par s'endormir dans son coin, pendant qu'on discutait autour d'elle d'une petite expédition d'éclaireurs.

Radagast avait disparu quand elle se réveilla, la marque du bord de la table bien visible sur sa joue gauche. Elle demanda à voir son poney, pour vérifier qu'on prenait bien soin de lui. Quand elle eut vérifié que tout allait bien pour Caramel, on l'aida à transporter ses affaires dans la tente qu'on lui avait réservée. Azalée fut un peu déçue de voir que ce qu'on lui avait présenté comme un lit n'était guère qu'une petite paillasse, trop longue pour elle, mais bien trop étroite à son goût. Elle profita néanmoins d'avoir un espace bien à elle, protéger de la pluie et du vent, pour sortir certaines de ses affaires, notamment sa deuxième robe, qu'elle avait réussi à laver en chemin, mais qui était toute fripée d'avoir séjourné trop longtemps dans ses fontes.
Elle sortit aussi la carte de sa mère, les feuilles vierges qu'elle avait prises pour raconter ses aventures, et les petits papiers que son oncle lui avait donnés pour son voyage. Il y avait notamment des petites notes sur le vocabulaire et la grammaire basiques de certaines langues qu'on croisait beaucoup en Terre du milieu.
Elle sortit fumer un peu de l'herbe à pipe qui lui restait de la Comté, et retrouva Radagast. Il partait avec les éclaireurs. Azalée se sentit triste de se voir séparée de celui qu'elle en était venu à considérer comme son ami. Mais il avait raison, sa présence serait utile aux éclaireurs, alors qu'elle-même n'avait pas sa place dans ce genre d'expédition.
Elle sentit une profonde excitation monter à l'idée de représenter son peuple. Mais en même temps, le trac la reprit, comme à son arrivée. Elle était bien peu de chose face à tous ces gens, face à tous ces soldats, expérimentés et sûrs d'eux.
En se couchant, elle regretta pour la première fois d'être partie d'Imladris. Elle était bien là-bas, entourée des siens, de murs solides, de lits confortables, de livres passionnants, de cousins attentionnés.

Les éclaireurs étaient déjà partis quand elle se réveilla. Les rayons de la soleil et le premier petit déjeuner lui remirent du baume au cœur. La situation était peut-être un peu difficile, mais maintenant qu'elle avait fait tout ce chemin, autant tirer tout ce qu'elle pouvait tirer de la situation.
Elle fit un brin de toilette avant le deuxième petit déjeuner, en réfléchissant à un plan d'action.

Elle allait essayer de nouer contact avec des nains, si possible des nains plus forgerons que guerriers. Une armée de cette taille devait bien avoir des maréchaux-ferrants et des gens pour entretenir le matériel. Elle tacherait de les trouver et d'établir le dialogue.
Il y avait aussi cette Compagnie Grise qui l'intéressait bien, notamment sa commandante. Elle avait bien envie de savoir comment une femme avait réussi à arriver à un post aussi élevé, et surtout comment les hommes acceptaient son pouvoir. Il y  avait peut-être bien des choses à apprendre pour émanciper un peu les femmes dans la Comté. Elle essaierai d'identifier des membres de la Compagnie, et de les interroger sur leur cheffe.
Enfin, bien sûr, il faudrait tâcher de se rendre utile. Elle n'était pas une guerrière, mais elle devait bien pouvoir trouver quelque chose à faire… Entre ses longues heures de pratique de l'ébénisterie dans l'atelier de son père, la formation accélérée auprès de son grand-père dans la forge de Petite Cave et et sa légendaire recette de soupe aux poireaux… Elle était même prête à faire de la couture s'il le fallait, mais il était hors de question que la Moria soit reprise sans elle !
Azalée sortit résolument de sa tente, vêtue de sa belle robe rose, toujours un peu fripée, et se mit en quête du lieu le plus important de tout campement, du cœur névralgique de toute assemblée de personnes : là où l'on nourrissait la troupe.
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Lun 1 Mai - 20:46

