Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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"Trinquons nos verres et vidons la bouteille / Et laissons là les plaisirs de l'amour / Et laissons là tous ces cœurs infidèles / Qui ne veulent pas nous donner leur secours / C'est aujourd'hui que l'amour m'abandonne / Que ma maîtresse m'a refusé son coeur / Battez tambours, battez la générale !" - Le célébrissime barde Meregold Sirith poursuit sa tournée dans toutes les tavernes de l'Empire ! Ne le manquez surtout pas !

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 [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux

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MessageSujet: [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux   Lun 27 Juin - 3:02

♦ Nuilïn-Emissaire du peuple de Durïn

A l'aube, de nouveau un émissaire Nain, Nuilïn, passa la grande porte de Gundabad avec son escorte. La politique extérieure naine devait se faire présente et active, ils ne devaient laisser passer aucunes occasions de nouer des liens avec les autres peuples. Car ces dernières années de manquaient pas de tensions nouvelles, que se soit avec l'Empire ou avec les elfes, un conflit pouvait éclater a tout moment. La mission de Nuilïn était de s'assurer l'amitié du peuple Rohirim ou en tout cas sa neutralité en cas de conflit, vis a vis des Nains. Les Nains avaient en eux une grande colère vis a vis de l'Empire qui les avait dupé, a contrario ils portaient une grande affection pour le peuple du Rohan qui avait toujours été amical, droit et juste avec le peuple de Durïn et chose appréciable ils étaient beaucoup moins corrompus par le pouvoir. Mais cette ambassade serait peu habituelle puisque l'Emissaire serait accompagné d'une femme Northmen pour l'entretien avec les Seigneur des chevaux. La petite troupe de nains longea les Mont Brumeux a l'Est, pénétrant dans le Val d'Anduin, puis remontèrent par le Haut Col. C'était ici que l'on avait donné rendez vous à Nuilïn. Le groupe grimpa lentement mais surement vers le haut de la passe et bientôt ils atteignirent le sommet, apparemment en avance..



Dernière édition par Durïn l'Immortel le Ven 8 Juil - 1:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux   Jeu 7 Juil - 0:06

♦ WELNERIS de MAETHELBURG - Princesse du Nord

C’étaient les dernières neiges. De minuscules flocons tourbillonnaient dans la brise, avant de toucher le sol, et de disparaître immédiatement. Le printemps était déjà bien avancé quand Welneris quitta Amon Lanc en direction des Hauts-Cols, accompagnée de Menthir Firgen. Le jeune seigneur au teint blafard et aux cheveux noirs et longs ne l’avait pas lâché des yeux. Juste avant de partir, son grand frère Birusmavi l’avait serré dans ses bras et lui avait fait ses adieux. « - Nous devons nous quitter, ma magnifique sœur. Le devoir appelle chacun de nous. Rien ne sera plus jamais comme avant, je le crains. » Son frère avait quitté la cour du château pour retourner apprêter ses hommes. Toute la cour allait quitter Amon Lanc, et de là rejoindre Maethelburg et le Carrock, où Birusmavi serait couronné Roi du Nord, et prendrait définitivement le nom de Neithan, quarante-sixième du nom. Mais Welneris serait envoyée en ambassade auprès du Roi des Deux-Marches, afin de quérir un soutien de la part de leurs frères du Sud. Si la diplomatie fonctionnait, peut-être que le Roi Etheldred pourrait intercéder auprès de l’Empereur afin qu’il rende sa liberté aux Northmen. Doux rêve. Neithan espérait plutôt une autre sorte d’alliance. Welneris était nommée en qualité de plénipotentiaire : elle avait carte blanche pour faire ce qu’elle jugerait bon. Même se marier, avec l’homme de son choix. Ou s’abstenir de le faire.

Son frère, en quelques jours de règne, avait été changé. Un poids immense lui était tombé sur la tête alors qu’il n’avait pas encore mis la couronne. Avait-il eu raison de tuer Lankenwi et réclamer la couronne ? Welneris n’en doutait pas. Lankenwi avait toujours été arrogant et imbu de lui-même. Birusmavi avait sa fierté, c’était vrai, mais au fond il possédait une véritable douceur. Le peuple l’aimait pour ça, et beaucoup de nobles le méprisaient. Néanmoins, Welneris avait une foi sans faille pour son frère. Mais elle avait peur, terriblement peur. Une flamme ardente et immense brûlait dans le cœur de Birusmavi, et Welneris craignait qu’elle n’engloutisse le monde et tous ceux qu’elle aimait. Qu’est-ce que son frère avait vu au-delà du Vert-Bois pour qu’une telle haine le consume à l’endroit de l’Empire ?

