Le Seigneur des Anneaux RPG : Mille Ans Après
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 Récits : l'histoire de la famille Daskil

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MessageSujet: Récits : l'histoire de la famille Daskil   Mer 16 Mar - 20:05

[Le récit qui va suivre raconte, en plusieurs étapes, la naissance et l'apogée de la famille marchande Daskil jusqu'à la vie d'Alrïn Daskil, la Hache Vengeresse et Ami des Nains (dont l'histoire détaillée est racontée), pour finir sur le destin d'une partie de cette famille après la création de l'Empire]

La famille Daskil est née de l'union improbable d'un marchand itinérant né au Rohan, et d'une femme Dunadan qui avait bataillé aux côtés d'Elessar Telcontar durant les dernières batailles du Troisième Âge. Le couple s'installa à Dale, où ils fondèrent leur famille et entreprirent de faire fructifier leur commerce. Les choses ne se firent pas facilement, mais lorsque leurs enfants eurent l'âge de reprendre le commerce de leurs parents, celui-ci était reconnu dans tout Dale. C'était le début d'une longue dynastie de marchands, qui gagnèrent rapidement en célébrité de par leur sens des affaires et leur ouverture sur le monde : les fondateurs de cette famille avaient réalisé de nombreux voyages, parcourant le monde durant leur vie, s'ouvrant aux autres peuples. Des notions et des concepts qui, à force d'éducation, avaient été conservés au fil des générations. Depuis Dale, les Daskil marchandaient avec les Northmen, mais aussi Erebor, Vert-Bois le Grand, l'Arnor, le Gondor et Calendor. Ils acquirent une influence importante dans la nouvellement formée guilde des marchands, et furent à la base des règles d'éthiques qui régissent aujourd'hui encore en son sein.
Le sang Dunadan qui coulait dans leurs veines disparut rapidement, en apparence : après 200 ans au sein des Northmen, personne n'aurait su distinguer un Daskil d'un membre d'une autre famille de Dale. Mais si leur longévité se rapprochait de celle des Northmen, les hommes et femmes Daskil gardaient force et vigueur jusqu'à un âge avancé, et s'éteignaient subitement lorsque leur heure était venue. Et beaucoup d'entre eux avaient conservé le caractère aventureux et guerrier de leur ancêtre Dunadan : les plus jeunes apprenaient toujours le maniement des armes, et gardaient eux-même les caravanes de marchandises de leur famille. Celle-ci s'était agrandie, et diverses branches des Daskil s'étaient dispersées à travers la Terre du Milieu, mais le cœur demeurait à Dale.
C'est au milieu du troisième siècle du QA, qu'une génération de Daskil se démarqua du reste de la famille. Originaires de Dale, ils étaient trois, qui se voyaient plus aventuriers que commerçants. Avec quelques amis, ils se lancèrent dans un long périple en Terre du Milieu, redécouvrant le monde sous de nouvelles facettes. De la resplendissante Annuminas aux déserts du Harad, ils passèrent plusieurs années à voyager, à l'instar de leurs ancêtres. Et à leur retour au Rhovanion, forts de leurs expériences, ils s'engagèrent dans la guilde des Rôdeurs : après 250 ans, la Compagnie Grise accueillait de nouveaux les Daskil.
A partir de cette époque, et pour les siècles à venir, il y eut toujours des membres de cette famille au sein de la Compagnie Grise. Et si ils firent leur devoir en tant que tel, ils ne furent jamais aussi connus que leurs cousins commerçants.
Du moins, jusqu'à la venue au monde de celui qui serait connu comme l'ami des Nains et la Hache Vengeresse, Alrïn Daskil.

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Alrïn est né en 469 du QA, à Dale même. Ses parents étaient les actuels dirigeants de la branche commerçante des Daskil, et s'entendaient bien avec l'ensemble de leurs cousins du Rhovanion. Il eut un jeune frère, Gran, de cinq ans le cadet. Et bien que les deux garçons s'entendaient à merveilles, un œil extérieur aurait eu du mal à deviner qu'ils étaient frères : plus que des opposés, ils étaient complémentaires. Là où Alrïn grandissait pour devenir un jeune homme grand et costaud, voir même massif, Gran trahissait son nom par son aspect chétif. Tous deux étaient intelligents, mais de manière différente : le plus jeune était calculateur et un fin commerçant en devenir, tandis que son frère était un excellent logisticien, et doté d'une excellente intuition. Leurs intérêts divergeaient également : de part avec sa constitution, Alrïn montrait un vif intérêt pour le maniement des armes, mais ne semblait pas – encore – vouloir rentrer dans l'ordre des rôdeurs. A côté, toute l'attention de Gran était tournée vers les affaires de la famille, dont il espérait reprendre les rênes le temps venu.

