Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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 Les frères Volmark à Osgiliath

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Chef de la Maison de Volmark ¤ Le Colosse
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MessageSujet: Les frères Volmark à Osgiliath   Lun 4 Juil - 22:14

Le formidable tournoi organisé en parallèle de la diète impériale allait attiré tous les seigneurs et nobles de l'Empire, ce serait la plus formidable manifestation de la richesse impériale depuis des années. Une occasion à ne pas manquer pour des chevaliers fieffés comme les Volmark, outre l'attrait qu'ils avaient pour les tournoirs, les combats et les bordels d'Osgiliath, ils faisaient également partis de la suite seigneuriale du seigneur Hallas de la Morthond, leur suzerain. Après tout, c'était dans l'intérêt du jeune seigneur de prendre les deux plus imposants guerriers de la région à ses côtés, cela ne pouvait que donner une impression de puissance.

La petite troupe avait entrepris un long voyage depuis Ethring où elle s'était rassemblée, le seigneur de la Morthond étaient présents avec ses proches et sa garde et chacun de ses vassaux avaient fait de même, donnant une troupe d'une quarantaine d'hommes au total. Ils avaient finis par arriver en vue d'Osgiliath après plusieurs jours à cheval. A la vue de la cité, la petite troupe était restée quelques instants à l'admirer et Odomar en profita pour glisser une information capitale à son frère :

« Tu vois Gaudéric, c'est ici que l'on trouvera les plus belles putes de tout l'Empire. Crois moi, on va bien s'amuser dans cette cité. »

Gaudéric n'était jamais venu à Osgiliath et son frère aîné ne s'y était pas rendu plus que nécessaire, ce tournoi leur donnait alors l'occasion de se détendre un peu et de combattre pour gagner la formidable récompense promise par l'Intendant. Au signe d'Hallas, la petite troupe reprit sa route vers le nord et Osgiliath qu'ils atteignirent dans la journée, la cité des étoiles étaient impresionnante, sans doute plus encore que lors de sa fondation. Autrefois les hommes ne contrôlaient que l'Arnor et le Gondor, désormais, ils contrôlent toute la terre du milieu et c'est ici, à Osgiliath, que toutes les richesses de l'Empire se font ressentir. La troupe du seigneur de la Morthond avait reçu des logements au sein du quartier impérial là où toute la noblesse de l'Empire se trouverait. Au cours de la traversée de la cité, Odomar ne manqua pas de lancer quelques regards haineux aux représentants des Corly qui le lui rendirent bien.

Ils finirent cependant par arriver à leur destination après avoir rencontré des représentants de l'Empereur qui les guidèrent jusqu'à leurs demeures. Là, ils installèrent tous leurs affaires avant que le seigneur ne laisse ses vassaux prendre congé et se livrer à divers occupations en ville. Odomar fit signe à son frère et à quelques uns de leurs proches compagnons de les suivre et ils rendirent dans une des tavernes proche du quartier impérial où ils trouveraient de l'alcool à volonté, des gens sur qui taper et bien entendu, de charmantes demoiselles. Leurs recherches fructifièrent rapidement puisqu'ils trouvèrent un établissement des plus banals et s'installèrent à une table. Les habitués ne manquèrent pas d'observer curieux et impresionné les deux colosses qui menaient leurs trois compagnons et commençaient déjà à boire. Odomar vida sa première chope et fit signe qu'on lui en amène une nouvelle tout en déclarant :

« Ah mon frère ! Je sens qu'on va bien s'éclater à ce tournoi, j'espère qu'on tombera contre un de ces bâtards Corly ! »
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Le Mi-Cuit
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mer 6 Juil - 15:42

Osgiliath. Gaudéric arpentait ses rues, le regard perdu dans la foule, passant des visages peu marquants des badauds à l'architecture impressionnante de la citadelle de l'Empire. Capitale de ce dernier et peut-être même de toute l'humanité, la puissance économique humaine se ressentait à chaque coin de rue. Le cœur de la ville était un étalement de l'opulence locale et la ville transpirait la richesse. La ville, déjà très peuplée, était encore plus agitée avec l'organisation du tournoi impérial et le déroulement de la diète au même moment. Les guerriers dominaient la plèbe du haut de leurs montures et se frayaient un chemin au travers de la foule, sans ménagement. La troupe du seigneur Hallas progressait vers les quartiers impériaux sans s'arrêter, mettant parfois à terre des gueux pas assez réactifs pour se pousser. Les deux brutes épaisses de la Morthond qu'étaient les Volmark attiraient bien entendu les regards et causaient bien des murmures parmi les pauvres comme les bourgeois qui croisaient leur route. Leur physique et la vilaine face du Mi-Cuit devait en marquer plus d'un.

Gaudéric portait fièrement les couleurs des Volmark, un étendard de Salrivières dans sa main, appuyée sur son épaule. Son regard pour la faune locale était méprisant. Si de loin la cité lui avait parue magnifique et agréable à vire, notamment quand son frère lui promit des montagnes de paysannes à déflorer, elle était en fait bruyante et surpeuplée. Le Mi-Cuit qui n'aimait guère être ainsi serré par la populace et préférait le calme de la campagne n'était pas de bonne humeur, et ne le serait pas avant qu'on lui serve une choppe bien fraîche. Ainsi, il ne fut pas plus bavard que d'habitude et suivit en silence la troupe d'une quarantaine d'homme. Ils furent reçus par les serviteurs impériaux, à la langue bien assez pendue pour lécher le croupion des quarante hommes présents. Une fois qu'ils eurent l'arrière-train bien humidifiés par ces citadins aux accoutrements ridicules et aux manières efféminées, ils purent enfin poser leurs bagages dans des quartiers luxueux. Luxe auquel le Mi-Cuit n'était pas habitué, lui qui vivait dans une chambre au confort spartiate dans le castral de Salrivières, ce qui lui suffisait bien. Ceci dit, ce n'était pas désagréable. Bien entendu, pour de riches commerçants ou de grands seigneurs, les suites mises à leur disposition n'étaient rien d'autre que de misérables piaules, mais pour un homme rustre comme Gaudéric Volmark, dormir dans une literie de qualité et avoir un mobilier décent ainsi que de la décoration – terme dont il ignorait l'existence – était quelque chose de totalement différent de son quotidien. Il s'étonnait toutefois de ne pas trouver de râtelier pour son armement, décoration basique de sa chambre. Il y avait cependant un support pour son armure.

Après avoir remplis son pot de chambre de tout ce qu'il n'avait pu évacuer sur la route menant à cette foutue cité, Gaudéric rejoignit son frère en bas des quartiers. Il était grand temps de prendre ses marques dans la cité, qui vivrait bientôt les exploits martiaux des deux frères Volmark. En attendant le début du tournoi, les festivités, elles, devaient être entamées.
Flanqués de trois compères vêtus aux couleurs de la maisonnée, les deux frères déambulaient dans les rues aux alentours de leurs quartiers, bousculant femmes et enfants sur leur passage, effrayant les maris d'un regard noir et d'un geste en direction de leurs fourreaux.

Ils trouvèrent bientôt une taverne à leur goût, toute proche de leurs piaules, juste assez pour rentrer ivre aisément. Cela deviendrait certainement leur nouveau repaire. Entre chaque épreuve, le tavernier avait intérêt à faire le pleins de fûts de vin et d'hydromel, et de victuailles, mais surtout, de se faire petit. Les Volmark pénétrèrent bruyamment dans le cloaque où la vapeur d'alcool et la fumée des pipes à tabac laissaient planer un léger brouillard. On y voyait pas très clair, et quelques filles se baladaient entre les tables, tout comme les mains de leurs clients. Oui, ils seraient très bien ici. Gaudéric hésitait même à prendre une chambre au plus près de cette source de femmes et d'alcool.


Alors qu'Odomar avaient déjà vidée sa choppe, l'un de leurs hommes brailla en direction du comptoir :

« - Du vin et des victuailles pour mes seigneurs, morte-couille ! Et ne fais pas attendre les Volmark de Salrivières ! »

Voilà que les présentations étaient faites. Laissant échapper un rire gras de sa face ignoble, le Mi-Cuit vida à son tour sa choppe, l'alcool de houblon disparaissant dans son large gosier. Un rot gras en ressortit : rien ne se perd, tout se transforme. Agrippant par le bras une fille de joie qui traînait par là, il la posa sur ses genoux, un sourire malin le gagnant.