La princesse du Nord avançait au trot, accompagnée d’une troupe de solides cavaliers. Ces hommes faisaient partie de la garde personnelle de son père : elle connaissait la plupart. Ils protégeraient la princesse Welneris avec leur vie et leur âme s’il le fallait. La troupe avançait à bonne allure sur la route de l’Ouest, et les cavaliers se mirent soudain à chanter.


« - J'ai rencontré ce matin, devant la haie de mon champ
Une troupe de marins, d'ouvriers, de paysans.
Où allez-vous camarades avec vos lames affûtées ?
Nous tendrons des embuscades, viens rejoindre notre armée !

La voilà la Blanche Hermine, vivent la mouette et l'ajonc…
La voilà la Blanche Hermine, vivent fougères et buissons !

Où allez-vous camarades avec vos lames affûtées ?
Nous tendrons des embuscades, viens rejoindre notre armée !

Ma mie dit que c'est folie d'aller s'battre contre l’Empire,
Moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps.

La voilà la Blanche Hermine, vivent la mouette et l'ajonc…
La voilà la Blanche Hermine, vivent fougères et buissons !

Elle aura bien de la peine pour élever les enfants,
Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour longtemps...
Je viendrai à la nuit noire tant que la guerre durera,
Comme les femmes en noir triste et seule elle m'attendra. »


En entendant ces mâles accents, la princesse dressa le menton et bomba le torse. Elle était la sœur du Roi, et une digne fille du Nord. Sa main gauche agrippa la garde de son épée, attachée à sa selle, et la serra bien fort. Elle était prête à verser son sang, s’il le fallait.
Mais on attendrait certainement autre chose d’elle, avant cela. La route de l’ambassade les mena bientôt à Firgenward. La puissante forteresse se dressait, menaçante, au-dessus des brumes. Il leur fallut une matinée pour parcourir le chemin rocailleux qui y menait. Pendant tout le trajet, Menthir Firgen déblatérait sur les merveilles de sa forteresse et les parties de chasse qu’il faisait dans les forêts de pin. Welneris l’écoutait avec un sourire.
Ils étaient maintenant dans le hall de Menthir. Les gens de la maison Firgen s’étaient inclinés devant la princesse du Nord. Elle avait retiré ses gants en daim quelques instants. La salle s’était vidée : ses hommes étaient partis apprêter des provisions, après le déjeûner. Menthir était assis sur un banc, à côté de Welneris, le dos contre la table. Il prit la main de la princesse, approchant son visage. « - Welneris, reste avec tes hommes te reposer à Firgenward. Votre voyage sera long. » Les yeux noisette de Welneris se tournèrent vers ceux de Menthir, puis son visage perdit toute expression, tandis qu’elle retirait sa main. « - C’est impossible, nous devons partir vite. » Elle se leva et marcha vers la porte en chêne, sans se retourner. « Nous nous reverrons à mon retour, Menthir Firgen. »

L’après-midi était déjà bien avancé quand Welneris rejoignit les Nains, qui l’attendaient à l’entrée des Hauts-Cols. Ils avaient laissé leurs chevaux à Firgenward, ou les avaient troqués contre quelques poneys, habitués des chemins escarpés. Ils récupéreraient des chevaux à la sortie des Hauts-Cols, au bourg de Hollen. Non loin de là, ils devraient passer le corps de garde d’Imrad Bruinen, contrôlé par l’Empire. Welneris appréhendait ce passage.

Voir la troupe de Nains effaça toute l’inquiétude qui embrumait l’esprit de la princesse. Welneris affectionnait les Nains, en partie à cause des contes qu’on racontait à leur sujet. De tous, son préféré était celui de Sacquet, le semi-homme loufoque qui disparaissait et revenait les poches pleines d’or, et voyageait à travers le monde avec ses amis Nains. Welneris avait l’esprit vagabond, et les histoires de sa nourrice Yrsulla l’enchantaient. Tout cela parraissait si lointain désormais. Il y avait un brin de nostalgie dans sa voix quand elle s’adressa au Nain, qui s’était présenté sous le nom de Nuilïn, et qui lui avait offert ses services, selon la coutume des Nains.
« - Salutations, Maître Nuilïn. Je suis ravie de faire votre connaissance. Et à vous aussi, chers compagnons de route. » Les autres Nains s’étaient présentés en s’inclinant. Ils avaient déjà établi le camp dans un renfoncement abrité du vent. Le temps serait clair, mais il ferait frais ce soir. Bientôt l’odeur de la viande grillée apportée du Val et de la bière naine leur emplit les narines, tandis que les gardes de la princesse et les compagnons de Nuilïn riaient aux éclats. Welneris s’était assise sur un paquet de vivres, son épée finement ouvragée, achetée jadis à un forgeron nain, posée à côté d’elle. Après avoir fini de manger, elle demande à Nuilïn. « Alors, Maître Nuilïn, quelles nouvelles de Gundabad et du Royaume de Durïn ? »