♦ Drard-Eclaireur Nain


La petite troupe d'éclaireurs de lâchait rien, elle reculait en bon ordre le plus rapidement possible. Bien que leurs actes furent héroïques comme seules les peuples libres pouvaient en être capables ils seraient bientôt submergés par le nombre si ils ne se tiraient pas de cette situation de la rapidement. Les assaillants harcelés la troupe, de flèche ou d'attaque rapide , l'agilité de leurs monture en montagne les y aidant pour beaucoup, mais pour l'instant a chaque fois les éclaireurs les repoussaient. Bientôt a la surprise de tous une forte lumière verte jaillis, le nain jeta un regard de côté et vu le vieil homme comme en transe, ainsi ce n'était pas des bêtises il était bel et bien ce qu'il avait annoncé, passer la surprise, l'inquiétudes s'empara du Nain.

-Cela nous donne un peu de temps et nous devons en profiter pour mettre le plus vite de la distance entre eux et nous car je crains que cette puissante lumière n' ai définitivement donné notre position !

Le vent se leva et vint malmené les troupes ennemis, des éclats de roche venaient écorché et percé leurs peau, certains warg furent pris de panique autant a cause de la lumière, de la peur et de la douleur un des assaillants bascula dans le vide dans une plainte aigus, la troupe se remis vite en marche afin de profiter au mieux de ce temps que le magicien venait de leur offrir. Mais la joie fut de courte durée, les bourrasque s'affaiblissant, un warg plus imposant que les autre monter par un puissant orc des montagnes s'élança, la puissance et la surprise eurent raison d'un rodeur, Brett dont le visage fut réduit en bouillis par un violent coup de pate, Yrgen trop occupé a bloquer les coups du cavaliers ne vit pas arrivé la puissante mâchoire de la bête qui vint lui arracher la moitie du cou et de son épaule gauche, la rôdeuse s'effondra dans une marre de sang, laissant échapper de lugubre glougloutement sanguinolent de sa bouche. La Compagnie devait s'occuper de cet orc, la mort de cet puissant "héraut" suffirait surement a faire flancher le courage déjà bien entamé de ses congénères.



♦ Brüm-Cuisinier Nain


Brüm n'avait pas une minute a sois ! Bien sur qu'il savait se battre et qu'en cas de pépin il saurait se défendre, et qu'importe ce qu'il avait sous la main, tous étaient d'accord pour dire que n'importe quel ustensile devenait une arme meurtrière dans les armes de cette "barique" comme l'appelait gentiment ses compagnons. Mais si il était présent dans ce campement ce n'était pas pour ses talents guerriers mais pour ses talents de cuisinier, son rôle était tout aussi cruciale qu'un autre il devait faire des repas pour des milliers d'homme, assez facile pour être fait en grande quantité et nutritif pour nourrir toute l'armée de nain comme il se doit. Il pouvait compter sur une ligne d'approvisionnement riche, et sécurisé. Le garde manger et la "cuisine" du campement se trouvait au centre, on pouvait voir Brüm s'activer dans tous les sens, regardant et gérant les stock ainsi que de la qualité des aliments, souvent on pouvait l'entendre pester contre l'un de ses apprentis, mais au fond il appréciait ses élèves, quand le besoin s'en faisait sentir il était toujours arrangeant que se sois au niveau de leur emploie du temps que de leur salaire, il était un nain un vrai, bourrus mais avec un cœur d'or... et quand il fallait défendre ses allies, amis et famille des poings plus dure que la roche de la montagne dans lesquelles ce rude peuple creusait leurs demeures. Ce dernier cuisinait le repas du soir, ça serait un ragout de viande de cerf accompagné de navet et de pommes de terres. Il gouta son plat, bien sur il était bon..mais il manquait quelque chose, l'âge avançant la mémoire elle reculait et il n'arrivait pas a mettre un mot sur ce qu'il pouvait bien lui manquer quand il remarqua du coin de l'œil une jeune hobbit déambuler aux alentours du stock. Une hobbit ? Qu'Est-ce qu'elle peut bien faire ici ! Ce n'est pas un jardin d'agrément fait pour les promenades ce camp..  