« - Par ici ma belle ! Viens donc accueillir les plus grands guerriers que ce foutu pays a enfanté ! »

Bientôt, le porc suant qu'était le tavernier fut amené de petits fûts d'hydromel sur la table des Volmark, et l'alcool coulait alors à flot. Servant une énième choppe à son frère puis soulevant la sienne, Gaudéric se redressa brutalement, faisant voler la gueuse qui trônait quelques secondes auparavant sur ses genoux. Bientôt, toute la tablée fut debout, levant leurs choppes pour leur seigneur, le Colosse.

« - Mes amis, trinquons à Odomar de Salrivières et à ses péripéties à Osgiliath ! Que vive le Colosse ! »


Et toute la troupe d'enfoirés reprit en cœur : « Vive le Colosse ! », après quoi l'un des soldats, surnommé l'Édenté en raison d'une dentition quasiment parfaite car absente se mit à chanter des chansons paillardes pour plaire à son seigneur.

Finalement, cette ville n'était pas si désagréable.
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Chef de la Maison de Volmark ¤ Le Colosse
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mer 6 Juil - 20:24

Et l'alcool coula à flot. Les Volmark avaient pour habitue de vider la taverne qui les abritaient et cette dernière ne fera pas exception, l'avantage d'être un noble, c'était les faciles réductions que l'on pouvait obtenir et la relative richesse que l'on pouvait trouver. L'avantage d'être en plus un Volmark, c'était de pouvoir s'emparer de ce qui nous semblait bon sans que personne n'ose protester face au Colosse et à sa cruelle troupe. Vidant sa deuxième chope sans aucune grâce, vidant un tiers de celle ci au passage, il se tourna vers ses compagnons qui s'appropriaient déjà diverses putains de l'endroit :

« Allez viens par ici ma mignonne ! »

Son regard fut attiré par Loris, l'un de ses hommes d'armes qui venaient d'attirer à lui l'une des prostituée des plus agréables, le gaillard n'avait aucune distinction dans ses attouchements, la pelottant grossièrement et mettant déjà à nue sa poitrine. Nul doute qu'il voudrait passer un peu plus de temps avec elle, plus tard. Mais il n'en eut pas le temps, à peine de nouvelles choppes d'hydromel et de bières furent ramenés que Gaudéric lança un toast à son frère, rapidement suivit par leurs hommes. Eclatant d'un rire grossier, le Colosse frappa violemment la table, faisant tomber à la renverse les choppes qui y étaient entreposés et se leva :

« Et je lève mon verre à cette bande de salopes qui m'accompagnent depuis tant d'années ! Longue vie à la Maison Volmark ! Vive le Colosse ! »

En se rasseyant violemment, le chevalier s'empara violemment du bras d'une fille de joie, l'amenant à lui et lui claquant une fesse au passage. Il l'embrassa avant de lever une nouvelle chope et de la vider brusquement. Leur comportement n'était pas passé inaperçu et certains clients avaient même quittés l'endroit dans le but de changer d'établissement et de fuir le bruit engendré par ces clients. D'autres regardaient Odomar et sa bande d'un œil mauvais sans oser ajouter un quelconque mots, il ne fallait mieux pas énerver des soldats ivres, surtout lorsqu'ils étaient aussi imposants. Alors que chacun avait trouver une demoiselle à son goût, le tavernier osa s'approcher de la table secondé par une femme qui semblait être sa fille au vue de son âge, toussotant légèrement pour attirer l'attention de ses clients. Odomar orienta sa lourde tête vers lui sous le regard moqueur de ses compagnons et écouta sa doléance :

« Mon...monseigneur, loin de moi l'envie de vous offenser mais il semblerait que votre présence gêne certains de mes clients. Peut être pourriez vous modérer un peu votre activité ? »

Un rire s'éleva de la bouche de Rufus qui se tut aussitôt que le regard de son seigneur s'était posé sur lui. Odomar poussa la fille assise sur ses genoux et se leva lentement, marchant jusqu'au tavernier et le toisant du regard, ce dernier leva la tête face au colosse. Après quelques secondes de silence pesant, la main du colosse s'empara du cou de l'homme pour le soulever du sol sous le regard paniqué de la victime et de sa fille :

« Misérable chien, comment oses tu venir nous déranger en pleine festivité ? Puisque tu as eut le courage de parler, je te laisserais la vie sauve. »

Il jeta le pauvre homme par terre, bousculant plusieurs clients au passage avant de se prendre une petite bourse en pleine face. Alors que sa fille se préparait à aller au secours de son père, elle fut interrompu par le colosse qui l'avait déjà agrippé et l'emportait à sa table sous le rire de ses compagnons qui avaient observés la scène. Se rasseyant à sa place et forçant la jeune femme à s'asseoir sur ses genoux, paniquée, il rajouta :

« Prends donc cet argent pour ta peine et la gêne occasionée. »

Le tavernier n'osa rien faire, après tout, qui serait assez fou pour défier le Colosse ? Quelques piècettes pour acheter sa fille pour la soirée et quelques autres pour la gêne. Cela suffirait à leur offrir une nuit de plaisir !
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Jeu 7 Juil - 19:05

♦ VOLENTHIL DE FORNOST - Champion du roi Barahir

Osgiliath était une cité extraordinaire et hors du commun, mais Volenthil n’aurait pas apprécié y vivre sur le long terme. La capitale impériale était surpeuplée ; les gens s’entassaient et créaient une atmosphère invivable où le luxe total régnait au sein de la noblesse au détriment des petites gens.

Mais Volenthil n’en avait cure, au fond. Il avait été choisi champion du prince héritier par Barahir lui-même, son devoir était de servir son suzerain et rien d’autre. Et le roi Barahir lui était reconnaissant pour ses services. Dernièrement, Volenthil avait véritablement été un serviteur loyal et utile : il avait battu le champion du prince du Cardolan, son ancien maître, et avait gagné le tournoi organisé à Tharbad l’année dernière au nom du prince héritier. Celui-ci le récompensa richement, mais Volenthil n’avait guère besoin d’or. Il voulait tout simplement servir et se battre. En secret, il espérait recevoir un fief de la part du roi Barahir, mais seulement dans un futur lointain. Passer les dernières années de sa vie dans un petit fortin près de Fornost était tout ce qu’il voulait. Après, d’autres auraient pensé qu’il fallait survivre jusque-là… mais pas Volenthil. Il avait confiance en ses aptitudes, il n’avait perdu aucun duel sérieux de toute sa vie.

Le roi Barahir lui avait accordé une soirée libre lorsqu’il arriva à Osgiliath. Son suzerain avait chevauché jusqu’à la cité au cours de l’après-midi et avait donc abandonné la troupe arnorienne, laissant Volenthil en charge de la protection de sa maisonnée, dont la princesse Melian – bien que cette dernière profitait de la protection de sa garde privée de toutes façons –, mais lui avait dit d’aller festoyer si bon lui semblait lorsqu’il atteindra la cité dans la soirée. Et Volenthil, qui d’habitude serait resté chez lui tout seul, avait cette fois décidé de boire un peu dans une taverne sympathique aux bords de l’Anduin. Il prit place dans un coin sombre de la taverne et demanda un pichet de vin au tavernier. Il avait retiré son armure lourde qu’il portait d’habitude et n’avait qu’une simple cotte de maille en guise de protection sous sa tunique. Mais son épée, il ne s’en séparait jamais. Acharuin, il l’avait nommé, ou « Vengeance-Ecarlate ».

A peine avait-il avalé la première gorgée qu’une compagnie de brutes bien bâties était entré dans la taverne. Cela étant dit, bien bâti était un mot faible pour décrire celui qui semblait être le chef de la petite bande, un homme qui culminait au-dessus de Volenthil lui-même d’une bonne trentaine de centimètres. Le champion du prince héritier identifia deux d’entre eux comme des chevaliers : le colosse qui devait certainement avoir du sang d’orque dans ses veines et l’autre personnage répugnant dont le visage avait été brûlé. Les trois autres étaient probablement des hommes d’armes.

Quoiqu’il en soit, à peine eurent-ils pénétré la taverne que ces gens commencèrent déjà à causer le chaos. Violents, grossiers et bruyants, ils revendiquèrent immédiatement la moitié de la salle pour établir leur petit coin afin de festoyer peu dignement. Boissons et putains furent tous deux sollicités d’une manière désagréable. Volenthil ne pouvait guère supporter les hommes de leur genre qui se croyaient tout permis par leur rang et position.

Sa patience avait une limite. Après avoir enduré une bonne vingtaine de minutes, Volenthil allait quitter les lieux, mais lorsqu’il était tout juste en train de finir son dernier verre, le champion arnorien vit le chef des brutes pousser le tavernier contre le sol et s’emparer d’une jeune fille qui ne devait pas avoir plus de quinze ans. Cela en était trop. Il ne pouvait pas laisser ces hommes faire ce qui leur plaisait sans intervenir. Aussi, il finit son vin, se leva et approcha le petit groupe. Ses yeux bleus acier transpercèrent ceux du mi-orque lorsqu’il parla, mais il s’adressait à ses compagnons également.