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"Allons chercher l'ennemi :
Si je recule, tuez-moi ;
Si j'avance, suivez-moi ;
Si je meurs, vengez-moi !
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MessageSujet: Re: [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux   Ven 8 Juil - 1:55

♦ Nuilïn-Emissaire du peuple de Durïn

Le groupe de nain n'attendit que quelques heures. Pendant ce temps ils avaient su s'occuper, un bon feux de bois avait été allumé et certains avaient sortis des instrument de musique. Et les nains jouaient, chantaient et riaient autour du feux en attendant l'arrivé des hommes du val. Nuilïn était quant a lui pensif, il réfléchissait a ce que Durïn, son roi, lui avait dit alors qu'il lui faisait part de sa mission * Il va vous falloir être performant comme jamais sur cette mission Nuilîn car cela vas être délicat, vous devez vous assurez de l'amitié du peuple des plains du Rohan, je ne vous fait pas un cours sur la situation géopolitique en Terre du Milieu, mais avec nos relations plus que tendues avec l'Empire … Mais je vous fait confiance ne me décevez pas nous comptons sur vous, et tant que vous y êtes présentez mes amitiés au jeune Seigneur Gadlïn d'Aglarond. Et que la bénédiction de nos ancêtre t'accompagne !". Ah ça pour être délicate, la mission était délicate, ce n'était pas un cadeau que l'vieux roi avait fait au pauvre Nuilïn...ça non. L'Emissaire releva les yeux tiré de ses pensées par une chanson entonnée par ses camarades.

Le monde était tout jeune et les montagnes vertes,
La lune en ce temps là était immaculée,
Les ruisseaux et les rocs étaient restés sans nom
Quand Durin s'éveilla et marcha solitaire.
Il nomma les vallons et collines du monde,
Il but l'eau de sources à la saveur inconnue,
Et, penché, contempla le grand Lac du Miroir :
Il vit apparaître une couronne d'étoiles
Telles des gemmes sur un bel arbre d'argent
Coiffant la noirceur de son altière figure.

Oui le monde était juste et les montagnes hautes
Durant ces Jours Anciens qui précédaient la chute
Des puissants suzerains de Nargothrond antique
Et de Gondolin forte ; à présent au-delà
Des Océans de l'Ouest ils ont passé leur route ;
Oui le monde était juste au beau temps de Durin.

Il était souverain sur le trône de roche
Des demeures de pierre aux abondants piliers
Avec un toit en or et un sol en argent,
Des runes de pouvoir au dessus de la porte.
L'éclat du soleil, de la lune et des étoiles
Dans de brillants lustres taillés dans du cristal
En dépit des nuages et du noir de la nuit.
Irradiait pour toujours leur lumière aveuglante.

Là le marteau dessus l'enclume retombait,
Là burin et rivet gravaient des mots secrets,
Là la lame était faite et le pommeau forgé,
Là les mineurs creusaient, les maçons bâtissaient,
Là la perle et la pâle opale et l'émeraude,
Et le fer façonné en maille de poisson,
Le corset, la ceinture, et la hache et l'épée,
Et la lance luisante : tout était amassé.

Inlassables alors étaient gens de Durin
Sous le mont éveillé par la douce musique
Les harpistes jouaient, les ménestrels chantaient
Et à maintes issues le clairon résonnait.

Hélas ! Le monde est gris et les montagnes vieilles,
Dans la forge à présent les cendres ont refroidi
Nulle harpe ne joue plus, aucun marteau ne tombe
L'obscurité s'épand au logis de Durin
Et l'ombre s'est dressé au-dessus de sa tombe
Dans la sombre Moria, profonde Khazad-Dûm.
Mais toujours les étoiles englouties se révèlent
Dans l'obscur et paisible eau du Lac du Miroir,
Là se forme toujours sa couronne éternelle
Attendant que Durin à nouveau se réveille.