L'histoire d'Alrïn commence réellement à ses 22 ans. Fidèle à la tradition familiale, il s'était proposé afin de garder une importante caravane commanditée par les Nains, à destination de Gundabad. Haut de deux mètres, et doté d'une carrure massive, le jeune homme était déjà un colosse parmi les siens, et avait prouvé qu'il savait se servir d'une hache et d'un bouclier en cas de problèmes. Pour cette mission, il serait accompagné, non pas par des gardes habituels, mais par des guerriers Nains. Ce fut la première – mais non la dernière – rencontre d'Alrïn avec les Nains. Malgré leur petite taille, il vit rapidement à leur allure qu'il s'agissait d'un peuple fier, et s'efforça de leur parler avec respect. Le contact passa plutôt bien, et les guerriers, loin d'être intimidés par son apparence, l'appelaient « gamin » avec amusement.
Alors qu'ils longeaient les Montagnes Grises, à la moitié du chemin, une odeur assaillit leurs narines. Il ne fallut que quelques instants aux guerriers nains pour réagir : des gobelins étaient dans les parages, et ils les attaquèrent en fin de journée, alors que le soleil commençait à se coucher. C'était le premier véritable affrontement d'Alrïn, et il se débrouilla de manière admirable, utilisant sa force colossale pour faire voler les gobelins les uns contre les autres et en balayer plusieurs d'un coup avec sa hache. Bien que supérieurs en nombres, les vicieuses créatures commencèrent à reculer, et certains des nains, énervés, se lancèrent à leur poursuite. C'est alors qu'un genre de hurlement, presque bestial, grave et effrayant, se fit entendre dans la direction vers laquelle les nains étaient partis, cri qui fut rapidement identifié par le chef des nains comme étant un troll. Quelques instants plus tard, ils virent les trois nains voler sur quelques mètres en arrière, et le troll apparaître d'un bosquet. Haut de trois mètres, l'air idiot mais énervé, il s'agissait sans nul doute d'un des derniers trolls des cavernes dans cette région du monde. Les guerriers bougeaient, mais n'étaient plus en état de se battre, aussi, Alrïn, voyant le troll s'approcher pour donner un coup de massue final aux êtres à terre, fit la chose la plus stupide qu'un homme pouvait faire face à un troll.
Il chargea. Bouclier en avant, il fonça droit sur le troll, espérant arriver sur celui-ci avant qu'il ne puisse frapper. Mais la créature avait l'intention de se servir de son allonge pour frapper les nains sans défense, et leva sa massue pour frapper. Alrïn arriva juste à temps pour bloquer le coup, interceptant l'arme avec son bouclier alors qu'elle était encore à mi-hauteur. Derrière lui, le chef des nains avait hurlé au jeune homme d'arrêter, et se tut soudain, médusé. Le « gamin » était un colosse, certes, et le troll n'était pas au meilleur de sa forme, à voir les vieilles blessures qu'il affichait de ci de là. Il avait craint de voir le Northmen écrasé à la place des siens. Au mieux, à la limite, il aurait pu comprendre qu'il dévie la massue de sa trajectoire et recule sous le choc.
Mais dans le scénario actuel, Alrïn avait encaissé de plein fouet le coup avec son bouclier. Il avait mis tout son élan et toute sa force dans cette parade. Le choc l'avait arrêté net, et il sentait que son bras n'avait pas apprécié. Le bouclier, lourd et de très bonne qualité, était largement enfoncé en son centre, mais il avait fait son office : en absorbant une partie du choc, il avait permis au jeune homme de ne pas se faire repousser par l'attaque, perdant toute chance de contre-attaquer. Le troll, en revanche, avait été surpris par le choc soudain, et avait reculé d'un pas, perdant l'élan de son attaque. Le temps reprit soudain son cours, et profitant de son allonge et de sa taille, le Northmen s'avança et visa la gorge du troll avec sa hache. Le coup porta, faisant reculer de nouveau le troll, qui emporta l'arme avec lui. Autour d'eux, les gobelins, qui avaient commencé à s'avancer de nouveau, se mirent à reculer, bien moins sûr d'eux après la scène qu'ils avaient eu sous les yeux. Le troll en difficulté, les nains eurent le temps de se redresser et de reprendre le combat, aidant Alrïn à terminer le combat et mettant en fuite les gobelins restant. Après examen, le gamin s'était tiré de l'affaire avec le bras gauche cassé, mais il s'agissait malgré tout d'un bel exploit dont les nains parleraient pendant longtemps, à en croire Bremur, le chef des guerriers présents.
Ils croisèrent deux jours plus tard une compagnie de rôdeurs. Après une longue discussion, et le récit des combats de l'avant-veille, les hommes expliquèrent qu'ils étaient ceux qui avaient blessé le troll, mais n'avaient pu l'achever à cause des gobelins. Ils félicitèrent Alrïn, allant jusqu'à lui proposer de les voir à leur avant-poste, si l'envie lui prenait de rejoindre la Compagnie Grise. Mais pour l'instant, il aurait une autre invitation à honorer : celle des nains, qui avaient apprécié le jeune homme, et souhaitaient qu'il vienne à Erebor lorsqu'il serait remis.