-Ceci n’est guère une façon de se comporter, messires, certainement pas pour des chevaliers de l’Empire. Je vous incite à présenter vos excuses au bon tavernier. Vous devriez vous estimer heureux d’avoir son établissement entier à votre service, ce n’est point chevaleresque de… comment dirai-je… d’abuser de son hospitalité


Il prononça ces derniers mots d’une manière bien particulière : c’était là une menace. Et Volenthil se doutait que ces hommes-là ne reculeraient pas devant cette menace… Sa main reposait sur la poignée d’Acharuin…

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Le Mi-Cuit
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Jeu 7 Juil - 22:51

Le toast initié par Gaudéric rendit la tablée plus bruyante encore. L'on n'entendait que les Volmark et leurs hommes dans la taverne. Les clients l'avaient quittées par groupes entiers, et les derniers téméraires se faisaient discrets ou étaient loin d'avoir les cordes vocales nécessaires pour couvrir le vacarme des hommes de la Mithlond. Il était impossible de rater ceux-ci tant ils monopilisaient l'attention. Odomar touchait presque les poutres du plafond, et ses hommes, son frère en tête, étaient assez bruyants et vulgaires pour attirer tous les regards. Chacun des guerriers avait choisie une paire de fesses à choyer pour la soirée, pour le meilleur, ou pour le pire, mais surtout pour une somme dérisoire d'argent. Bien entendu, inutile de se fier à la carte, les Volmark avaient pour habitude de fixer leurs tarifs au cours de négociations plutôt... musclées. Autant dire qu'ils cassaient les prix, dans tous les sens du terme.

Tout semblait réunis pour passer une bonne soirée : femmes, alcool, et testostérone. Il ne manquait plus qu'une germe de violence pour exciter définitivement les instincts primaires du Mi-Cuit, qui ne se révélait que dans ce genre de situations. La moindre éventuelle effusion de sang finirait de réveiller la bête de guerre. Quant à Odomar, une contrariété suffisait à faire exploser le volcan.

Et visiblement, Gaudéric allait être servis. Le misérable individu qui tenait ce rade s'approchait bientôt de la digne assemblée, accompagnée d'une jeune femme coquette mais fort jeunette. Les regards les plus malsains avaient déjà parcourus le corps de la vierge avant même que son géniteur n'ouvre la bouche. Trempé de sueur, générée plus par le stress que par la chaleur, il ouvrit son groin pour geindre. Une ridicule complainte s'échappa de sa bouche : il demandait aux hommes en arme de faire moins de bruit, car ils génaient les clients, qui fuyaient l'établissement. L'homme craignait certainement pour la réputation de sa petite affaire. Pourtant, il allait falloir faire avec. Les Volmark étaient désagréables mais étaient aussi d'excellents clients. Bien que rudes et violents, difficiles en affaires, leur consommation exponentielle d'alcool et de vivres allait lui être bénéfique. Et surtout, on perdait toujours plus à déplaire à ces hommes qu'en répondant à leurs faveurs.

Rufus ricana quelques instants, rapidement coupé dans son élan comique par le regard menaçant de son seigneur. Gaudéric avait toujours trouvé cette raclure particulièrement stupide et odieuse. Tous l'étaient, odieux, mais il n'avait jamais réellement apprécié la face vicieuse de ce dernier. Et c'était bien lui, le Mi-Cuit, qui parlait de faciès !

Le volcan explosait aussitôt. Il fit face au tavernier, le dominant de bien des têtes. L'on pouvait quasiment percevoir l'odeur de la peur se dégager du tavernier. Ou alors était-ce celle de la pisse ? Bientôt, les pieds du tavernier ne touchèrent plus terre, et Gaudéric ne pu contenir un léger rire. Les charognes qui composaient cette bien vulgaire tablée piaffaient elles aussi, observant leur leader en action, des sourires carnassiers défigurant leurs trognes. L'homme fut dûment payé après un traitement de faveur volmarkien, et sa fille empruntée. Une fois le Colosse rassit, le tavernier restait couac, face aux chevaliers. Gaudéric rugit alors, tirant son épée bâtarde, Sanguine, de quelques centimètres de son fourreau.


« - N'as-tu pas d'autres gentilhommes à servir, vile canaille ? Tu es notre hôte et ta fille notre invitée pour ce soir, que je n'entende plus le son de ta voix, si ce n'est pour annoncer de nouveaux mets et futs d'alcool ! Cache-toi donc, couard ! »

L'homme s'exécuta, terrorisé. Osgiliath savait désormais à qui elle avait à faire, ces citadins pédants ne pouvaient pas se défendre avec leur simple verve face aux Goliath arriérés qu'ils avaient en face d'eux. Bientôt, le serveur amenait d'autres pintes et les premières victuailles arrivaient aussi des cuisines, des mets de viande rôtis, des grappes de fruits frais et du vin étaient servis.

Devant tant de choses si chères à son cœur, Gaudéric ne pu s'empêcher d'entamer une chanson. Sa voix grave s'éleva, faisant taire le reste des compagnons. Alors qu'il entonnait quelques vers d'une vulgaire chanson de comptoir, son pas battait la mesure, Rufus et Loris tapant en rythme sur la table, faisant vibrer les chopes et leur précieux contenu.


« - Par un matin d'avril au détour d'un chemin
J'ai croisé une fille mi-princesse mi-putain
Elle voulut m'embrasser et faire de moi un roi
Je ne pus refuser, c'était ma première fois
À tous ceux qui m'accusent d'avoir cédé à la tentation
C'est que j'aurais bien voulu mais je n'en eût point l'occasion
Car dès que j'eus les yeux fermés dans un délicieux soupir
Elle m'assomma, me prit mes biens et me laissa mourir ! »

Il y eut un court silence, Gaudéric reprit son souffle et les compagnons chantèrent alors en cœur :


« - Lève ton verre mon ami, le jour n'est pas fini
Le soleil brille encore sur nos sombres remords
Et partout où qu'on aille sur cette terre des hommes
Il n'y a qu'une vérité : Tous les chemins mènent au rhum ! »


Et quand ils eurent finis de chanter à gorge déployée, ils trinquèrent et vidèrent leurs choppes.

Mais cet instant d'euphorie fut de courte durée. L'observateur qu'était Gaudéric vit un homme se lever, sans se méfier d'abord, avant de découvrir à la lueur des flambeaux une cotte de maille et une arme à sa ceinture. L'homme était presque aussi grand que le Mi-Cuit et d'allure guerrière. L'on devinait une musculature puissante, mais loin d'impressionner le chevalier de Salrivières. Gaudéric devinait les intentions du nouveau venu à sa façon de se mouvoir et son regard accusateur. Quand il fut face aux joyeux lurons, sa déclaration confirma les soupçons du Mi-Cuit. On avait là un justicier en herbe. Main sur sa garde, il parlait froidement, dévisageant Odomar. L'euphorie était retombée et une atmosphère emplit de tension l'avait remplacée. Gaudéric s'avança alors, repoussant sa chaise en arrière et posant une main ferme sur le pommeau de Sanguine.


« - Hola, qu'avons-nous là ? Les mœurs locales veulent qu'on se présente avant de faire preuve d'arrogance, n'est-ce pas ? »


Les gens de la ville aimaient les manières, surtout les nobles. Visiblement, les hommes de Salrivières n'étaient pas assez chevaleresques au goût de cet invité surprise. Ils allaient lui donner une bonne leçon de chevalerie, de celles qui s'apprennent à coups de poings. Se dressant entre le Colosse et l'inconnu, le chevalier à la face brûlée affichait un sourire légèrement tremblant. N'y voyez pas une marque de peur ou de stress, mais bien l'excitation. Ses veines battait ses tempes et il sentait ses articulations vibrer. Ils avaient visiblement trouvé un bon client.

« - Quant à toi, tu abuses de notre clémence. Rien n'est plus pieux qu'un imbécile, m'a-t-on dit un jour, mais seul face aux cinq meilleurs bretteurs de la Morthond, ce n'est que de la folie. Peut-être le vin t'as brouillé l'esprit...
- Il ne faudrait qu'une main au seigneur Volmark pour casser la trogne de ce jeunot ! Beugla Loris, toujours en bonne compagnie, mais qui lui aussi avait une main sur son arme.
- Et deux coups du Mi-Cuit pour en faire du lardon ! Renchérit Rufus, un sourire moqueur aux lèvres.
- Alors maintenant déguerpis avant que je ne te fasse danser... »

Et les danses de Salrivières n'avaient rien d'agréables. Elles étaient intenses et sanglantes.
C'était là le dernier avertissement. Le prochain serait fatal.
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Ven 8 Juil - 18:31

♦ VOLENTHIL DE FORNOST - Champion du roi Barahir

BAM !