C'était un poème vieux, un classique chez les nains mais toujours très apprécié. La nostalgie était très présente chez le peuple de Durïn dont les chant et poème étaient souvent inspiré par la perte de leurs travaux et de leur demeures. Mais ces temps si ce poème revenait de plus en plus, et il c'était renouvelé, il n'était plus emprunt de cette note triste et nostalgique qu'il pouvait avoir avec sa forme originale ..non il était plus doux, plus serein et emplie d'espoir, surtout pour les derniers vers.. Car en effet le temps était venu et les Nains le sentait leur roi, Durïn VII était celui qui les mènerait a nouveau dans les grandes salles de Khazad-dûm. Bientôt les chants cessèrent laissant place a une activité dans le petit campement ainsi qu'a des murmures, un groupe d'humains approchait et a ce qu'il semblait c'était le groupe qu'ils attendaient. Quand le groupe fut arrivé les nains se présentèrent, la jeune femme faisant face a Nuilïn n'était autre que sa sœur , la Princesse Welneris. Le nain s'inclina devant la dame en signe de respect.

-C'est un honneur pour moi de vous rencontrez princesse, ainsi que vos hommes ! Mais venez nous rejoindre un instant auprès du feu ! L'heure du repas approche et nous  nous apprêtions a commencer les préparations ! Nous avons assez de victuailles et de bière pour tout le monde.

Le diplomate s'empressa de retourner au petit campement en invitant le groupe de Northmen a les rejoindre de petits signe de mains. Nains et hommes discutaient chaleureusement autour d'un bon repas et d'un bon feux. Au cours des discutions la jeune princesse se rapprocha du nain pour lui demander des nouvelles. Le nain lui sourit finissant sa bouchée avant de répondre :

-Eh bien en ce qui concerne Gundabad, la cité reprend son calme après la réunion annuelle des sept maisons naines. Quant aux nouvelles concernant mon peuple, eh bien nous nous sommes rarement aussi bien porté, bien que le commerce se sois ralentis ces derniers temps a cause de l'Empire et ..des elfes. Nous continuons a trouver des points de chutes pour nos marchandises. Aux dernières nouvelles aucuns troubles n'est a relevé.

Le nain s'arrête quelques instants mangea quelques morceaux de viande avant de demander a son tour.

-Et de votre côté votre altesse quelles sont les nouvelles ?

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MessageSujet: Re: [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux   Sam 9 Juil - 6:13

♦ WELNERIS de MAETHELBURG - Princesse du Nord

Welneris regardait le Nain avec attention. Nuilïn était un nain des plus courtois et des plus chaleureux. Il lui parla des désagréments que les Nains connaissaient dans leurs relations commerciales avec l’Empire et avec le Royaume de Thranduil. Welneris avait entendu parler des fâcheux désagréments qui avaient conduit à une guerre froide entre les Elfes et les Nains.

« - Je suis navrée que votre royaume ait eu à subir une perte aussi dure que votre seul prince de sang royal. Les Orques sont un fléau, et de nombreux hommes bien portant sont morts en les combattant. Leur perte est, elle aussi, une plaie dans notre cœur. Nous ne les ferons pas revivre, pas plus que le prince Farïn ne verra à nouveaux les halls chaleureux de son père à Erebor, mais j’ose espérer que l’action conjointe de nos deux royaumes contre la Moria vengera les morts et les veuves, le chagrin des pères et les couronnes sans héritier. Les richesses de la Moria seront une maigre consolation. Mais le prestige qui accompagne la reconquête de la patrie de Durïn réchauffera le cœur des morts, même dans leur tombeau, j’en suis sûre. »

Après cela, Nuilïn s’enquérit de l’état du Nord. La question devait être neuve pour le Nain, étant donné qu’il n’avait pas suivi son seigneur-lige à Amon Lanc, et n’avait pas encore reçu de nouvelles de sa venue.