Ce fut, pour Alrïn, le début d'une amitié avec les nains qui s'avérerait durable et décisive par la suite. Le jeune homme passa en effet, durant les années suivantes, de plus en plus de temps avec ces petits êtres bourrus qui lui ressemblaient de bien des façons : Bremur, qui commençait à bien le connaître, avait une fois dit qu'Alrïn était comme un nain dans un corps géant – et il était vrai que lorsqu'il était armé et prêt à se battre, il pouvait même en avoir l'apparence.
C'est finalement en 494 que l'ainé des Daskil prit sa décision et rejoignit les forces des rôdeurs. Ajouté à son palmarès de combattant, était une amitié avec les Nains qui pouvait se révéler avantageuse si jamais ils devaient traiter avec eux, et qui fut prise en compte par le commandant en charge des forces du Rhovanion.
Les années passèrent. Alrïn se maria a une fermière nommée Gelren, et ils eurent un fils qu'ils appelèrent d'Ervid. Il garda le contact par lettres avec son jeune frère, qui, comme on pouvait s'y attendre, avait repris la direction des affaires des Daskil à Dale. Comme il était à la fois bon logisticien et bon combattant, on l'avait affecté affecté à l'intendance d'une fortin à la frontière Est du royaume Northmen, à une dizaine de kilomètres des terres dont s'occupait son épouse. En quelques années, il avait été promu lieutenant, puis capitaine, devenant de facto le second plus haut gradé de l'avant-poste. Le commandant était un vétéran répondant au nom de Merek Emphizar – un homme brave, mais qui avait un esprit un peu trop à la conspiration au goût d'Alrïn, d'autant que l'homme avait, disait-on, des griefs contre le Royaume Unifié. Il n'en demeurait pas moins un génie tactique, et un combattant expérimenté, qui expliquaient qu'il était vu en haute estime par ses compères du Rhovanion.

Puis vint l'année 518. L'hiver avait été rude, et les rumeurs d'agitation à l'Est étaient inquiétantes – mais pourtant, Merek n'avait pas jugé nécessaire de faire de rapports à ce sujet. Peut-être attendait-il le rassemblement des rôdeurs du Rhovanion, prévu durant le troisième mois, dans leur forteresse principale, qui se trouvait le long de la Celduin.
Le moment du rassemblement arriva. C'est dernier temps, Alrïn avait trouvé le comportement de son supérieur suspect : plusieurs départs imprévus de l'avant-poste, un nombre inhabituellement élevé de correspondances entre le commandant et les autres fortins des rôdeurs. Mais sans éléments, et sans confidence de son supérieur, le capitaine Daskil ne pouvait guère qu'espérer que ce n'était rien dont il devait se soucier.
Il réalisa bientôt à quel point il avait eu tort. Deux jours avant la fin du rassemblement, un messager arriva de l'Est, informant qu'une immense armée arrivait vers eux : le Balchoth s'apprêtait à envahir les Royaumes de l'Ouest. Quelques commandants et officiers réagirent, mais la plupart se retournèrent vers Merek, qui avec un sourire, expliqua la situation : ils avaient le choix entre s'allier aux Orientaux, ou mourir inutilement, car il était maintenant trop tard pour prévenir le Royaume Unifié de l'invasion. Le plan se dévoila ainsi à Alrïn : les échanges, les départs... Merek avait négocié la trahison des rôdeurs avec les Orientaux ! Et plusieurs officiers importants, dont le commandant en chef du Rhovanion, l'avaient rejoint. Alrïn, ainsi que nombre de rôdeurs, tentèrent alors de partir, mais ils furent arrêtés. A l'instant, Daskil n'avait qu'une pensée : prévenir sa famille qu'elle devait fuir vers Dale, ou vers Erebor. Empoignant uniquement son bouclier, il utilisa sa force colossale pour briser la ligne d'hommes qui l'encerclaient et couru vers les écuries. Malgré sa grande taille et son poids, il était rapide, et parvint en premier sur place, où il prépara son cheval – la seule monture présente capable de le porter – en quelques instants. Ces instants furent malheureusement de trop : il réussit à monter et commença à partir, mais pas avant que des archers ne le vise et lui tire dessus. Il prit une flèche dans l'épaule gauche, et une autre vint se ficher dans le flanc de sa monture.
Il parvint néanmoins à s'échapper. A sa première pause, il retira la flèche de son épaule, nettoya la plaie et la banda, et fit de son mieux pour faire de même avec sa monture. Il arriva à la ferme en deux jours, et juste à temps : il voyait au loin la poussière annonciatrice d'une patrouille à cheval. La ferme était isolée, avec un peu de chance, ils ne s'en occuperaient pas. Mais Alrïn préférait ne pas compter dessus. Sans laisser le temps à sa famille de poser des questions, il alla les voir et leur enjoignit de fuir au plus vite, leur expliquant la situation brièvement. Lui-même ne les rejoindrait que plus tard : il devait retourner au plus vite au Gondor pour rapporter la situation au chef de son ordre.
Les choses ne se passèrent pas aussi bien qu'espéré. Alors qu'ils s'apprêtaient à partir, une demi-douzaine de cavaliers orientaux surgirent et déferlèrent sur la caravane en formation. Alrïn, son fils, et quelques serviteurs ayant des armes s'opposèrent à eux. Le combat fut rapide, mais sanglant. Deux des serviteurs périrent, et tous les cavaliers furent tués. Mais Ervid perdit un bras dans la bataille. Toutefois, avec des soins approprié, il s'en tirerait, et Alrïn les laissa partir vers le Nord, tandis que lui-même allait dans la direction opposée.