-Bah.. Voyons voir si elle peut m'aider, l'intérêt des petites gens pour la "boustifaille"  comme ils disent est légendaire au moins autant que nos trésor..  

Maugréa-t-il, avant d'appeler la jeune Hobbit et de lui demander de gouter son ragout.  

-Qu'en pensez vous ? Il manque quelque chose ! Je le sais mais je n'arrive pas a mettre un nom sur ce maudit toublion !  

Il parlait a la hobbit tout en faisant des grands gestes de ses bras, sa louche toujours dans ses mains décrivaient de dangereux arc de cercle au dessus de la tête de la jene Hobbit.



Dernière édition par Durïn l'Immortel le Sam 15 Juil - 3:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Ven 5 Mai - 20:32

En d'autres circonstances Muireen n'aurait pas manqué d'exprimer, avec force récriminations virulentes, ce qu'elle pensait des petites cachotteries du Magicien. Ne l'avait-elle pas assez pressé sur le sujet de ses capacités, n'avait-elle pas mis en avant, avec assez de clarté, sans ambiguïté, sa curiosité à ce propos les jours passés ? Mais non, il avait fallu que toujours Radagast louvoie, élude, esquive et détourne, de telle sorte qu'à aucun moment elle n'avait réellement songé qu'il puisse être capable de... ceci.

Tandis que les éléments faiblissaient et que le grand cavalier ouargue s'enhardissait, elle songea qu'elle n'était même pas capable de mettre des mots sur le phénomène dont le vieillard avait été à l'origine. Bien que cela leur ai permis de prendre la fuite avec une relative aisance, elle n'était pas non plus certaine de s'en réjouir. La résurgence des pouvoirs d'antan était le thème d'une discussion qu'elle avait eu maintes fois avec son père et elle avait pris la décision de n'en pas vouloir à son époque. Têtue comme elle l'était, il faudrait plus que lui sauver la vie pour la faire changer d'avis.

Elle avait lutté pour ne pas ramener son regard sur les cadavres étendus au sol ; elle estimait encore qu'ils étaient chanceux d'être morts sur le coup, ou peu s'en fallait.
Le grondement puissant de la bête la ramena à des préoccupations plus terre à terre que débattre de la bonne ou mauvaise étoile des défunts, fussent-ils frais de quelques instants. Ses yeux dévorés de malveillance la fixaient avec une intelligence qui fit frissonner la guerrière, laquelle avala sa salive avec une muette prière : elle ne l'adressa à aucun dieu, mais plutôt à ses plus lointains ancêtres du peuple de Bëor.

Et poussa un grand cri à glacer le sang avant de se jeter contre le cavalier.


On avait déjà vu bretteur plus gracieux que Muireen. Son jeu d'épée n'était pas vraiment élégant ; bien que sa cuirasse fut légère, pour elle qui affectionnait les broignes et boudait l'acier au profit du cuir, elle était encombrée par son grand bouclier circulaire qui était répandu parmi les gens de Crate. Mais elle jouait de sa targe, sinon avec finesse, du moins avec véhémence.
Il y avait une singulière harmonie entre les sifflements de taille du fer large de sa lame et les coups de boutoir de son égide : une taille sauvage esquissa une balafre sur l'épaule musculeuse du ouargue qui glapit, et elle poussa son avantage au figuré comme au propre en se propulsant, targe en avant, dans l'intention de télescoper l'animal. Une ombre menaçante envahit alors le haut de son champ de vision et la Rhôvanienne s'aplatit désespérément sur le sol caillouteux : l'arme distordue du cavalier, que dans sa fureur elle avait laissé pour compte, manqua d'un cheveu lui fracasser le crâne.