Volenthil n’avait pas hésité. Alors que l’homme au visage brûlé n’avait même pas encore fini sa phrase, le poing du champion Dùnadan fonça vers la mâchoire de celui-ci. Prit par surprise, l’homme ne put réagir et tomba en arrière.

Volenthil n’avait attendu rien d’autre de la part de cette bande qui aurait pu passer pour des brigands de grand-chemin. Tandis que les hommes d’armes des deux chevaliers aboyaient des menaces et insultes supplémentaires, un petit sourire s’afficha sur le visage du Dùnadan. Bien qu’il n’ait jamais visité le Rhùn, il se doutait que ces hommes étaient plus barbares que les Orientaux réputés pour leur cruauté. Leurs mots l’énervèrent ; il avait tout de même sa fierté. Il avait entamé quelque chose, il fallait donc la finir, et c’est ainsi que le coup de poing vola en direction du chevalier Volmark pour le terrasser au sol.

Et bien que Volenthil s’attendait à des représailles, c’était sans compter sur la fervente brutalité d’un des hommes de la Morthond. Le plus laid d’entre eux se jeta sur lui avec des grognements de fureur. Le contenir aurait été difficile pour une personne de moindre stature, mais Volenthil esquiva facilement ses coups. De plus, il avait un sacré avantage : toute la bande avait consommé une grande quantité d’alcool en très peu de temps par imprudence, tandis que Volenthil n’avait bu que deux-trois verres de vin. Ainsi, se débarrasser de son assaillant fût chose aisée. Le fou furieux allait se jeter sur lui une nouvelle fois, mais Volenthil lui fit un croche-pied, l’attrapa par le col avant qu’il ne tombe au sol, puis lui donna un coup de poing magistral dans la trogne. L’homme des chevaliers Volmark tomba sur une petite table qu’il fracassa complètement, et ne se releva plus.

Pendant ce temps-là, le chevalier au visage brûlé s’était relevé et semblait bien énervé. Tandis que le rire de ses deux autres hommes d’armes résonnait dans la taverne, il s’avança vers Volenthil tout en frottant son poing. Pour être franc, il faut mentionner que Volenthil était plus à l’aise lors de duels à épée, et préférait cette manière plus digne et honorable pour résoudre ses différends. Cependant, il se doutait que le chevalier Volmark ne l’entendait pas ainsi. Ce n'était là que le début de la bagarre…


-Allons, viens donc danser, mon mignon, lui lança-t-il avec un ton provocateur.

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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mer 13 Juil - 0:16


Le coup fut sec, et brutal. La puissance était plus que correcte, surtout sans élan, jaugea le chevalier qui se sentait vaciller en arrière, le sol se dérobant sous sa jambe droite. Mieux placé, il aurait fait mouche. Sous le menton, par exemple. Heureusement, Gaudéric était un gaillard sacrément bâtis, tout comme son adversaire, qui était un bon client, il fallait l'avouer. Le Volmark était une brute épaisse aux muscles noueux, plus épais que dessinés. Montagne de chair, il avait un corps puissant et velu, machine à broyer et étriper. La surprise avait fait son petit effet, mais cela ne serait pas suffisant. Dans sa chute, le Mi-Cuit n'émit aucun son, pas même un cri de surprise. Il chuta lourdement, se rattrapant de peu à une table qu'il renversa avec son poids et celui de son équipement. La bière s'envola pour retomber en une pluie de mousse, les mets étaient projetés avec fracas. Les occupants de cette tablée voisine se levèrent par réflexe, le regard mauvais. Gaudéric se redressait lentement, s'appuyant sur une chaise grinçant sous sa main ferme. Un type lui fit face, perdant ses quelques secondes de courage en se retrouvant devant la bête. Essuyant la bière qui lui avait éclaboussée le visage, replaçant ses cheveux gras le long de son ignoble visage, le chevalier dévisageait le gondorien au teint foncé, probablement un marin. Avant que ce dernier n'ouvre son gosier de couard pour émettre ne serait-ce qu'une plainte, une baffe monumentale vint écraser son visage. Le mouvement du bras était parfait, armé derrière son épaule, le coup partit vite et très forte. Le son de la baffe parlait pour elle. L'homme fut tellement secoué qu'il fit deux pas en arrière, après avoir manqué de tomber sur le côté. Portant sa main à une joue aussi rouge que celle de celui qui l'avait frappé, cet imprudent n'osait plus parler, et de la pisse venait de tremper son pantalon de jute.

Gaudéric se retournait désormais vers celui qui avait osé lever la main sur lui. Aucun mot n'était nécessaire. La brute fit un pas en avant, dégageant de gestes lourdstous les meubles qui étaient dans son chemin. Les tables étaient repoussées, les chaises tombaient à la renverse, et dans la salle, les esprits s'échauffaient. Certains observaient la scène, absorbés par leur fascination de la violence, excités ou apeurés, tandis que d'autres criaient. D'autres encore, bousculés, s'en prenaient à leurs propres voisins, ou l'on sentait que cette échauffourée pouvait faire naître une bonne vieille bagarre générale comme les appréciait le Mi-Cuit. Celui-ci n'était en rien énervé et son visage était inexpressif, comme à son habitude. Fermé, imperméable même, il levait son poing armant un coup qui se voulait dévastateur. Bien sûr, son vis-à-vis ne restait pas couac, face à lui. Il s'était déjà mis en position de lutte, les poings brandis. C'était un soldat ou du moins un combattant, ses gestes le montrait bien. Il esquiva le premier coup de Gaudéric avec facilité, et ce dernier parvint à contenir son élan pour attraper le poignet de l'inconnu avant qu'il ne puisse décrocher un uppercut vicieux. Ils étaient désormais au corps à corps, le Mi-Cuit pouvait même sentir l'odeur de la sueur qui coulait sur le front de cet enfoiré. Il se léchait les babines, excité par la perspective de se battre, la pupille dilatée.

Il lui tordit le poignet aussitôt, lui assénant un coup puissant dans le ventre pour le faire plier, l'accueillant avec le sommet de son genou. Il sentit quelque chose craquer sous la pression de sa genouillère et se mit à sourire. Mais ce n'était pas un simple bédouin qu'il avait en face de lui. Son adversaire ne cédait pas à la douleur et se débattit de l'étreinte du Volmark, parvenant à se délivrer. Il fallait dire que c'était un beau bébé, aussi grand et large que Gaudéric. Bien plus propre sur lui mais tout aussi combatif visiblement. La riposte fut sauvagement placée, un coup de poing hargneux dans la tempe. Le chevalier recula d'un pas, commençant à faire parler son jeu de jambes, mais ne parvint pas à esquiver le deuxième coup, une gauche balancée au hasard qui lui effleura la joue, juste assez pour le déséquilibrer, avant que celui qu'on appelait Volenthil ne se rue sur lui, l'attrapant à la taille. Il avait cependant sous-estimé le poids de Gaudéric qui résistait tant bien que mal à la charge, reculant de quelques pas avant de stopper l'élan de son adversaire, sur le crâne duquel il explosa une choppe qu'il avait attrapé au passage. Ce geste avait provoqué les protestations d'une nouvelle tablée. Toute la salle avait été ravagée par ce court mais intense combat, qui était loin d'être finie. L'arcade ouverte, le Mi-Cuit ne perdait ni haleine ni envie d'en découdre. Attrapant l'inconnu par les aisselles il lui fit lâché prise avec plusieurs coups de genoux dans le thorax, le repoussant. L'homme revint à la charge immédiatement, malgré son visage ensanglanté, et Gaudéric esquiva son coup, puis le second, mais pas le troisième. La droite fut aussi sèche que la première, s'écrasant en pleins dans la trogne de l'horrible chevalier qui cria de surprise. Avant qu'il ne puisse flanquer un grande gifle à cet enfoiré, il sentit une douleur vive à l'arrière de son crâne. Il repoussait violemment le pleutre qui le faisait face, l'envoyer valser contre une table, avant de se retourner et donner un coup de poing à l'aveugle. Poing qui vint s'écraser dans le tarin d'une énorme garde du guet, qui, saoul, venait d'éclater sa choppe dans la nuque du Mi-Cuit sans que cela n'ait le moindre effet. L'homme tomba raide, en arrière, se brisant la nuque contre un tabouret gisant lui aussi au sol. Crachant sur le cadavre du saoulard, y laissant choir une ses dents au passage, il se retourna vers son petit favoris. Il était temps d'en finir.