Deux semaines plus tard, c'est un homme à pied, recouvert de blessures, qui arriva aux abords d'Henneth Annun. Dans ses mains, un bâton brisé, qui avait dû servir de manche à une arme. Dans son dos, un bouclier, abîmé et transpercé en plusieurs endroits. Il peinait à faire un pas devant l'autre, mais il le faisait néanmoins.
Il finit par arriver à l'entrée de la forteresse des rôdeurs, où on l'interpella. Avec le peu de forces qui lui restait, il marmonna quelques mots d'avertissements à la sentinelle qui s'était précipitée vers lui en voyant son état, et sombra dans l'inconscience.
Lorsqu'il se réveilla, un homme au visage sévère et à l'allure noble, vêtu dans la cape des rôdeurs, l'observait : le général Meneldor Tirgon, chef de la Compagnie Grise. Il apprit rapidement qu'un jour et demi avaient passé depuis son arrivée, et qu'un éclaireur avait confirmé l'avertissement d'Alrïn. Malheureusement, il était trop tard pour réellement réagir : tout au plus, ils pouvaient préparer les villes à être assiégées. Le colosse passa deux autres semaines à récupérer, écoutant les nouvelles, qui n'étaient pas bonnes : les Rohirrims ne parvenaient pas à contenir les Orientaux, qui se déverseraient bientôt sur le Gondor. Après avoir entendu le récit complet du vieux Northmen, Meneldor prit une décision surprenante : il le nomma commandant des rôdeurs du Rhovanion, et lui confia trois missions. Prévenir la commandante Gilraen d'Eriador de tous les tenants et aboutissants, et qu'elle aide l'Arnor dans les préparatifs de guerre ; obtenir un soutien des Nains d'Erebor, quel qu'il soit ; et enfin, rallier tous les rôdeurs qui n'avaient pas juré fidélité à Merek. Ultimement, il leur faudrait retrouver Emphizar, et lui faire payer sa trahison. Alrïn, qui avait beaucoup réfléchi durant son périlleux trajet, exposa une stratégie intéressante, qui fonctionnerait à condition que les Orientaux soient repoussés. Le général s'accorda sur ce plan, et le commandant Daskil se prépara à un nouveau voyage.