À plat ventre aux pattes du monstre, Muireen se savait constituer une proie facile : elle s'attendait à tout moment à sentir ses crocs immenses  se refermer sur sa nuque, et pourtant la morsure ne vint pas. Au lieu de ça à ses oreilles résonnèrent des mots étranges qu'elle ne comprit pas, des mots qui n'étaient pas faits pour être saisis de l'esprit humain. Il lui sembla que la voix les prononçant était celle de Radagast, mais elle résonnait étrangement dans l'air et si c'était bien la sienne, alors ça ne l'était pas tout à fait malgré tout ; perplexe, elle leva ses yeux d'ambre vers le ouargue la surplombant.

Il paraissait tout aussi troublé qu'elle, sinon plus. Dans un éclair de lucidité, la noble réalisa que les paroles du Magicien s'adressaient à ce qui marchait à quatre pattes, portait fourrure et griffes. La créature que chevauchait le grand orque n'appartenait pas tout à fait au règne animal de la création, mais elle en était suffisamment proche pour que les injonctions du druide aient quelque effet sur elle. Assez pour sauver la vie de l'héritière, et peut-être même lui donner l'ouverture dont elle avait besoin.

Tandis que son maître bataillait pour se faire obéir de sa monture, Muireen gronda et, roulant pour se mettre sur le dos, lâcha son bouclier et enfonça des deux mains son glaive dans la chair plus tendre de la gueule. Un épais filet de sang, visqueux et brûlant, se déversa sur son visage et elle en goûta involontairement le fumet âcre, s'oubliant dans un autre cri de haine. Elle accentua sa poussée, saisie de frénésie, tandis que les pattes avant du ouargue raclaient et déchiraient la terre à quelques pouces à peine de ses oreilles. La pointe grossière de l'épée perfora le palais, racla quelque part derrière la truffe et atteint finalement l'espace entre les yeux ; elle n'avait pas vraiment visé proprement, mais au vu de sa position qui l'en aurait blâmée ?

Le monstre s'effondra dans une série de spasmes, comme s'il voulait tout à la fois se frotter le faciès et se recroqueviller, piétinant la guerrière au passage. Son cavalier bondit à la dernière seconde afin de ne pas se retrouver écrasé avec un hurlement rauque de frustration ; lorsqu'il cessa de s'agiter et mourut dans une suprême ruade de souffrance, Muireen se retrouva à moitié étouffée sous le poids de la carcasse. Elle jeta à l'orque un regard de triomphe mâtiné de défi que voilait la douleur, nonobstant sa fâcheuse posture.

« J'aurai un collier de tes dents ! » lui cracha-t-elle, venimeuse, trouvant le moyen de ne pas suffoquer. Les relents musqués de la carcasse y étant au moins pour moitié, la masse lui comprimant la poitrine faisant le reste. Il était évident qu'elle ne parviendrait pas à se dégager de là toute seule, mais pour l'heure, le héraut de la Moria paraissait vraiment, vraiment en pétard.

Une part malicieuse d'elle-même songea, non sans égoïsme, que régler ce problème-là revenait à ses camarades. Elle, elle devait juste retenir son souffle. Et espérer.

_________________


« Dans mes songes j'ai vu une bête prendre couronne et s'allonger sur le trône du Nord. Ses griffes sales, sa fourrure en bataille ; dans ses yeux je lisais l'antique grandeur des rois de naguère et j'ai su, oui, j'ai su qu'il était temps pour nous ! »


Chant d'adieu des guerrières de Crate
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MessageSujet: Re: [Event] [Moria] Rukhs, baruk khazâd, khazâd ai-mênu !   Dim 7 Mai - 13:15

Alors qu'Hymler venait tout juste d'évoquer la nécessité de se replier rapidement, car à chaque seconde qui passait, leurs chances de survie s'amenuisait et il paraitrait bientôt impossible de parvenir jusqu'à son Roi et ami afin de lui faire part de son rapport. Alors que l'homme du nord s'emparait de son bouclier afin de se protéger des traits ennemis, son regard fut attiré par  des paroles fort étrange qui sortaient de la bouche de celui qui se disait magicien et soudain, comme s'il l'était vraiment, les éléments se levèrent contre les créatures, des bourrasques de vent ravagèrent la zone appuyé par de multiples projectiles naturels.