Un surin glissa de sa manche, se coinçant entre ses doigts. Ce petit ballet avait assez duré, il était de l'égorger comme le porc qu'il était. Mais en levant les yeux, Gaudéric découvrit la salle sans dessus dessous. D'une part, l'on se battait dans tous les sens, mais surtout, un attroupement de clients mécontents s'était rassemblé autour des deux combattants, désormais en pleins milieu de la salle. Les dégats matériels étaient impressionnants. Tables renversées, cassées en deux, fûts renversés, explosés sur le sol. Le tavernier menait la révolte, brandissant un couteau de boucher.


« - Foutez l'camp, brigands ! Ou on vous saigne ! Et rendez-moi ma fille ! Miléna chérie, j'arrive !
- J'encule ta fille et ta taverne, péquenaud ! » beugla le Mi-Cuit, jetant le surin comme il l'aurait fait avec une hache de jet.
Celui-ci vint se planter dans la gueule grande ouverte du tavernier, d'où jaillit une gerbe de sang à faire jalouser la première saignée d'une adolescente. Le grondement de colère du reste de la foule fut terrible, et la porte de la taverne claqua brutalement. Des hommes en armes venaient d'entrer. Quatre drôles de types bien emmanchés, avec l'arbre blanc peint sur le tabard. Le guet, certainement, appelé en renfort, croyant avoir à faire à une bagarre d'ivrognes.

« - On dirait bien que la racaille locale veut sa fessée aussi ! » beugla Loris, brandissant son glaive après avoir délaisser le gamin qu'il frappait au visage depuis dix minutes.

Se battre avec le guet local n'était pas vraiment dans les plans initiaux des Volmark, mais rien n'était trop beau pour faire couler le sang. Au moins ceux-là allaient se battre avec la peur de mourir, et étaient armés. Mais quelles seraient les conséquences ? Gaudéric y songerait plus tard. S'ils ne laissaient pas de témoins, ou aucune preuve, aucune raison que cela leur porte préjudice. Ceci dit, les Volmark étaient facilement reconnaissables, même s'ils ne portaient pas leurs couleurs, un simple descriptif suffirait à les reconnaître. Mais une simple rixe dans un bar avec la garde ne suffirait pas à les inquiéter. Au pire leur seigneur les protégerait. On passerait l'éponge. Pour le moment.

Le Volmark se retrouvait encerclé, à côté de celui qu'il voulait dérouiller un instant plus temps, par une foule de gueux en colère, et pour certains armés, tandis que le guet essayait de se frayer un chemin dans la foule et les débris, donnant de la voix pour se faire entendre, en vain. Le Mi-Cuit brandit alors ses poings, rugissant comme un vulgaire animal en se ruant vers le pouilleux le plus proche, pour lui mettre une violente tannée.


« - Que les braves me suivent ! »

De leur côté, ses hommes répondirent à son appel sans se poser la moindre question, s'engouffrant dans la bagarre générale qui dégénérait en véritable carnage. Loris eut la conscience d'esprit de ranger sa lame et de s'affairer à main nue, se servant d'une chaise ébréchée comme d'un écu, qu'il aplatissait sur le crâne des plus petits et envoyait dans la poitrine des plus audacieux.

C'était la première d'une série de très bonnes soirées.
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mer 13 Juil - 14:32

Le spectacle qui se tenait devant lui faisait jubiler le seigneur de Salrivières, il vida sa chope en beuglant des encouragements à son frère cadet, la pucelle qui lui faisait face aller connaître sa premiière expérience, car les Volmark n'étaient pas du genre à être vaincu, ce n'était pas quelques coups de poings qui allaient faire trembler le Mi-cuit, l'homme qui avait affronté le feu. Tout en observant le combat en frappant la table, Odomar porta sa main droite à la jeune poitrine ferme de sa nouvelle conquête tout en abandonnant la table pour palper grossièrement les cuisses de la jeune femme. Il fut interrompu dans son amusement par la violence décuplée du combat entre les deux hommes, voilà qu'un garde du guet venez de se briser le cou en tombant à la renverse à cause d'un violent coup de Gaudéric, triste destin pour ce brave homme qui voulait sans doute simplement s'amuser dans une baston de taverne, il avait malheureusement choisi la mauvaise cible.

Le rire lourd d'Odomar résonna dans toute la taverne, s'il y avait bien un amusement que le chevalier Volmark pouvait apprécier, c'est bien ce genre de violence primale, où les hommes n'ont que des poings pour faire parler leur virilité, ne se cachant pas derrière des armures ou des écus. Un combat d'endurance et de force brute, deux capacités dans lesquels les Volmark excellaient de par leur constitution. Mais tout amusement pouvait dégénérer et ce serait le cas ici, car rapidement, les dégâts matériels que le conflit avait entrainé suscitèrent un mouvement de révolte et le tavernier, après s'être acheté des couilles, revint à la charge avec un couteau et la majorité des clients de la taverne derrière lui. Néanmoins, il était bien fou de penser pouvoir effrayer les Volmark et un surin vint se planter dans sa gorge, innondant ses habits de son propre sang alors que son corps sans vie s'effondrer sous les hurlements de la fille qui tentait de se défaire de l'emprise du Volmark sans succès.

Odomar n'avait toujours pas bougé alors que quatre gardes du guet venait de pénétrer dans la taverne, sans doute se joindraient-ils à la baston en frappant les clients sans distinction, tentant de mettre un terme à ces troubles malheureux. Ils n'en fallut pas plus pour que toute la troupe Volmark suivent le frère du seigneur dans un combat de taverne mémorable tandis que leur seigneur en profitait pour vider leurs chopes laissaient sans propriétaire. Mais sa passivité ne plut pas à la horde de clients en colère et deux hommes tentèrent de l'assaillir, lui brisant une chaise sur le dos, poussant Odomar sur la table et lui faisant relâcher sa prise féminine. Les deux assaillants ricanèrent et s'approchèrent de leur cible mais leur visage se décomposa en voyant le colosse se relever lourdement et les dépasser de plusieurs têtes. Sans expression, Odomar agrippa la tête du premier pour aller l'écraser contre une poutre de la taverne dans un craquement sinistre avant de relâcher sa cible dans un couinement bien peu viril. Le second homme commença à paniquer et se retourner prestement mais fut accueilli par un coup de pied du colosse le propulsant à plusieurs mètres pour venir s'effondrer sur une table. Odomar se retourna vers la jeune femme pétrifiée aux pieds de l'ancienne table des Volmark :

« Restes ici sagement ! La nuit n'est pas terminée pour toi ! »

Odomar s'empara d'une chaise en rejoignant ses compères qui acclamèrent son arrivée tandis qu'un homme du guet, l'identifiant comme l'un des chefs responsable de ce carnage tandis de l'approcher mais fut soigneusement accueilli par l'arme improvisé qui explosa la tempe du malheureux qui s'effondra en pleurant toutes les larmes de son corps. Une puissante droite vint accueillir un client qui s'était faufilé derrière Loris tandis qu'un peu plus loin, Rufus était aux prises avec trois paysans dont l'un se tenait difficillement les parties, sans doute avait-il était victime de l'une des stratégies du soldat. Le combat semblait se tasser alors que les deux groupes se regardaient en chien de faillence, comme pour relancer les festivitées, Odomar annonça :

« J'offre cent castarins à celui qui aura défoncé le plus de ces bouseux ! »

Cela ne manqua pas de booster les hommes d'armes et le chevalier suivit le mouvement, se servant de ses puissants poings pour se frayer un passage, martelant des crânes, défonçant des épaules, le nombre de ses victimes ne faisaient que croître et il en était de même pour ses compagnons. Leur ancien ennemi s'était également joint à eux, sans doute n'appréciait-il pas que l'on s'immisce dans un combat qu'il avait déclenché et faisant chèrement payés à ceux qui l'avait perturbé.
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mer 20 Juil - 21:08

♦ VOLENTHIL DE FORNOST - Champion du roi Barahir

La situation s’était considérablement détériorée. Au lieu débarrasser la taverne et les braves citoyens y passant leur temps de ces brutes, Volenthil avait créé encore plus de chaos, de violence et d’énervement. Non seulement s’étaient les gens de la taverne réunis pour lutter contre les Volmark, mais en plus des gardes de la cité impériale étaient arrivés pour contenir la bagarre. Après avoir échangé quelques coups avec le mi-cuit, Volenthil était désormais encerclé par les citoyens et le guet furieux. Au milieu du cercle, il était contraint de se tenir ensemble avec la bande des Volmark.