Quelques mois plus tard, il était à Dale. Nombre de réfugiés venus du Sud étaient là, vivants dans la misère. Il sentit le regard dur de nombres d'entre eux se poser sur lui, et il comprit qu'ils savaient : ils savaient que c'étaient les rôdeurs qui les avaient trahis. Et le fait qu'Alrïn était resté fidèle n'y changeait rien : on pouvait le voir comme responsable pour n'avoir pas su agir à temps. Cela faillit d'ailleurs provoquer une émeute, dans l'auberge où le colosse avait décidé de rester, dont il savait qu'elle appartenait à sa famille : plusieurs hommes, armés, avaient commencé à se montrer menaçant à son encontre, et un serveur avait même refusé de prendre sa commande. Cela aurait pu dégénérer sans l'intervention d'un homme de taille et d'âge moyens, avec un air souriant, qui les intima... non, leur ordonna de se calmer dans l'instant et de reprendre leurs places si ils ne voulaient pas être mis dehors. C'est ainsi qu'Alrïn retrouva son frère Gran, pour la première fois depuis 20 ans. Il lui apprit ainsi que sa femme et son fils allait le mieux possible étant donné les circonstances, et qu'ils étaient à Erebor, sous la protection d'un vieil ami d'Alrïn : Bremur, qui était maintenant capitaine de la garde de la Montagne Solitaire. Gran lui-même avait mis une partie de sa fortune de côté afin de pourvoir aux besoins des réfugiés, au grand dam de certains, qui n'appréciaient pas forcément l'altruisme du chef de famille.
Ils se rendirent tous deux à Erebor le lendemain, où Alrïn put enfin voir sa famille. Il fut heureux de voir que son fils s'était remis de son bras mutilé, et commençait à s'habituer à n'utiliser qu'un membre. Il salua également Bremur, et l'informa de toute la situation, terminant sur le fait qu'il souhaitait avoir une entrevue avec Durïn, afin de lui demander de l'aide de manière officielle.
Il apprit une nouvelle intéressante de la part de son ami : apparemment, les rôdeurs refusant l'autorité de Merek auraient été relâchés dans la nature, sans armes ni équipements, de ce côté de la Celduin, a priori hors d'état de nuire aux Orientaux... Du moins, c'est ce que croyait Merek, mais Alrïn avait bien l'intention de changer la donne.
Il savait que le roi était jeune, pour un nain, et c'est effectivement un personnage à peine plus vieux que lui qu'il rencontra. Pourtant, il vit rapidement la sagesse et la maturité dans le regard du roi d'Erebor, et comprenait pourquoi il était roi. Dans la salle étaient présents Alrïn, Gran, Durïn, Bremur et ceux qui devaient être les conseillers du Roi. Humblement, le Northmen se présenta ainsi que son frère, exposant la raison de cette rencontre : les rôdeurs souhaitaient un soutien des nains, à la hauteur de ce qu'ils pourraient leur proposer. Il apparut bientôt que Durïn avait entendu parler d'Alrïn par Bremur, car il lui répondit respectueusement, employant le terme « d'Ami des Nains » pour lui répondre. Dans ce conflit entre les hommes, il n'était pas évident pour les Nains de participer militairement, mais il était prêt à accorder un soutien aux réfugiés. Gran intervint, en précisant qu'il était prêt à mettre toute sa fortune en jeu pour s'occuper des réfugiés, y comprit ceux qui étaient à Erebor. Alrïn savait que cela finirait mal avec le reste de la famille, mais il décida de profiter de cette opportunité pour reformuler sa requête : puisqu'il allait devoir rassembler les rôdeurs dispersés dans tout le Rhovanion, il souhaitait l'aide des nains pour les retrouver et les équiper. Les talents de forgerons des Nains étant ce qu'ils étaient, Alrïn savait que c'était la meilleure offre qu'il pouvait espérer obtenir de Durïn, pour peu qu'il accepte  - et il accepta. Les Nains offriraient donc un soutien logistique aux hommes du Rhovanion, le temps qu'ils se regroupent. Bremur promit à Alrïn de mener lui-même les recherches, et Gran lui ferait part de toute information qu'il recevrait de son réseau de marchands.
Plusieurs jours plus tard, tandis que le rôdeur écoutait les informations recueillies par son frère, Bremur vint le voir, un sourire aux lèvres. Puisque les Nains avaient promis d'armer les rôdeurs, cela l'incluait, et en tant que commandant, il se devait d'avoir une arme d'exception : c'est le discours que lui tint son vieil ami en lui présentant une lourde hache à deux mains, que le Nain, pourtant robuste, semblait tout juste capable de porter. Pourtant, quand Alrïn la prit en main, elle lui sembla étonnamment légère et facile à prendre en main : le nain lui expliqua que l'arme était faite dans un des meilleurs matériaux maîtrisés par les nains, à la fois léger et puissant, et qu'elle était en plus dotée de runes qui la rendrait bien plus résistante et immuable au temps. Une arme qu'Alrïn nomma Vengance, car elle serait l'instrument qu'il utiliserait pour prendre sa revanche sur Merek.