Le seigneur du nord remercia ce concours de circonstance, pensant plus que les incantations du vieillard n'étaient qu'un hasard avec l'évènement qui venait de se produire malgré la lumière aveuglante qu'il fit échappé de son bâton, il paraissait clair qu'un vieux fou reclu dans la forêt ne pouvait être réellement un puissant magicien comme il pouvait le revendiquer. Le petit groupe se préparait à poursuivre son repli lorsqu'un invité non désiré intervint dans le combat, un imposant orc du nord sur une monture tout aussi terrible que lui se jeta dans la mêlée, sa monture broya tour à tour deux des trois rôdeurs qui accompagnait le groupe d'exploration, réduisant considérablement le nombre des éclaireurs.

A peine son travail terminé que la créature maléfique s'attaqua à l'héritière des Crate, située à quelques mètres d'Hymler. Tandis qu'elle combattait bravement, lui-même se débarassait de deux chevaucheurs qui avaient mis pied à terre suite à la chute de leurs montures par dessus les promontoires. Son arme fétiche en main, il se débarassa rapidement de ses deux adversaires, poussant l'un sous la course d'une monture d'un de ses camarades et éliminant l'autre d'un violent coup dans l'abdomen. Les Orcs n'étaient pas les plus grandes menaces qui résidaient dans la Moria, surtout que ceux qu'ils venaient d'affronter étaient probablement de vulgaires bêtes chétifs de la Moria, rien à voir avec leurs puissants cousins de Gundabad et du Nord.

Lorsqu'il se retourna vers le combat entre sa compatriote et le monstre, il s'aperçut que celle-ci était en bien mauvaise posture, bien qu'elle avait réussi à terrasser le warg, il restait une menace toujours aussi impérative. Il s'approchait même de celle qui lui avait causé tant de souci afin de l'achever mais c'était sans compter sur les autres membres de la compagnie. Levant son épée, Hymler appela à lui les deux guerriers nordiens qui les accompagnaient :

« Hommes du Nord ! Défendez votre sœur ! »

Il s'élança le premier contre la bête qui dut revoir ses plans et plaça son protège bras métallique afin de parer la lame de son agresseur. L'Orc lâcha un râle de colère et tenta de lui asséner un coup de masse qui vint s'écraser contre le bouclier d'Hymler, la puissance de l'impact le fit légèrement reculer mais il tint bon et fut bientôt rejoint par ses deux compagnons. Ceux-ci attaquèrent l'Orc de plusieurs côtés afin de le forcer à rester sur la défensive. La créature subit plusieurs entailles infligées par ses adversaires mais bien souvent, une bête blessée peut être bien plus dangeureuse.

Pousssant un hurlement de douleur, il asséna un coup de son protège bras contre un des éclaireur qui fut repoussé plus loin contre une pierre. Il dégagea Hymler d'un coup de masse, le faisant s'effondrer également et élimina le troisième éclaireur en lui écrasant le crâne d'un coup bien placé. Fort de sa victoire, il s'approcha lementent du seigneur du nord qui l'avait interrompu afin de l'éliminer. Levant son arme, il se prépara à asséner le coup fatal mais son arme ne trouva pour seul adversaire que le sol rocailleux de la montagne.

Le Nordien venait de faire une roulade sur le côté afin d'esquiver le coup, ne faisant qu'énerver encore plus la créature qui repartit à l'attaque, martelant le sol à de multiples reprises, faute de pouvoir atteindre son opposant. Hymler retrouva son bouclier qu'il plaça en opposition au dernier coup, se servant de la fatigue de l'Orc pour dévier ensuite son arme avant lui sectionner l'avant bras à l'aide de son épée. L'Orc poussa un hurlement tout en reculant de plusieurs pas, observant son avant bras manquant avec un regard plein de surprise. Il n'eut pas le temps de réaliser vraiment ce qui lui arrivait que sa tête roulait au sol. Hymler releva le guerrier survivant et ils se hissèrent jusqu'à leur compatriote afin de l'extirper du cadavre de la bête.

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