Les bonnes gens de la taverne dévisageaient Volenthil d’un œil mauvais. Il était l’instigateur de la bagarre, celui qui avait tout commencé et qui avait dérangé la paisible soirée. Ils ne comprenaient pas que le puissant champion avait essayé de les protéger des Volmark qui allaient sans doutes détruire la sympathique taverne jusqu’à l’aube. Ils ne comprenaient pas qu’il voulait arrêter les agissements scandaleux et honteux de la bande de brutes. Non, ils ne voyaient en lui que l’homme qui avait tout commencé. Cela rendit Volenthil colérique. Pourquoi étaient-ils tous si aveugles ?!! A cause de leur bêtise, le Dùnadan était contraint de se battre aux côtés des Volmark. Car il n’était point question de se rendre. La situation était bien trop envenimée pour s’arrêter maintenant. Il faudra se frayer un chemin hors de la taverne.

Les frères Volmark promettaient richesses et gloire à celui qui se débarrasserait du plus d’ennemis. Volenthil se moquait de cela. Richesse et gloire, il en avait amplement depuis qu’il avait commencé à servir le roi Barahir Telcontar. Il n’était guère couard, mais il était temps de s’échapper avant que plus de gens soient blessés – ou pire, tués !

Lorsque les Volmark chargèrent leurs adversaires, Volenthil se jeta aussi contre un des gardes pour libérer le passage vers la sortie. Chassés par les hommes de la taverne, il n’y avait d’autres choix que de quitter les lieux. Bien que les Volmark combattaient avec une prouesse impressionnante, surtout les deux leaders de la petite bande, même eux ne pouvaient contenir autant d’adversaires. Poussés par Volenthil, ils se retrouvèrent bientôt à l’extérieur dans une ruelle.

Le mi-orque, le mi-cuit, leurs deux hommes d’armes et Volenthil dévalèrent celle-ci (le troisième homme d’armes gisait encore au sol dans la taverne depuis que le champion du roi Barahir eut terminé avec lui). Les Volmark ricanaient agressivement et hurlaient des insultes à la foule qui les chassait, avec le guet à leur tête. Un de leurs hommes d’armes avait même volé une échoppe de bière et buvait l’alcool tout en courant. En dépit du léger ralentissement que ça lui causa, il s’en moquait : il pouvait à peine s’arrêter de rire après avoir avalé une ou deux gorgées de bières.


-Par ici, déclara soudainement Volenthil.


Il montra une petite allée plutôt étroite. Il prit la tête du petit groupe. Acharuin dansait sur son côté de droit à gauche tandis qu’il prenait les virages un par un. C’était là un quartier désolant de la cité d’Osgiliath. Et c’était peut-être ce qui allait leur éviter le courroux des officiers de la cité impériale. Car plusieurs gardes continuaient de les chasser sans répit. Il fallait trouver un petit coin bien calme pour se débarrasser d’eux…

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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Ven 22 Juil - 2:05

Ce n'était plus une simple bagarre de taverne ou quelques ivrognes se chahutant, mais une véritable rixe meurtrière qui avait dégénéré dans ce rade. L'événement resterait certainement dans les mémoires. Leur rival avait décidé de se ranger de leur côté, par la force des choses, afin de se dégager une issue hors de l'établissement. Il y régnait désormais un capharnaüm épouvantable, les coups partaient dans toutes les directions, les hommes les plus frêles volaient, d'autres tombaient sans se relever. Le sang coulait et la musique avait laissée place au bruit des coups secs et puissants qu'envoyaient les Volmark et leurs hommes, non sans en recevoir quelques uns. Les poings ensanglantés, Gaudéric frappait sans réfléchir, empoignant des gueux pour les accueillir d'un coup de tête frontal et puissant, envoyant des droites aux premiers malheureux s'approchant de lui. Le chaos était total, si bien que certains finissaient par se battre sans savoir pour quoi ni contre qui.

Des dents volaient, des os craquaient. C'était un spectacle bien plus réjouissant que n'importe quel banquet. Pourquoi les victuailles des petits pétochards de la noblesse ne se terminaient jamais comme ça ? Gaudéric apprécierait le vie de cour si ce fut le cas !

Tandis que les hommes de la Morthond n'avaient qu'une idée en tête, celle de faire couler le plus de sang possible, le mystérieux combattant qui les accompagnait veillait lui à survivre et trouver une issue à ce foutoir, les menant tout droit dans les rues autour de la taverne. Petit à petit, ils se rapprochèrent de la porte, écrasant tout sur leur passage, pour enfin sortir à l'air libre. Gaudéric prit une grande bouffée d'air frais, sortant en premier, et distribuant de violents coups de pieds aux derniers audacieux entreprenant de les poursuivre.


« - Voilà comment l'on danse en Morthond ! Qu'Osgiliath en prenne de la graine ! » beugla-t-il en repoussant quelques poursuivants à l'intérieur, finissant sa phrase par un flot d'injures.

Il tourna les talons, rattrapant ses compagnons en petite foulée, son épée bâtarde se balançant à sa taille. Son tabard était recouvert de sang et il avait la lèvre fendue, il portait aussi les stigmates de son premier combat contre celui qui les guidait désormais dans les ruelles mal famées de la cité impériale. Derrière eux, le bruit des bottes retentissait, ainsi que de celui de l'acier qui accompagnait leurs poursuivants. Ceux-là ne se laisseraient pas coucher par de simples coups de poings. Cela n'en devenait que plus intéressant. Le Mi-Cuit essuya sa lèvre ensanglantée d'un coup de langue, le regard pleins de vice. Il n'y avait plus qu'à trouver un coupe-gorge dans ce labyrinthe pour les y attendre et les massacrer. Il avait hâte d'en découdre. Il avait trop peu d'alcool dans le sang pour ne pas profiter de cet instant et jubiler. Lui et Loris, surexcités – une particularité du vétéran qui les accompagnait, son excitation constante – se mirent même à chanter tout en galopant de leurs pas lourds dans le sordide quartier qu'ils arpentaient. A gorge déployés et avec un rythme approximatif, ils braillaient plus qu'ils ne chantaient :


« -Allez, soulève ta bedaine, arrête de boire, ta bouche bave et tous les gens te regardent comme si tu avais trois têtes !
-Je viens mais ne me gronde pas car je suis las et triste et la vie m'est fade. » entonnèrent-ils, se répondant de leurs voix graves et aux notes fausses, avant de reprendre en cœur :

« Car j'ai l'amour
Pour la fille de l'autre jour,
Elle m'a regardé
Et j'ai pleuré,
Elle m'a souri et puis
S'est envolée.
Mon coeur s'est brisé, seule elle
Pourrait le réparer. »

Quand ils se turent, les paroles firent remarquer à Gaudéric que son frère Odomar, qui avançait devant lui, portait sur son épaule la douce Miléna, la fille du tavernier, qui n'osait plus bouger après s'être épuisée à se débattre en vain. Le Mi-Cuit explosa alors d'un rire gras.


« - Nous repartons avec la muse de notre seigneur ! Miléna, ô belle Miléna, dis-le, dis-le que tu es à moi ! Réjouis-toi, Odomar Volmark t'as choisie parmi toutes les souillons de la cité ! »
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Dim 24 Juil - 18:40

Il n'y avait plus de combat. Non, c'était devenu bien pire que cela, la personnification même du chaos, de l'anarchie. Les hommes initialement ligués contre les Volmark avaient embrassé cette anarchie et se battait désormais aussi bien entre eux, que contre la terrible bande. Le tavernier n'était plus et son établissement serait probablement ravagé d'ici le petit matin. Odomar aligna un violent coup de poing sur un paysan qui tentait de s'emparer d'un tabouret, il en aligna un second sur l'un des hommes du guet qui y perdit quelques dents mais pas sa détermination, il tenta alors de repartir à l'attaque, dégainant sa lame, mais c'était sans compter sur sa proximité avec Odomar qui ne lui en laissa pas le temps. Le colosse s'empara du bras de son adversaire avant qu'il n'ait le temps de se mettre en garde et retourna sa victime avant de le briser le bras dans un cri de douleur du concerné. Odomar s'empara alors du malheureux et s'en servit de projectile sur deux gueux en train de se battre.

Les hommes du guet ne savaient plus où donner de la tête, tantôt ils s'en prenaient aux paysans, tantôt ils tentaient de s'attaquer aux Volmark. Mais ce qui était sûr, c'était que des renforts arriveraient, la bande devrait donc quitter la taverne avant leur arriver, sous peine de se voir acculer. Odomar se dégagea à chemin jusqu'à leur table, s'emparant de son butin, la douce Miléna avant de rejoindre ses compagnons. Le mi-cuit et son ancien adversaire dégageaient un chemin en première ligne tandis que les rares qui tentaient de s'approcher étaient écraser par le poing d'Odomar ou de ses hommes d'armes. Ils purent finalement atteindre la sortie et se retrouvèrent libre, Gaudéric gardant la porte en dégageant les rares paysans qui tentaient encore de les retenir, la plupart ayant préféré se rabattre sur des cibles plus faciles : leurs propres compatriotes.