Ce fut un travail bien plus difficile qu'on n'aurait pu l'envisager. Mais au bout d'un an, Alrïn avait regroupé près de 300 hommes, l'équivalent du tiers des anciennes forces des rôdeurs en Rhovanion, sachant qu'aux rôdeurs originels étaient venus s'ajouter quelques dizaines de volontaires Northmen, qui avaient souhaité rejoindre les rangs des rôdeurs en voyant les efforts d'Alrïn.
En toute discrétion, il avait posté ses hommes et femmes une journée en amont de la forteresse des rôdeurs. Ils patientèrent là durant quelques mois, s'efforçant d'éviter les patrouilles des hommes d'Algand, l'ancien Commandant des rôdeurs, qui était passé sous la coupe de Merek et contrôlait le fort. Les éclaireurs du colosse Northmen avaient fait plusieurs estimations : pas plus de 100 hommes contrôlaient les lieux, ce qui signifiait que Merek avait au moins 600 hommes avec lui. Gilraen lui avait fait des rapports réguliers, indiquant que Merek avait rejoint avec ses hommes les Orientaux, et qu'ils agissaient en tant qu'arrière garde. Mais on ignorait si il aurait également des Orientaux avec lui, aucun moyen donc de connaître la véritable étendue des troupes sous ses ordres.
Au début de l'an 520 du QA, Gran Daskil, accompagné d'une compagnie de mercenaires forte de 100 hommes, rejoignirent les forces d'Alrïn : malgré la différence de stature avec son aîné, le marchand avait lui aussi appris à se battre, et avait souhaité venir en aide aux rôdeurs une dernière fois.
Puis, durant le quatrième mois de cette année-là, ils reçurent le message qu'ils attendaient tant : les armées d'Arnor avaient passé la trouée du Rohan au début du mois, et les rôdeurs de l'Eriador étaient avec eux. Il était tant pour Alrïn de faire le premier geste. Une dizaine de ses archers et autant d'arbalétriers mercenaires d'Alrïn traversèrent la rivière et se positionnèrent ni vus ni connus autour de la forteresse, avec pour mission d'arrêter tout messager tentant de sortir, tandis que le gros des forces quittèrent leur cachette pour arriver directement sur la forteresse des rôdeurs.
Il n'y eut pas réellement de bataille, Alrïn ayant eut le temps de se préparer, et le travail de Gran avait payé : toute l'année précédente, il avait fait courir la rumeur que les rôdeurs, sans chef, avaient fini par rejoindre les forces de l'Arnor. Algand se retrouva donc complètement désemparé en voyant  l'ancien capitaine, que lui et Merek croyaient morts, à la tête d'une troupe de 400 hommes – bien trop pour que l'ancien commandant espère tenir un siège. Il capitula et ouvrit les portes à Alrïn.
C'est une rencontre étrange et pleine d'appréhension qui eut lieu : les traîtres ne savaient pas vraiment à quoi s'attendre. Mais Daskil n'en avait qu'après Merek, le véritable instigateur : il savait que c'était la peur qui avait poussé Algand à le suivre, et non l'avidité. Après qu'ils eurent pris connaissance de la véritable situation au sein des rôdeurs, et de la promotion d'Alrïn, Algand et ses hommes décidèrent finalement de renouer avec leur serment, et s'allièrent à Alrïn.
Cette reddition rapide permit à Alrïn de parfaire le plan qu'il avait conçu : la forteresse de la Celduin continua d'envoyer ses rapports à Merek, s'assurant qu'il ne soupçonne rien. En quelques semaines, les forces d'Arnor avaient libéré le Rohan et se dirigeaient maintenant vers Osgiliath, dont le siège durait depuis le début de la guerre. Alrïn avait envoyé un messager à Gilraen et Meneldor Tirgon, afin de les informer qu'il était en place : il comptait maintenant sur eux et sur les armées de Ciryandil pour faire leur travail.
Le siège d'Osgiliath fut levé quelques mois plus tard : comme prévu par le commandement de la Compagnie Grise, les forces de Merek étaient logiquement passées de l'arrière garde à l'avant-garde : ils étaient en avance par rapport au gros de l'armée, probablement afin d'ouvrir la voie et s'assurer que les Northmen ne gêneraient pas les traversées de la Celduin et la Carnen. En revanche, deux mauvaises nouvelles furent apportées par les éclaireurs : c'étaient près de 1500 hommes qui marchaient sur la forteresse, et ils avançaient très rapidement. C'était donc une bataille difficile qui s'annonçait, à un contre trois au départ, mais Alrïn savait que des renforts seraient en route, tout ne serait donc qu'une question de temps.