« - Vous n’êtes pas sans savoir que mon frère, Birusmavi, est devenu Neithan, le Quarante-Sixième de ce triste nom. Mon père, qui a échoué à réveiller le cœur des Northmen, est mort avant d’avoir pu réaliser son rêve de reconquête de nos territoires ancestraux. Les Northmen sont un peuple fier, qui a souvent subi l’esclavage et les humiliations. Mais nous sommes aussi capables de grandes victoires et de grands exploits. Avec suffisamment de courage, un homme du Nord est capable de terrasser un dragon. Nos héros de jadis l’ont fait, du moins c’est ce que disent les histoires. Cependant la blessure qui a été infligée a cicatrisé, et le bel esprit des Northmen est encore endormi. Il faudra un seigneur suffisamment valeureux et prestigieux pour tous les rallier, et réveiller les Northmen opprimés à l’Est dans un grand sursaut national. Je crois sincèrement que mon frère est cet homme. »

Welneris s’arrêta un instant, déglutit et poursuivit, en fixant les flammes.

« Beaucoup ont des doutes à ce sujet. Ils croient que ce rêve de reconquête qui anime notre famille n’est qu’une lubie dangereuse, qui nous mènera tous à notre perte. Votre seigneur, Durïn VII, est bien courageux de croire en notre cause. Est-ce vrai ce que l’on raconte, était-il déjà roi quand Ciryandil Telcontar a trompé les Nains et conquis Dale alors qu’ils combattaient pour lui et étaient trop loin pour défendre leurs amis ? » Nuilïn lui confirma ce fait. « Alors il doit être l’un des seuls êtres encore en vie à se souvenir de notre humiliation. Parlez franchement mon ami, tous les Nains sont-ils prêts à se battre si jamais l’Empire refuse de nous rendre notre patrie, si les héritiers de l’Empereur Smaug s’accrochent à leur injuste conquête, comme jadis le dragon qui hantait votre demeure ? Que penseront les gens de Durïn de la position de leur Roi ? »
On pouvait voir une passion ardente dans le cœur de la jeune fille, non moins féroce que son frère. Ses yeux brillaient avec éclat, et elle fixait le Nain droit dans les yeux. C’était une fière dame du Nord, qui mettait l’honneur au plus haut point. Cependant le doute la rongeait et la glaçait. Parfois, elle doutait que sa vaillance, et même celle de son frère, suffisent à empêcher leur barque de vaciller. Ils naviguaient en eaux troubles, vers un havre qui leur semblait difficile à atteindre. A chaque coup de rame, le danger les guettait, et des démons terribles étaient prêts à les agripper. Peut-être que leurs passions étaient trop brûlantes, et les mèneraient à la ruine. Ou bien ce serait la lâcheté de ceux qui les entourait. La force de leurs corps et de leurs esprits serait peut-être insuffisante. Mais peut-être pourraient-ils compter sur des alliés valeureux pour les mener à bon port.


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MessageSujet: Re: [Hauts-Cols] Une ambassade au pays des chevaux   Mer 8 Mar - 21:35

♦ Nuilïn-Emissaire du peuple de Durïn



Le Nain écouta la jeune femme avec un sourire bienveillant avant de lui répondre que lui aussi ainsi qu'un nombre important de ses frères espéraient aussi que Neithan fut cet homme. Puis le sujet devint plus sérieux, plus épineux.

-Je peux vous assurer madame que notre peuple ne peut qu'éprouver du dégout a voir flotter les bannière de l'Empire sur ce qui fut la demeure de nos alliés les plus proches, nos frères. Nous sommes réputés pour être des amis loyaux et fidèles ainsi que des ennemis redoutables. L'Empire c'est joué de nous pour abattre nos amis les plus sincères et fidèles et les spoiler de leurs terres. Je ne peux vous garantir que tous les nains seront pour que nous intervenons mais aucun n'est insensible a votre sort et croyez-moi que si notre roi décide que le conflit aura lieu alors mon peuple le suivra pour deux raisons la première et la grande colère et un fort ressentiment général vis-à-vis de l'Empire et deuxièmement notre peuple voue une grande admiration et un respect ainsi qu'une fidélité sans faille a notre Roi Durïn. Pour ces raisons je ne doute pas du soutien de mon peuple pour les Northmens.

Le trajet continua des discussions ou parfois le silence accompagnaient les voyageurs jusqu’à leurs arrivé dans les contrée Rohirim. Ce peuple de cavalier, grand et fier, bien que vassal de l'Empire avait su garder une entente plus cordiale avec les nains que le reste de l'Empire. Ce fait était surement dût a la présences d'une cité naine dans les Cavernes Etincelante ainsi que les bienfaits qu'avaient apportés la présence des nains dans cette région. La petite troupe continua jusqu’à la capitale de province ou ils feraient une première halte.

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