Mais le guet n'avait pas une patience illimitée, ils dégainèrent leurs armes et tailladèrent un groupe de paysan qui leur bloquait le passage, déclenchant la peur du reste de la taverne. Trois autres hommes arrivèrent d'une ruelle et crièrent aux Volmark un ordre, rapidement suivis par leurs compagnons qui déboulèrent de la taverne, la bande se mit alors à courir pour échapper à leurs poursuivants, qui semblaient vouloir se battre autrement qu'avec leurs poings. Rien de plus étonnant venant des lâches de la cité impériale qui se pensaient au dessus des provinciaux. Tandis que Loris et Gaudéric se mirent à entonner une chansonette, Rufus vida sa chope et se retournant, la balançant au visage d'un de leurs poursuivants avant de s'éclamer en ricanant :

« Dommage que Chien Fou ne soit qu'une jeune pucelle, je suis sûr qu'il aurait adoré ce qui va suivre. »

Car oui, la suite serait encore plus amusante pour les Volmark. Frapper des paysans était amusants mais pas autant que de faire couler le sang et de violer une vierge. Odomar tapota les fesses de sa victime tout en courrant et en ricanant à la chansonette de son jeune frère. Cette dernière semblait d'ailleurs être totalement résignée à son sort, bien que s'ayant débattue à la sortie de la taverne, elle était désormais passive, attendant sans doute qu'on la besogne sans ménagement avant de l'abandonner, l'ingrate n'adresserait aucuns remerciements aux Volmark qui avaient fait d'elle la propriétaire d'une auberge et de ce qui aurait pu rester d'argent à son père.

Les ruelles sombres d'Osgiliath étaient jonchées de mendiants dormant sur les côtés tandis qu'Odomar se ravissait d'avoir choisi l'un de ces quartiers mal famés pour sa soirée d'arrivée plutôt qu'une taverne riche qui n'aurait pas renfermée autant de plaisir. Car il était clair qu'autour de leurs dortoirs, ils n'auraient pas pu se préparer à égorger impunément des hommes de la garde, ces derniers continuaient d'ailleurs à brayer des avertissements mais ils n'en auraient bientôt plus l'occasion... Le groupe déboucha sur une nouvelle ruelle et courut de plus belle avant de se retrouver face à un cul de sac isolé, nul mendiant pour être témoin de ce qui allait se produire. La garde se pensait victorieuse et son leader s'avança en ordonnant :

« Vous êtes perdu ! Rendez vous et vous aurez la vie sauve !
- Allons mon bon seigneur, nous demandons grâce ! »


L'homme sembla surpris de cette déclaration et ce fut la dernière expression que son visage témoignerait alors qu'une lourde claymore venait de le décapiter, dégainée prestement d'une main par le Colosse sous les yeux horrifiés des autres attaquants. Le Colosse ricana et ordonna :

« Allez mes braves ! Egorgez les porcins ! »

Rufus, Loris et Gaudéric n'attendirent pas une seconde de plus, eux qui attendaient depuis de longues minutes de pouvoir enfin égorger les chiens qui pensaient pouvoir les poursuivre. L'étranger n'hésita pas non plus, il avait aussi hâte que ses anciens ennemis d'éliminer ses poursuivants.
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Jeu 28 Juil - 14:38

♦ VOLENTHIL DE FORNOST - Champion du roi Barahir

Leur fuite les amena à un cul-de-sac. Ils étaient piégés. La tournure des évènements n’était point favorable à Volenthil. Il se doutait que les minutes à venir n’allaient pas être très agréables. En effet, une douzaine de gardes étaient arrivés en haletant et obstruèrent l’extrémité de la ruelle : la sortie. Ils étaient donc cinq contre douze, un ratio pas très favorable. Cependant, il ne fallait pas oublier que le petit groupe comportait trois hommes de très grandes statures, des combattants redoutables : le mi-orque, le mi-cuit et Volenthil lui-même. Les gardes étaient certainement bien entraînés, mais Osgiliath était une cité paisible ; la capitale impériale n’avait pas connu la guerre depuis des siècles. Trois chevaliers aguerris et deux hommes d’armes contre une douzaine de gardes moins expérimentés…

Volenthil espérait résoudre le conflit sans faire couler du sang. Evidemment, il aurait fallu contenir la bagarre dans la taverne pour cela… Mais même après avoir vu les Volmark causer le chaos, le champion arnorien ne s’attendait pas à ce que le mi-orque décapite le sergent des gardes d’un coup aussi sec. Le reste du guet s’exclama de surprise et s’attaqua au petit groupe. Il n’y avait pas de temps à perdre. Le Dùnadan n’avait pas le choix : il dégaina Acharuin.

Battre ces piètres soldats était facile. Bien qu’ils soient bien plus nombreux, le guet se fit décimer. Tandis que la fille du tavernier gémissait dans un coin sombre de la ruelle, les deux hommes d’armes s’affairaient chacun avec un garde, mais les trois chevaliers devaient se charger de trois adversaires chacun. De par leur stature, c’était une chose bien plus aisée que pour un homme moindre, mais ça restait un défi. Volenthil esquivait donc les coups de trois gardes et ripostait rapidement.

Tandis que les Volmark n’hésitaient pas à tout bonnement tuer leurs adversaires, Volenthil lui ne pouvait pas se le permettre. C’était contraire à son code. Il décida donc de les épargner. Un coup à droite, un coup à gauche, une semi-pirouette et le Dùnadan frappa la nuque d’un de ses ennemis avec le pommeau d’Acharuin. Le garde s’écroula sur le coup tel un sac de patates.

Le combat se termina en moins de cinq minutes. Les gardes, défaits, gisaient au sol tel des mannequins. Les épées des survivants étaient toutes rouges à cause du sang, sauf celle de Volenthil. En voyant cela, le groupe des Volmark dévisagèrent le champion d’un air mauvais. Puis, sans dire mot, les deux hommes d’armes s’avancèrent et achevèrent sans un seul petit moment d’hésitation les adversaires encore vivants de Volenthil. Ce dernier ferma ses yeux et hocha sa tête.

Tandis que les Volmark fêtaient leur victoire, le Dùnadan s’approcha de la jeune fille accroupie dans les ombres. Celle-ci frémit lorsque le champion le toucha. Des larmes coulaient sur ses joues et son regard lui rappelait un animal pourchassé par des loups sauvages. Avant qu’il ne puisse lui adresser la parole, cependant, de lourds pas s’approchèrent: le mi-orque se tenait devant eux et les examinait d’un air menaçant. Acharuin toujours dans sa main, Volenthil se leva et attendit que le colosse commence la discussion… ou le duel.

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Le Mi-Cuit
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Sam 24 Déc - 0:16

Après avoir fui la taverne, non sans l'avoir totalement ravagée, les Volmark et leur guide improvisé s'étaient retrouvés livrés à eux dans les ruelles les plus sombres d'Osgiliath, poursuivies par le guet. Ces soldats qui n'avaient de guerrier que la dénomination avaient eu la ténacité de suivre la bande de brutes dans la nuit noire, se livrant au jeu des plus sombres serviteurs de l'Empire. Si la Morthond dormait paisiblement en leur absence, les frères Volmark allaient certainement terroriser la région le temps de leur séjour. Ils n'avaient jamais eu bonne réputation et leur nom n'était jamais bon à ouïr, nombreux étaient ceux qui les maudissaient et leurs prêtaient des allégeances obscures. Nul humain n'aurait pu être aussi mauvais sans l'intervention de forces maléfiques, voilà ce qu'on disait dans les rades de leur fief et même au-delà. Les paysans craignaient de venir payer leur dû, et les femmes de leur bourg rasaient les murs.

La loi de l'Empereur était appliquée jusque chez eux, mais de quelle manière. Ils jugeaient avec la plus grande sévérité et même violence, tout en restant éternellement impunis. Le plus mauvais des seigneurs les aurait craint. De tous, c'était les serviteurs les plus chéris par Hallas, bien que leur réputation sulfureuse ne l'embarrasse, il leur trouvait toujours une utilité des plus intéressante. Et ils ne rechignaient jamais à la tâche, tant qu'on leur promettait or, violence et femmes. Les animaux les plus primaires avaient plus de compassion que ces bêtes, et si Gaudéric cachait son caractère tumultueux derrière quelques beaux verbes et atours, la vision cauchemardesque de son visage ne mentait pas quant au contenu de son âme, que Morgoth seul aurait dû enfanter.