Un air dépité et abattu, tentant de faire fi de la flèche plantée dans le flanc de son armure, Alrïn ordonna à ses hommes de quitter les murs et de se rassembler dans le bastion intérieur. Quand Merek avait réalisé que la forteresse était un piège, il avait lancé un assaut rapide sur les murs et la porte. Malheureusement pour les défenseurs, ils avaient du bois en quantité suffisante, et avaient rapidement fabriqués des échelles mobiles qui leur avaient permis de prendre d'assaut les murs. Rapidement, un flot d'orientaux et de rôdeurs traîtres avaient déferlé, et en quelques heures, les hommes d'Alrïn avaient perdu le contrôle des murs et de la porte Sud, et il ne s'était pas attendu à les perdre aussi vite. Alors qu'ils se repliaient dans le bastion intérieur, et qu'il s'asseyait contre un mur l'homme sentit subitement le poids des ans sur ses épaules : il avait dépassé les 50 ans maintenant, et loin étaient pour lui les jours où même affronter un troll face à face ne lui faisait pas peur. La douleur de la flèche arrachée de son corps le sortit de sa rêverie, alors que son jeune frère, une épée à la main, commença à lui parler : malgré les années passées loin l'un de l'autre, il était celui qui le connaissait le mieux. Il pouvait voir l'échec ressentit par le colosse, lui qui avait toujours été si fort, imperturbable. Gran savait que si les rôdeurs voyaient cet homme-là s'effondrer, alors ce serait fini.

-Reprends-toi, mon frère. Je me souviens d'un temps où rien ne te faisait peur, où tu pouvais surmonter tous les obstacles. L'Alrïn dont je me souviens, est un homme qui chargea de front un troll pour protéger des Nains qu'il connaissait à peine ; c'est un homme qui échappa, seul contre plusieurs centaines, aux rets de la trahison, afin de protéger les siens. C'est un homme qui parvint à traverser une armée entière afin de prévenir son ordre de ce qui se passait. C'est un homme qui n'a jamais abandonné, quelle que soit l'ampleur de la tâche. Souviens-toi qui tu es. Tu te crois trop vieux, peut-être ? Tu es un Daskil. Ce n'est pas quelques années de plus qui t'empêcheront de te battre, tu devrais le savoir. Et ces traîtres n'ont pas encore goûté à ta Vengeance. Il serait plus que temps que Merek redécouvre la signification du mot peur, et pour lui, elle aura l'apparence d'une hache vengeresse.

Sur ces mots, il lui tendit la main. Alrïn regarda pour la première fois de sa vie son frère d'en bas, et hocha doucement la tête. Il attrapa la main de Gran et se redressa.

-Je m'en voudrais de te décevoir, petit frère. Allons-y ! Cria-t-il d'une voix forte en dégainant sa hache.
Dans la cour Sud, Merek avait fait préparé un bélier afin d'enfoncer la porte du bastion, mais ce ne fut guère nécessaire : à ce moment là, les portes s'ouvrirent d'un seul coup, laissant le passage à une charge menée par Alrïn. Au même instant, tous les archers et arbalétriers se montrèrent sur les murs et tirèrent sur les forces orientales. Ces derniers pensaient donner le coup de butoir à un ennemi affaibli, mais ils faisaient maintenant face à des hommes déterminés. Alors qu'il avait commencé à faire les premiers pas, Alrïn avait senti sa vigueur renouvelée, et sa force revenir à lui. Et avec elles, la colère, et la promesse de vengeance, sur un homme qui avait causé bien trop de malheurs. Lorsqu'il arriva au contact, sa hache se transforma en un tourbillon de métal. Tous ceux qui tentaient de l'arrêter finissaient trancher par Vengeance. Mais malgré cette furie, et le regain de confiance des rôdeurs en voyant leur chef combattre, la bataille était toujours à l'avantage des Orientaux. C'est pourquoi Alrïn lança à haute voix un défi à Merek. Tout traître qu'il était, son ancien supérieur n'était pas un lâche, et il s'avança bientôt face au Northmen, deux épées en main. Autour d'eux, les hommes s'écartèrent instinctivement, certains arrêtant même de se battre pour observer.
Le duel dura une minute, mais ce fut une longue minute. Rapide, le traître sembla prendre l'avantage et infligea plusieurs blessures au colosse, mais celui-ci finit par attraper d'une main son adversaire et à le déstabiliser. En quelques passes, il parvint à couper un bras à Merek, prononçant en même temps le nom de son fils mutilé, et acheva enfin son nemesis d'un coup de hache dans le torse, qui faillit le couper en deux.
Les orientaux n'en avaient pas fini, mais la perte de leur chef les avait perturbés. Certains traîtres rôdeurs, voyant Merek mort, commencèrent à paniquer.
La bataille dura encore une demi-heure, et l'avantage repassait dans le camp des Orientaux, lorsque les renforts tant attendus arrivèrent : les forces jointes de Meneldor Tirgon et de Gilraen. Avec leur arrivée, les combats furent vite terminés, les orientaux et traîtres exterminés jusqu'au dernier. Algand fut officiellement destitué de ses fonctions au profit d'Alrïn, mais le fait que lui et ses hommes se soient battus contre les Orientaux joua en sa faveur, lui évitant une punition trop sévère.

Toutefois, cette miséricorde ne serait que de courte durée. Après la bataille, Meneldor Tirgon avait envoyé un rapport détaillé des événements à Cyriandil Telcontar. Dans son rapport, il avait fait mention d'Algand et de ses hommes, anciens traîtres qui s'étaient battus pour arrêter Merek, et avaient donc été épargnés. Cette seule information coûterait beaucoup aux rôdeurs.
Après que l'alliance formée par les Nains d'Aglarond, le Royaume Réunifié et le Royaume des Deux-Marches eut vaincu les Orientaux à la Bataille de la Celduin, à quelques lieux à peine de la forteresse alors tenue par Alrïn, l'héritier des Telcontar vint à la forteresse des Rôdeurs. Il remercia froidement Alrïn pour ses services, et, à la stupeur et l'effroi de celui-ci, ordonna à ce qu'Algand et tous les hommes qui l'avaient suivi soient exécutés pour trahison envers le Royaume, exécution qui aurait lieu la semaine suivante. Apprenant la nouvelle, le général Tirgon se précipita vers le fort de la Celduin, mais il arriva trop tard pour empêcher l'exécution. Suite à cela, Cyriandil reprit également le contrôle de la forteresse, et prit également possession des avant-postes de l'Est, jugeant que les Rôdeurs n'étaient plus dignes de confiance pour contrôler ces positions.
Sans quartiers généraux, les rôdeurs du Rhovanion menés par Alrïn se séparèrent en deux groupes, certains rejoignant Meneldor, tandis que d'autres – dont Daskil – choisirent de prendre contact avec Gilraen. Ainsi termine l'histoire d'Alrïn Daskil, qui déménagea avec sa famille dans le Rhudaur, sur les rives de la Bruinen. Dans la demeure familiale, sa hache, Vengeance, resta accrochée aux murs durant les siècles à venir, vestiges de la légende de son porteur. Et bien que parmi ses descendants, plusieurs reprirent les armes au sein des rôdeurs, il faudrait attendre presque 500 ans avant qu'un Daskil ne réclame cet héritage. Mais ceci est une autre histoire...
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Suite à la bataille des Rôdeurs, Gran Daskil avait fait face à de lourdes difficultés : il avait dépensé une part non négligeable des ressources de la famille afin de venir en aide aux réfugiés et à son frère. Le reste des Daskil, éparpillés en Terre du Milieu, avait profité de son inattention pour reprendre le contrôle de certaines lignes commerciales, à son détriment. Il était toujours possesseur d'une fortune considérable, mais manquait des moyens logistiques pour l'utiliser.
C'est alors qu'eut lieu le sac de Dale par Cyriandil. Par chance, Gran et la majeure partie de ses possessions étaient à Erebor à ce moment là, car il était en discussion avec les réfugiés de la guerre qui s'y étaient installés. Face à ce désastre, et à la chute du Royaume Northmen, les Nains ne pouvaient plus se permettre d'accueillir des réfugiés. Gran savait qu'après cela, le nouvellement créé Empire prendrait possession du commerce de la région – et ses cousins en profiterait pour lui prendre tout ce qu'il lui restait, il le savait. Il prit contact avec les anciens dirigeants Northmen qui avaient un tant soit peu de liberté, et finança avec l'intégralité de sa fortune l'accueil des réfugiés de Dale, aidant à la création de petits villages disséminés dans le Rhovanion. Il ne garda pour lui que le strict minimum pour vivre et se relancer dans une nouvelle activité – ou plutôt, une ancienne activité : avec sa famille, ils se lancèrent dans un commerce itinérant de petite envergure. Parcourant l'ancien royaume des Northmen, maintenant domaine impérial, la branche nordique de la famille Daskil continue encore aujourd'hui de vendre des produits de toute sorte au plus bas prix, à l'intention exclusive des Northmen. Mais leur importance était désormais mineure, voir inexistante au sein de la guilde des marchands : la primauté était revenue aux marchands de l'Empire, et le reste de la famille Daskil occupaient une place importante en leur sein. Fidèles à ce nouveau régime, ils se révélèrent très actifs afin de mettre fin à la domination commerciale des Northmen. Le libre commerce dans toutes les régions de l'Empire favorisa la création de corporations marchandes de plus en plus importantes. Les commerces de petites importances se firent rapidement écrasés, et devinrent inexistants dans les grandes villes de la Terre du Milieu, ne persistant que dans les régions isolées ou là où l'activité était faible.
Ainsi, la famille Daskil se retrouve divisée en trois branches : les marchands de l'Empire, à moitié corrompus par la richesse ; les itinérants du Nord, aidant les Northmen et travaillant même à l'occasion avec les nobles exilés ; et enfin, les rôdeurs, qui n'ont pas oublié leurs origines et continuent de veiller face aux créatures du Mal.
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Récits : l'histoire de la famille Daskil
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