Et ses fils illégitimes arpentaient une Osgiliath endormie, mais agitée. Le sang avait coulé, rendant sa lune rousse et pleine. Cela n'excitait que plus encore les bêtes nocturnes. Celles-ci étaient guidés par un guerrier bien plus noble qui avait eu à faire à leur rudesse et avait dû bien malgré lui se ranger de leur côté pour échapper à leurs poursuivants. Il courait comme un dératé, son allure noble et efféminée contrastant avec sa musculature de champion. Il n'avait d'ailleurs pas un bon flair, car il les menait droit à un cul de sac. Ou alors était-il malin et voulait en découdre de manière plus frontale avec leurs poursuivants ? Cette optique était plus flatteuse pour lui, et d'autant plus réjouissante pour le Mi-Cuit qui était las de courir. La fuite n'était pas son fort, et il s'épuisait vite à courir sans but. Il préférait la chasse et la traque, courir sur les traces d'une proie plutôt que d'être celle-ci. Du moins, c'est ce que pensait certainement le guet, que les Volmark étaient les chassés. Ils se rendraient bien vite compte de leur erreur.

D'ailleurs, les gardes arrivaient déjà. La petite bande fit face, et Gaudéric mit la main au pommeau de sa bâtarde. Il pouvait sentir, remonter par ses mains bourrues, l'appel au sang de sa lame. Il en caressait la garde, impatient de pouvoir la tirer de son fourreau.

Ce fut Odomar qui lança les hostilités, faisant taire de manière directe le chef de la garde, l'amputant de sa tête. Elle lui était visiblement inutile de toute façon, sinon il aurait fait demi-tour bien avant, ne s'engouffrant pas aussi loin à la poursuite d'un destin funeste.

Il n'en fut pas plus pour que tous ceux qui portaient les couleurs de Salrivières ne sortent leurs glaives et chargent la garde, complètement déboussolée par cette brutale et mesquine attaque.

Le combat fut brutal, mais rapide. Le guet était inexpérimenté, les soldats trop jeunes ou trop vieux, ankylosés ou patauds, voire peureux. Qui s'attendrait à devoir se battre face à une troupe de soldat pendant une nuit chaude et tranquille ? Cette patrouille serait leur dernière, et cette ruelle puant la pisse leur tombeau. Gaudéric se battait sans élégance aucune, avec une brutalité se suffisant à elle-même. Ses coups étaient hargneux et puissants, difficiles à contrer. Si l'on essayait de le contenir, il frappait, écrasait, usait de tous les coups possibles pour briser son adversaire et sa garde. La finesse de l'escrime ne l'intéressait guère et sa manière de se battre était déconcertante d'efficacité : il ne cherchait aucuns coups sophistiqués mais ceux les plus efficaces. Il se battait bien, et avec fracas.

Ses adversaires furent bientôt muets et face contre le pavé, l'un d'eux eut même le privilège de se faire démembrer et empalé par un Gaudéric en jambe. Il finit par trancher la gorge des trois gardes qu'il venait de terrasser, par soucis de précaution et de professionnalisme.

Tous s'étaient débarrassés sans mal de ces jouvenceaux armés, même leur guide plus prude. Mais tous avaient vus que sa lame était propre, et on s'occupa aussitôt d'égorger au poignard ceux qu'il avait neutralisé. Nul ne devait survivre. Au-delà d'une question de cruauté, il ne fallait pas de témoins. Odomar et Gaudéric étaient facilement reconnaissables, et certains de leurs hommes portaient encore un tabard aux couleurs de leur maison. Si l'on pouvait leur pardonner une rixe dans un cloaque d'alcooliques, le meurtre d'une patrouille de guet leur serait plus facilement imputable.

Essuyant Sanguine, sa lame bâtarde, sur le corps encore chaud d'un jeune garde au crâne lacéré par Loris, Gaudéric fixait leur ami, un léger rictus aux lèvres.


« - Alors, justicier nocturne, te voilà sordide assassin avec ceux que tu méprises ! Que comptes-tu faire maintenant ? »

Volmark était satisfait de sa soirée, mais si ce parangon de naïveté en voulait encore, il pouvait lui servir une nouvelle assiette de violence. Cependant, il était seul au milieu de guerriers de Salrivières, et ceux-ci n'avaient aucune espèce d'honneur ou de morale. Si combat il y avait, sa mort était assurée, qu'il la voit venir ou non. Gaudéric n'avait plus aucune velléité particulière envers lui, il l'avait bien divertis dans la taverne et les avait guidé jusqu'à l'endroit idéal pour ce guet-apens. Certes, il manquait de matière dans son pantalon, mais se battait bien et les avait aidé après tout. Il le laisserait partir sans chercher querelle, si c'était ce que désirait leur nouveau camarade. Après tout, vu ses capacités martiales, il était sûrement lui aussi un soldat impérial, quel que soit son rang. Mais sa posture et ses idéaux à la noix, ainsi que sa façon de parler trahissaient le fait que ce n'était pas un vulgaire fantassin.


« - Quant à ce qui s'est passé cette nuit, je pense que nous serons d'accord pour dire que nous n'avons rien vu, pas vrai, étranger? »
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MessageSujet: Re: Les frères Volmark à Osgiliath   Mar 14 Mar - 14:13

Le massacre fut sans équivoque. Les cadavres des hommes de la garde gisaient dans leur propre sang, éparpillés à travers la ruelle, les hommes de Salrivières avaient fait un véritable massacre et certains corps était dans un bien piteux état, preuve de la sauvagerie de leurs adversaires, nul doute qu'il n'y aurait aucune difficulté pour la garde de la ville de classer cette affaire comme une rixe ayant mal tournée avec des criminels locaux. Après tout, qui viendrait imaginer qu'il s'agissait de l'oeuvre de Chevaliers de l'Empire ? Qui plus est, de seigneurs du Gondor !

Le chevalier retourna son attention vers la fragile victime du Colosse sitôt le combat terminé, en voyant ainsi cet imprudent s'approcher de sa proie, il se rapprocha dans le dos de l'homme, qui ne manqua pas de remarquer sa lourde et pesante approche, se relevant pour lui faire face. Odomar fut rapidement rejoint par son frère et leurs hommes renforçant encore plus l'opression que pouvait ressentir leur compagnon de la nuit, pourtant, il pourraient bien redevenir ennemis s'il tentait de lui voler sa dulcinée.

Rangeant sa lourde claymore à sa place, Odomar toisa son adversaire avec un air haineux avant de ricaner légèrement et de le frapper amicalement sur le côté de l'épaule, il déclara alors, avec mépris :

« Malheureusement, j'ai bien peur que cette fille soit toujours mienne et cela, jusqu'à ce que j'en juge autrement. »

Comme pour couper court à toute discussion, il lui présenta un sourire carnassier tout en jetant un coup d'oeil à la pauvre jeune fille recroquevillée un peu plus loin. Les mains crispées des hommes d'armes ne laissait rien présager de bon si l'homme se décidait malgré tout à engager le combat. Heureusement pour lui, il n'était pas suicidaire et savait que ses chances de victoire étaient bien indécises face au Colosse seul, alors si son frère et leurs hommes se joignaient à la fête, il était perdu.

Il décida donc de se désister et lâcha la garde son arme, conscient qu'il valait mieux laisser tomber l'affaire et que bien assez de sang avait déjà coulé ce soir. Il quitta alors la ruelle sans un mot alors qu'au loin, Odomar lui fit ses adieux :

« Adieu chevalier blanc ! Nul doute que tu parviendras à sauver la prochaine dame sur ta route ! »

Et il partit dans un éclat de rire grossier et méprisant imité par ses suivants avant de se tourner vers sa conquête :

« Ah ma dulcinée ! Comme tu m'as manquée ! J'ai hâte que nous fêtions notre nuit de noces ! »

Il la saisit de nouveau et l'installa confortablement sur son épaule en ricanant, nul doute que le cadavre frais de la pauvre finirait sur un trottoir, balancée là telle une ordure. Les Volmarks prenaient comme bon leur semble et personne n'était en état de leur refuser quoi que ce soit ! Le groupe se rassembla donc et après avoir essuyés leurs lâmes sur les vêtements de leurs ennemis, ils se tournèrent vers leur chef qui posa une main fraternelle sur l'épaule de Gaudéric :

« A toi de choisir mon frère ? Une autre taverne ou nos quartiers ?! »

Le cadet des Volmark avaient bien obtenu le choix de choisir la destination, après tout, il avait offert un spectacle agréable à son frère et lorsque ce dernier était diverti, il était bien moins difficile.
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